Les 20 icônes de l'horlogerie

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Les 20 icônes de l'horlogerie - Prestige
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Ces vingt montres ont marqué de leur empreinte ces deux dernières décennies.

Ce ne sont ni les 20 montres les plus prestigieuses, ni les 20 plus compliquées, ni celles qui sont porteuses des 20 plus grandes inventions. Ce sont plus simplement 20 montres qui ont marqué de leur empreinte ces deux dernières décennies.

 

LANGE 1
DE LANGE & SÖHNE

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Le 25 octobre 1994 restera comme une date marquante dans l'histoire de l'horlogerie contemporaine. Celle du renouveau d'A. Lange&Söhne, et avec celui de l'horlogerie allemande, vivace au début du XXe siècle puis étouffée pendant plusieurs décennies sous le régime communiste de l'ex-RDA. C'est à Günter Blümlein, l'une des figures les plus brillantes de l'horlogerie de la fin du siècle dernier, que l'on doit ce renouveau. La Lange 1 a accompagné dès le 1er jour la renaissance de la marque: elle était porteuse de ses codes essentiels et demeure quinze ans après le best-seller de la société.

 

ANTIQUA
DE VIANNEY HALTER

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Contrairement à la dernière génération qui se met volontiers en scène sans nécessairement avoir quelque chose à dire, Vianney Halter a marqué de son empreinte l'horlogerie mais reste un inconnu du grand public. Avec sa fameuse Antiqua présentée en 1998, il a pourtant été l'un des premiers à mettre une touche de folie véritable dans la haute horlogerie, à inspirer des confrères et – volontairement ou non – à ouvrir la voie à une expression nouvelle, volontiers anticonformiste, suivie depuis lors par une foule de créateurs ou d'hommes d'affaires, pas toujours aussi inspirés.

 

OPUS 1
DE HARRY WINSTON

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L'Opus 1 a sans conteste marqué le début d'une aventure exceptionnelle pour Harry Winston. En faisant appel à des créateurs – ce n'est pas nouveau – et en les mettant sur le devant de la scène – c'est nouveau et c'est tout l'intérêt de la démarche – Harry Winston a gagné sur tous les tableaux. Le joaillier s'est non seulement forgé en peu de temps une réelle légitimité horlogère, mais a aussi présenté une collection de garde-temps à couper le souffle. C'est François-Paul Journe qui a ouvert le  bal Opus en 2001 (avec un chronomètre à résonance), sous l'impulsion de Maximilian Büsser, alors patron de la branche horlogère de Harry Winston. Comme souvent en horlogerie, la bonne idée a essaimé, pour le meilleur… et pour le pire.

 

RM001
DE RICHARD MILLE

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La RM001 de Richard Mille – lancée en 2001 – marque le début d'une ère nouvelle dans l'horlogerie. Celle de produits de haute horlogerie très contemporains, inspirés de l'univers automobile, intégrant des matériaux innovants, résolument tournés vers l'avenir et… extrêmement chers! Richard  Mille n'est pas un horloger, et le dit. De même qu'il a l'intelligence de mettre en avant les excellents «motoristes» qui équipent ses bolides horlogers, à commencer par Audemars Piguet Renaud Papi. En cela aussi Richard Mille ouvre de nouvelles voies pour faire de l'horlogerie.

 

ROYAL OAK OFFSHORE
D'AUDEMARS PIGUET

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La Royal Oak Offshore d'Audemars Piguet est emblématique d'un exercice de style souvent délicat, mais ici parfaitement maîtrisé: le relifting d'une collection à succès. La manufacture du Brassus peut en effet compter sur le succès phénoménal de son modèle Royal Oak – la première montre de luxe en acier vendue au prix du métal précieux qui fut lancée en 1972 et devint icône du design horloger. En 1992, souhaitant faire évoluer son modèle sportif déjà vieux de vingt ans, Audemars Piguet prend un risque énorme en lançant la Royal Oak Offshore: celui de tuer le modèle original qui représente une part prépondérante de son chiffre d'affaires. Peu de marques ont aussi bien mené à terme cet exercice délicat. La Royal Oak Offshore a trouvé sa place – et sa clientèle – sans pénaliser la Royal Oak originale. Un exemple.

 

RADIOMIR
D'OFFICINE PANERAI

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La renaissance d'Officine Panerai reste incontestablement l'une des vraies histoires à succès de l'horlogerie de ces vingt dernières années. En relançant en 1998 cette marque italienne très particulière qui s'était illustrée cinquante ans plus tôt en équipant les nageurs de combat italiens, le groupe Richemont, sous l'impulsion de Franco Cologni, a eu fin nez. Depuis lors, cette marque fut l'une des plus recherchées, et par conséquent l'une des plus difficiles à trouver dans les points de vente, jusqu'à peu du moins. Elle compte néanmoins, avec les paneristi, des fan-clubs parmi les plus fervents de l'horlogerie, vouant un véritable culte à tout objet siglé Panerai, de la montre à la casquette. Mais la marque restera surtout dans la légende pour avoir lancé la tendance des montres de grande taille. Une tendance dont quelques Nostradamus de l'horlogerie nous annoncent régulièrement l'essoufflement mais qui reste toujours très vivace.

 

EMERGENCY
DE BREITLING

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Lancée en 1995, la collection Breitling Emergency occupe une place à part dans l'offre horlogère. Ces modèles intègrent un micro-émetteur transmettant sur la fréquence de détresse aviation de 121,5 MHz (version civile) ou de 243 MHz(version militaire). L'enclenchement de l'émetteur s'effectue en dévissant un bouchon de sécurité, puis en déployant une antenne intégrée. La portée de l'émetteur est de 160 kilomètres pour un avion de recherche volant à 6000 mètres d'altitude. Les acquéreurs de ces montres-instruments doivent signer une clause indiquant qu'ils supporteront les frais de recherche et de sauvetage en cas 8 d'utilisation abusive de l'émetteur. Plusieurs pilotes ont déjà été sauvés grâce au déclenchement de l'émetteur de leur Emergency.

 

DA VINCI
D'IWC

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On connaît les évolutions, les relookages, mais le coup tenté par IWC en 2007 pour sa collection Da Vinci est probablement unique. Connue des collectionneurs depuis le lancement en 1985 de la première montre Da Vinci – le chronographe à calendrier perpétuel – la ligne du nom du génie de la Renaissance avait un boîtier rond très typé avec lunette à double godron. Née d'un design d'inspiration traditionnelle, la collection Da Vinci a vécu plus de vingt ans sous ces traits. Et avait mal vieilli. Plutôt que de retaper la façade, IWC a fait table rase de cette histoire en 2007 en offrant un look totalement différent à cette collection désormais de forme tonneau. La nouvelle venue ne gardait finalement que… le nom et un fameux calibre. Un peu comme si une Bentley Arnage prenait soudain les traits d'une Maserati Quattroporte. Osé.

 

T-TOUCH
DE TISSOT

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Peu de directeurs de marques de Swatch Group croyaient au potentiel de la technologie tactile lorsque Asulab, laboratoire de recherche du groupe horloger biennois, se penchait sur ces procédés au début des années 1990. Lorsque, pour poursuivre les développements en cours, il a fallu qu'une marque s'engage à payer le développement, il ne s'est pas trouvé beaucoup de patrons pour lever la main. A l'exception de François Thiébaud, qui fleura le bon coup pour Tissot et finança la suite de la recherche. Bien lui en a pris. La première T-Touch a été lancée en 1999,Tissot règne en maître sur cette technologie et plusieurs évolutions ont suivi depuis. En dix ans, plus de 2 millions de T-Touch ont été vendues. Et l'engouement demeure.

 

BIG BANG
DE HUBLOT

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Elle symbolise à elle seule une explosion fulgurante et la réussite d'un homme. La percée de Hublot et le parcours de Jean-Claude Biver à la tête de la société nyonnaise sont indissociables du modèle Big Bang. Lorsqu'il reprend les commandes de la marque Hublot en 2004, Jean-Claude Biver est à la tête d'une petite entreprise qui réalise moins de 30 millions de francs de chiffre d'affaires. Quatre ans plus tard, Hublot a quintuplé ses ventes et est acquise par LVMH pour quelque 500 millions. Pour parvenir à ce résultat, Jean-Claude Biver a misé sur une politique monoproduit (qui a fort bien réussi à Rolex par exemple), centrée sur le modèle Big Bang et ses nombreuses déclinaisons. Une montre qui symbolise le succès commercial le plus remarquable de ces cinq dernières années. Reste cette question: Hublot peut-elle encore aller plus haut? Ceux qui répondent oui s'empressent généralement d'ajouter: «Avec Biver aux commandes.»

 

CHRONOMASTER OPEN
EL PRIMERO DE ZENITH

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Dans cette industrie qui cultive le secret comme un art, la moindre ouverture tend à passer pour une abominable transgression. Et pourtant, lorsqu'il décide en 2003 d'ouvrir le cadran de sa ChronoMaster, abritant son mouvement exclusif El Primero, pour laisser admirer sa fréquence exceptionnelle de 36 000 alternances par heure, le président et CEO de Zenith, Thierry Nataf, ne sait probablement pas encore qu'il va largement contribuer à ancrer une tendance de fond. Car jusque-là, excepté Frédérique Constant, qui avait ouvert un cadran davantage par décoration que pour permettre de voir le mouvement, les horlogers n'avaient pas jugé intéressant de montrer les finitions souvent remarquables des mouvements mécaniques. Depuis lors, la tendance est à l'effeuillage, au point que de nombreuses marques se passent même de cadran pour jouer à fond la transparence. Côté produits uniquement, car côté business on cultive toujours le secret.

 

OYSTER PERPETUAL YACHT-MASTER II
DE ROLEX

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En présentant en 2007 son modèle Oyster Perpetual Yacht-Master II, Rolex a esquivé un petit pas. Et, sans le moindre doute, ces petites vibrations étaient annonciatrices de sursauts autrement considérables. Car jamais jusqu'en 2007 Rolex n'avait utilisé le terme de «complication» pour décrire ses modèles, quand bien même la marque genevoise proposait déjà de longue date des chronographes dont la réputation n'était plus à faire. Pour beaucoup, cette innovation dialectique relative à ce chronographe de régate annonçait une irruption à venir et plus considérable de la marque à la couronne dans l'univers très porteur de la montre à complication. Cela pourrait ne plus tarder. Par ailleurs, ce produit présentait une interaction fonctionnelle entre le mouvement et l'habillage (la lunette servant à programmer le compte à rebours) et révélait ainsi la maîtrise complète de la production, de la mécanique aux autres composants de la montre. Et les manufactures à ce point intégrées ne sont pas légion. Rolex est venue le rappeler.

 

DE VILLE HOUR VISION
D'OMEGA

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On peut être la marque la plus importante du plus grand groupe horloger du monde et avoir besoin d'une légitimité manufacturière. Omega en a fait la preuve en 2007 en présentant le modèle De Ville Hour Vision. L'intérêt de cette nouveauté résidait moins dans le modèle présenté que dans le mouvement qu'il abrite, le nouveau calibre automatique Omega à échappement coaxial et certifié chronomètre COSC. Il s'agissait là du premier mouvement manufacture exclusif à Omega. De fait, ce modèle est emblématique de la nécessité – pour toutes les marques – de pouvoir disposer de leur propre mouvement maison pour vendre des montres d'un certain prix. Le client devient exigeant.

 

MARIE-ANTOINETTE
DE BREGUET

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Un admirateur avait commandé à Abraham Louis Breguet une montre d'exception destinée à la reine Marie-Antoinette. Cette dernière mourra trente-quatre ans avant que ne soit terminé l'objet qui lui était destiné. Cela n'empêchera pas cette montre de poche d'attirer tous les regards. Au point d'être dérobée en 1983 dans un musée de Jérusalem. Découragé de ne pas la voir réapparaître, Nicolas Hayek senior, patron de Breguet, entraîne ses horlogers dans un défi titanesque: refaire à l'identique une Marie-Antoinette sur la base des très rares documents existants. Présentée l'an dernier dans une version pratiquement terminée après plus de trois ans de labeur, cette montre a déjà rempli plusieurs objectifs. Contribuer au retour de la véritable Marie-Antoinette, démontrer la capacité de Breguet à relever des défis hors norme et nourrir très favorablement l'image de la marque. Lorsque son mécanisme complexe aura été véritablement mis au point et finalisé, elle aura atteint son dernier objectif: provoquer l'émerveillement.

 

MONACO V4
DE TAG HEUER

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C'est sur un concept à peine esquissé – et sans doute irréalisable – que TAG Heuer a signé l'un des meilleurs coups médiatiques. La marque chaux-de-fonnière a dans le même temps donné une dimension nouvelle à la notion de concept watch. Des courroies à la place des rouages et une masse linéaire pour le remontage automatique ont fait de la Monaco V4 – alors totalement virtuelle – l'une des vedettes de l'édition 2004 de Baselworld. Au vu des retombées phénoménales et de l'attrait qu'elle suscitait, impossible dès lors pour TAG Heuer de se défiler. Après plusieurs tentatives infructueuses, la marque fut accusée de lancer de la poudre aux yeux. Mais son CEO, Jean- Christophe Babin, n'a jamais jeté l'éponge. Au final, la V4 aura englouti des montants considérables, impossibles à rentabiliser en production. Mais, au vu des retombées presse, TAG Heuer ne sera sans doute pas perdant. Et tous ceux qui ont critiqué l'utilisation médiatique de concept watches qui ne voient jamais le jour pourraient en être pour leurs frais. Le calibre V4 – nouvelle version – est annoncé.

 

1735
DE BLANCPAIN

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En 1991, Blancpain a présenté la «1735» en hommage à l'année de fondation de la manufacture. Elle réunit les six «pièces maîtresses de l'art horloger»: mouvement extraplat, phases de lune, quantième perpétuel, chronographe à rattrapante, tourbillon et répétition minutes. Ce garde-temps ayant nécessité près de six ans de mise au point abrite un mouvement de 745 pièces dans un boîtier rond au design épuré typique du style Blancpain. Vendue près de 1 million de francs, elle nécessite un an de montage, d'assemblage et de réglage de la part d'un horloger chevronné.

 

CALIBRE 89
DE PATEK PHILIPPE

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En 1989, Patek Philippe présente le Calibre 89, destiné à marquer les 150 ans de la manufacture genevoise. Avec ses 33 complications et ses 1728 pièces (dont 2 cadrans, 8 disques, 24 aiguilles, 61 ponts, 129 rubis, 184 roues, 332 vis, 415 chevilles et 429 éléments mécaniques), ce garde-temps constitue à ce jour la montre «portable» la plus compliquée de l'histoire de l'horlogerie. «Portable », car, avec un boîtier de 88,2 millimètres de diamètre pour 41,07 d'épaisseur et un poids de plus de 1 kilo, on ne peut plus vraiment parler de montre de poche ou de gousset. Le Calibre 89 a été produit à quatre exemplaires. La première version, en or jaune, a été vendue en 1989 à Genève, lors d'une vente à l'encan organisée par Antiquorum, pour la somme de 3,2 millions de dollars. Les autres exemplaires – en or rose, or gris et platine – sont sortis ensuite des ateliers Patek Philippe au début des années 1990. Les quatre pièces appartiendraient aujourd'hui à un unique propriétaire.

 

TOUR DE L'ÎLE
DE VACHERON CONSTANTIN

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En 2005, Vacheron Constantin a célébré ses 250 ans en créant – parmi d'autres pièces exceptionnelles – ce modèle ultra compliqué baptisé Tour de l'Ile, en hommage à l'édifice historique qui abrita le siège de la manufacture genevoise de 1843 à 1875. Présenté comme la «montre-bracelet de série la plus compliquée du monde», ce garde-temps double face de 47 millimètres de diamètre pour 17,8 d'épaisseur aligne dans son mouvement de 834 composants pas moins de 16 complications, dont une répétition minutes, un tourbillon, un affichage des phases et de l'âge de la lune, un quantième perpétuel, une équation du temps, une indication des heures de lever et de coucher du soleil ainsi qu'une carte céleste. La Tour de l'Ile a été éditée en une série unique de sept exemplaires. Le 3 avril 2005, l'une des montres a été vendue aux enchères par Antiquorum pour la somme de 1,87 million de francs, et tous les autres modèles ont rapidement trouvé preneur.

 

DAY & NIGHT
DE ROMAIN JEROME

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Elle est la provocation ultime qui restera comme un repère: la Day & Night de Romain Jerome – présentée en 2008 – est la première montre haut de gamme ne donnant tout simplement pas l'heure! Dotée de deux tourbillons séquentiels abrités dans un boîtier réalisé avec l'acier rouillé de l'épave du Titanic, cette montre se contente de rythmer les journées en deux temps, chacun des deux tourbillons se relayant pour se mouvoir alternativement pendant douze heures. Le fait qu'elle ne donne pas l'heure – même à quelque 300 000 francs pièce – n'a pas retenu les acheteurs. C'était il y a un an. Il y a un avant et un après Day&Night.

 

MASTER COMPRESSOR EXTREME LAB
DE JAEGER-LECOULTRE

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C'était une quête du Graal depuis des siècles pour les horlogers. Jaeger-LeCoultre y est parvenu en 2007, quelques mois avant Ulysse Nardin. En levant le voile sur la Master Compressor Extreme Lab, la manufacture du Sentier a présenté le premier mouvement mécanique de l'histoire à fonctionner sans huile ni graisse. Le calibre 988C qui équipe cette montre affiche ainsi des performances capables de traverser les années sans usure ni altération de ses performances. A lire la liste des matières qui composent la Master Compressor Extreme Lab, on s'imagine parcourir un bestiaire de littérature horlogère: platine iridium, carbonitrure de silicium, Ticalium, carbonitrure Easium , diamant cristallin noir, autant de noms mystérieux aux consonances futuristes. Mais le carbone, le titane, la céramique, le magnésium, le polyuréthane ont aussi trouvé leur place dans ce mouvement innovant qui est objet de six brevets.