«C'est le théâtre des tendances!»

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Le Salon international de la haute horlogerie a ouvert officiellement ses portes.

Jour J. De gauche à droite: Jérôme Lambert (Jaeger Le Coultre), Georges-Henri Meylan (Audemars Piguet) et Norbert Platt (Richemond). (STEEVE IUNCKER-GOMEZ)
Haute horlogerie. De gauche à droite: Juan Carlos Torres (Vacheron Constantin), Bernard Fornas (Cartier) et Michel Nieto (Baume & Mercier). (STEEVE IUNCKER-GOMEZ)

 

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Fabienne Lupo a la voix en­rouée. Elle ne sait pas si elle arrivera au terme de son dis­cours. Mais, en tant que direc­trice générale de la Fondation pour la haute horlogerie, il était important d'être là. Der­rière ce micro. Encadrée par quelques «poilus» des Vieux Grenadiers. «Par ma présence, j'illustre en quelque sorte la parité homme-femme», dis­court- elle. Pour sa dix-septième édition, le SIHH s'est en effet placé sous le signe de la femme. «Elle est universelle, cosmopolite, et on pourra en découvrir les diffé­rentes facettes dans chacune des collections présentées ici», précise Fabienne Lupo. Mais, à considérer le parterre de pa­trons qui hochent poliment la tête devant elle, on se demande bien où se cache le beau sexe.
Inutile de chercher parmi nos édiles politiques: il n'y en a pas! Président du Conseil d' Etat, Charles Beer ne s'at­tarde pas sur la question: il se concentre sur le rayonnement international de Genève. Sur ce que ce SIHH – et ces (nou­veaux) marchés qui s'ouvriront forcément en cours de semaine – peut apporter à la ville. «Ce salon nous permettra aussi de mesurer votre virtuosité, votre talent et votre capacité à saisir l'air du temps», lâche-t-il.
Fabienne Lupo n'a pas dit le contraire: à ses yeux, le SIHH représente «le théâtre des ten­dances ». Avec «seize acteurs majeurs du monde horloger» qui rivalisent «de créativité, d'authenticité et d'originalité» pour être fidèle à une notion capitale dans l'univers du luxe: la beauté. «C'est cette beauté qui permet aux personnes de style et de bon goût de mieux vivre», conclut-elle. Devant le stand de Van Cleef & Arpels, trois mannequins affichent un sourire lumineux. Et on se dit que la beauté est parfois le terme qui décrit le mieux la femme…
Charles Beer partage les ciseaux
Il est temps de couper le ruban rouge. Et d'ouvrir offi­ciellement les portes de ce sa­lon. Charles Beer partage les ciseaux avec les trois instiga­teurs de la Fondation de la haute horlogerie. Tiens, tiens! Il y a une femme parmi eux. Jasmine Audemars se lève. Dans le sillage de Franco Colo­gni et Luigi Macaluso. Pendant que les flashes crépitent pour immortaliser ce geste solennel, un escadron de serveurs ap­porte le champagne et les amuse-bouches en catimini. C'est aussi ça, le Salon de la haute horlogerie!



L'univers du luxe horloger. On note la présence de seize acteurs majeurs du monde horloger qui rivalisent de créativité, d'authenticité et d'originalité. (STEEVE IUNCKER-GOMEZ)

 

 

Tribune de Genève / JEAN-DANIEL SALLIN  / www.tdg.ch

 

 

Un salon consacré à la femme

Le Salon international de la haute horlogerie (SIHH) s'est ouvert hier à Genève dans le sillage de la foire mondiale de la branche à Bâle. Cette 17e édition accueille seize marques, dont quelques indépendants, jusqu'au 21 avril à Palexpo. «Virtuosité, qualité et prospérité sont des termes que vous savez conjuguer au meilleur temps», a dit aux exposants Charles Beer, président du Conseil d'Etat genevois, lors de l'inauguration. Plus de 13 000 visiteurs professionnels, dont 6500 détaillants et 1400 journalistes, sont attendus.

«Cette édition du salon est tout particulièrement placée sous le signe de la femme», a expliqué Fabienne Lupo, directrice de la Fondation de la haute horlogerie, qui organise la manifestation. Une exposition est consacrée à la montre pour dame et au rôle de la femme en tant qu'inspiratrice.

Hormis la contemplation de créations contemporaines, qui mettent en lumière l'art de l'horlogerie-joaillerie et du sertissage, la cité de la haute horlogerie se veut «un théâtre des tendances où s'expriment et rayonnent seize acteurs majeurs du monde horloger», a complété Mme Lupo. «Les premières tendances qui se dégagent font place assez largement aux collections de montres féminines et aux montres mécaniques avec plus de chronométrie et moins de complications. On revient à des modèles plus près de la mesure du temps.»

Quelques indépendants (Audemars Piguet, Girard-Perregaux, JeanRichard, Roger Dubuis, Parmigiani Fleurier) présentent leurs nouveautés aux côtés des marques du groupe Richemont (A. Lange & Söhne, Alfred Dunhill, Baume & Mercier, Cartier, IWC, Jaeger-LeCoultre, Montblanc, Officine Panerai, Piaget, Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels).

Porté par la conjoncture exceptionnelle de la branche horlogère, le SIHH devrait également faire place aux débats entre les professionnels. Les difficultés liées au recrutement et à la formation d'un personnel qualifié s'inscrivent, comme à Bâle, en toile de fond de l'exposition.

 

La Liberté / www.laliberte.ch

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