L’édition qui change tout

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© Geneva Watch Days
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L’événement lancé entre copains en 2020 est devenu un rendez-vous majeur de l’horlogerie. Qu’en retiennent ses membres fondateurs ?

Pour leur 4e édition, les Geneva Watch Days ont d’une part rassemblé 40 marques qui ont dévoilé leurs nouveautés à 600 journalistes et 300 détaillants, d’autre part attiré 8000 visiteurs du 29 aout au 2 septembre. Plus de contenu, plus de trafic, plus professionnelle, toujours aussi conviviale, la formule a passé un cap et séduit toujours plus. A l’initiative de GMT et WorldTempus, un téléjournal en a résumé chaque journée (à voir ici).

Pour Georges Kern, CEO de Breitling, « il faut maintenir la culture informelle, c’est ce qu’apprécient les participants ». Il est important que l’événement se déroule « de manière conviviale et sympathique où notamment les petites marques peuvent s’exprimer. » Il mesure néanmoins les enjeux de son développement permanent : « avec plus de marques, nous aurons cependant besoin de plus d’infrastructures … »

CEO d’Ulysse Nardin et de Girard-Perregaux, Patrick Pruniaux se félicite également du maintien des valeurs d’origines : « les GWD continuent de se solidifier, de se professionnaliser, tout en gardant leur esprit initial. Avec la participation de la FHH et du GPHG, ils sont devenus plus rassembleurs ». Il souligne aussi « la qualité des échanges et cette impression que toute l’industrie tire dans la même direction. »

Ce sentiment de bienveillance est partagé par Maximilien Busser, CEO de MB&F, qui apprécie « toujours l’ambiance tellement sympa qui n’a pas changé, bien que l’évènement ait pris beaucoup d’ampleur. C’est un évènement de passionnés pour les passionnés. » Mais où l’on travaille ! « Clairement le nombre de marques présentes, mais surtout le nombre de visiteurs a fait un énorme bond en avant. Nous n’avons pas eu une minute, enchaînant présentations après présentations, que ce soit à la presse ou aux collectionneurs. Magnifique édition 2023 ! »

Même son de cloche chez Urwerk, dont le co-fondateur Félix Baumgartner déclare : « les GWD sont désormais souhaités et attendus. Journalistes, clients, détaillants ou même simple amateurs, tous nous faisons l'effort de nous réunir durant 5 jours pour fêter la belle horlogerie. » Pour lui, « c’est un peu notre shot d'énergie : on sort de nos ateliers, on va à la rencontre des autres, on échange. »

L’aspect communautaire du rendez-vous de la rentrée plait également à Pierre Jacques, CEO de de Bethune, qui se réjouit « de pouvoir échanger avec des gens passionnés, collectionneurs, partenaires et journalistes. Chaque marque a son autonomie, c’est un format parfait qui se situe entre le SIAR (Salon Horloger de Mexico) et la Dubai Watch Week. L’idée du symposium sous la tente est super avec les différents panels. »

Car au-delà de l’incontournable nature commerciale du salon, l’accent a été mis cette année sur différentes animations pour les pros ainsi que pour le public, ce que valorise aussi Edouard Meylan, CEO de H.Moser & Cie : « la variété du programme mis en place, avec des tours guidés, des symposiums, et autres conférences ou rendez-vous, a permis d’attirer et de séduire des visiteurs toujours plus nombreux. La vente aux enchères organisée par Phillips, sous le marteau expert d’Aurel Bacs, a été le point culminant de cette édition qui se professionnalise sans perdre de son caractère chaleureux. »

2024 se profile déjà

Initiateur des Geneva Watch Days en 2020, le CEO de Bulgari Jean-Christophe Babin y voit dorénavant plus qu’un salon horloger, mais « un véritable forum d’idées unique en son genre et impliquant le public autant que les collectionneurs. Ce sont des dimensions à intensifier et à mieux globaliser grâce aux moyens digitaux, sans compter de nouvelles initiatives comme peut être des rétrospectives, par exemple avec le GPHG ou la FHH qui sont devenus partenaires, ainsi que la Chambre de Commerce de Genève. » Pour lui aussi, il s’agit d’ «un rendez-vous majeur à la fois institutionnel et incontournable de la belle l’horlogerie, en parfaite complémentarité avec Watches & Wonders que ce soit en termes de dates ou de concept. » A propos de la prochaine édition, il s’attend à recevoir une dizaine de marques en plus, et déclare : « le soutien officiel du canton pourrait aussi s’intensifier, car c’est un plus unique qui nous différencie par rapport aux salons traditionnels. Je tiens à remercier le Conseil d’Etat et Delphine Bachmann en particulier pour leur soutien extraordinaire. »

La 5e édition mobilise et motive déjà en effet. « Nous pourrions encore développer le côté ludique et éducatif de cet événement, ou insister sur l'importance de Genève en tant que capitale horlogère. Nous avons la chance de pouvoir y montrer toute l'étendue de la créativité de notre domaine », avance Félix Baumgartner. Max Busser souhaite « que l’hôtel Richemond ouvre enfin et permette à beaucoup plus de marques de participer dans le centre névralgique. »