Petite montre, grand héritage

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Blancpain Lady B © Blancpain
La Blancpain Ladybird Lady B miniaturisée marque les 70 ans de l’originale et rend hommage à Betty Fiechter, la première femme à diriger une maison horlogère suisse.

En 1956, Blancpain a présenté une petite montre mécanique pour femme connue sous le nom de Ladybird Bullet. Équipé du plus petit mouvement rond au monde, le modèle s’est distingué dans les annales de l’horlogerie suisse non seulement par sa taille, mais aussi parce qu’il a été produit sous la direction de la PDG de Blancpain de l’époque, Betty Fiechter, la première femme à diriger une maison horlogère suisse.

Même en 2026, il est inhabituel de trouver une femme à la tête d’une marque horlogère suisse. Il y a soixante-dix ans, cela relevait presque de l’impensable.

En hommage à l’héritage pionnier de Fiechter, Blancpain a dévoilé la Ladybird Lady B, une montre mécanique miniaturisée qui arrive juste à temps pour célébrer le 70e anniversaire de la collection. Animée par le calibre manufacture 615, l’un des plus petits mouvements mécaniques automatiques contemporains, la montre est logée dans un boîtier sphérique de 19 mm de diamètre. Disponible en acier inoxydable (12 600 $) ou en or rouge 18 carats (19 200 $), elle est proposée sur un bracelet double tour en cuir de veau, au choix parmi six couleurs : blanc, beige clair, beige foncé, bordeaux, violet fuchsia ou bleu classique.

Betty Fiechter portrait © Blancpain

Au-delà de son esthétique tournée vers la mode, la tendance pour les montres-bracelets minuscules se poursuivant sans relâche, la Ladybird Lady B met en lumière l’un des chapitres les plus intéressants de l’histoire de Blancpain.

Fondée en 1735 par Jehan-Jacques Blancpain dans le village suisse de Villeret, la marque est restée entre les mains de la famille Blancpain jusqu’en 1932. C’est alors que Frédéric-Emile Blancpain, le dernier représentant de la septième génération de la famille Blancpain à superviser l’entreprise, est décédé soudainement.

« Lorsque Frédéric-Emile est décédé en 1932, sa fille ne voulait pas travailler dans l’entreprise », explique à WorldTempus Jeff Kingston, collectionneur, expert en horlogerie et consultant indépendant auprès de Blancpain. « Elle était ravie que Betty Fiechter soit intéressée par la reprise de l’entreprise. »

Fiechter et le directeur commercial Andre Leal se sont associés et ont obtenu des prêts auprès de plusieurs prêteurs afin d’acquérir l’entreprise. En 1933, Fiechter en est devenue copropriétaire. Sans membre de la famille fondatrice à sa tête, le droit suisse stipulait que l’entreprise ne pouvait plus fonctionner sous le nom de « Blancpain ».

Blancpain Lady B © Blancpain

« Ils ont été contraints de changer leur nom pour Rayville, une déformation de Villeret », explique Kingston, ajoutant que l’implication de Fiechter dans l’entreprise durant cette période, et particulièrement après la mort de Leal à la veille de la Seconde Guerre mondiale, était tout simplement extraordinaire. « Il faut garder à l’esprit qu’à cette époque, dans la plupart des cantons, les femmes n’étaient même pas autorisées à voter. Et la voilà, propriétaire d’une entreprise importante. »

En 1950, le neveu de Fiechter, Jean-Jacques Fiechter, titulaire d’un doctorat en histoire, l’a rejointe ; ensemble, ils ont dirigé Blancpain pendant les deux décennies suivantes. Durant leur mandat, la marque a présenté certains de ses garde-temps les plus emblématiques, notamment la Fifty Fathoms en 1953 et la Ladybird en 1956.

« Betty est décédée en 1971 », explique Kingston. « Elle a essentiellement travaillé à plein temps jusqu’à cette date. Elle était tellement vénérée qu’une statue d’elle a été érigée dans le village. »

Blancpain LadyBird 'écrin' © Blancpain

En effet, un buste de Fiechter, dont on se souvient pour son élégance et son emblématique rang de perles naturelles, est installé à flanc de colline, surplombant l’atelier historique de Villeret, rappelant le souvenir de cette femme audacieuse qui a défendu les montres mécaniques pour femmes bien avant qu’elles ne deviennent de rigueur.

FAQ

Qu'est-ce que la Blancpain Ladybird Lady B ?

La Blancpain Ladybird Lady B est une montre miniaturisée qui célèbre les 70 ans de la collection Ladybird. Elle embarque le calibre manufacture 615 dans un boîtier sphérique de 19 mm, en acier inoxydable ou en or rouge 18 carats.

Qui était Betty Fiechter ?

Betty Fiechter fut la première femme à diriger une maison horlogère suisse, reprenant Blancpain en 1932 après la mort de l'héritier Frédéric-Emile Blancpain. Elle dirigea la marque jusqu'à sa mort en 1971, lançant la Fifty Fathoms et la Ladybird.

Combien coûte la Blancpain Ladybird Lady B ?

La Blancpain Ladybird Lady B est proposée à 12 600 $ en acier inoxydable, ou 19 200 $ en or rouge 18 carats. Les deux versions sont montées sur un bracelet double tour en cuir de veau, en six coloris.

Pourquoi Blancpain s'est-elle brièvement appelée Rayville ?

Blancpain a été rebaptisée Rayville après la reprise par Betty Fiechter dans les années 1930, le droit suisse exigeant alors un membre de la famille Blancpain à sa tête. Rayville, déformation de Villeret, fut utilisé jusqu'au retour du nom familial.

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