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L'horlogerie embauche

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Alors que la cherté du franc plombe l'industrie suisse, l'exportation de montres connaît un boom réjouissant. TAG Heuer annonce même la création de 150 emplois à Chevenez (JU).


Le Matin  - 22 novembre 2011


Victor Fingal


Enfin de bonnes nouvelles. Alors que le chômage technique et les licenciements sont annoncés dans les banques, les fabricants de machines et les pharmas, un secteur d'activité garde le sourire: l'horlogerie. La montre neuchâteloise TAG Heuer du groupe LVMH vient d'annoncer la création d'un site de production à Chevenez (JU) avec 150 nouveaux postes de travail à la clé.

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Le franc joue un rôle mineur

Le géant concurrent Richemont qui détient des marques comme IWC, Cartier ou Piaget ne se porte pas plus mal et annonce aussi la création de nouveaux emplois, ces prochaines années. Idem pour Swatch Group qui avait déjà augmenté son chiffre d'affaires brut de 10,9% au premier semestre, malgré les avertissements de Nick Hayek, le patron du Swatch Group, portant sur la cherté du franc.

Pas de quoi étonner Jean-Claude Biver, le président de Hublot, appartenant comme TAG Heuer au groupe LVMH: «L'horlogerie suisse est avant tout une industrie de luxe. Et les achats de luxe ne sont par définition pas rationnels.»

Jean-Claude Biver estime aussi que l'industrie horlogère suisse devrait augmenter globalement son chiffre d'affaires en 2011 «entre 16 et 20%. Dans ce contexte, Hublot devrait faire mieux que la moyenne.»

La Chine compense l'Europe

Pour le président de la marque genevoise, l'augmentation de la consommation de pays tels la Chine, le Mexique, le Brésil et la Russie compense largement les pertes à supporter en Europe. «Ce sont des pays qui ont à la fois une forte croissance et dans lesquels la montre a un statut de symbole.»

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