TAG Heuer a amorcé 2025 avec un tournant majeur en tant que sponsor du circuit F1, comment allez-vous le mettre à profit ?
C’est la beauté de ce partenariat qui s’avère très pertinent : il se met à profit naturellement. Il se base sur un contenant, une diffusion auprès de téléspectateurs du monde entier et un contenu, le chronométrage officiel intrinsèquement lié à l’histoire de TAG Heuer. Ces 60 ans de rôle actif dans la F1 font partie de l’inconscient collectif, c’est comme une évidence. Partant de cette visibilité extrême et de cette intégration naturelle, nous devons partager et expliquer le lien via nos différentes plateformes : Watches and Wonders, l’expérience sur les Grand Prix ou nos contenus éditoriaux. Il s’agit d’un travail de longue haleine. En parallèle, nous ajoutons une dimension émotionnelle, visible dans les nouvelles campagnes qui mettent aussi en exergue les valeurs de la Maison, notamment le dépassement de soi. Que ce soit sur les pistes ou dans ses ateliers, les clients attendent de TAG Heuer qu’elle repousse ses limites. La F1 emploie la même recette du succès que l’horlogerie, s’appuyant sur l’union entre l’homme et la machine. Cette combinaison de valeurs humaines et de technologies, à la fois antinomiques et harmonieuses, est une source de réussite. À nous de savoir l’exprimer.
Par ailleurs, TAG Heuer poursuit son partenariat avec Porsche. Avec le recul sur les activations et les modèles développés en commun, quelles en sont les principales retombées ?
Tout d’abord, le succès commercial s’avère indubitable car toutes les séries limitées liées à ce partenariat sont vendues jusqu’à la dernière pièce. Elles alimentent une véritable passion des Porschistes pour cette collaboration. Par ailleurs, nous observons une émulation phénoménale sur le terrain, entre nos détaillants et les concessionnaires automobiles qui organisent énormément d’événements en commun sur les différents marchés. Les intérêts communs génèrent des plateformes d’échanges naturels et spontanés, synonymes de succès.
Quelles sont les caractéristiques que vous préférez sur la nouvelle série limitée Carrera Chronosprint x Porsche Rallye ?
Nous travaillons cette collection dans la continuité de ce qui existe. Cela implique un soin portant sur l’ADN des deux marques et une adaptation des produits respectueuse des identités propres. Nous avons référencé un nouveau calibre et transformé la pièce pour garder l’esprit Porsche, sans se cantonner à l’exploitation basique du contrat, mais en allant explorer l’histoire du partenaire et trouver du sens dans la créativité. Cette Carrera Chronosprint est très aboutie : elle reste ancrée dans son histoire tout en affichant un design contemporain, que soulignent sa lisibilité et sa taille. En outre, elle est très agréable au porter.
Vous déclinez aussi la collection Carrera dans des versions plus féminines. Vous répondez à la demande ou vous la générez ?
Le chronographe se distingue comme la complication moderne la plus utile et recherchée. Or, la plupart des produits que nous fabriquons aujourd’hui sont des chronographes, cela a toujours été l’axe central de notre développement. Quand vous pensez à constituer votre collection personnelle, vous recherchez des montres qui ont fait leurs preuves : un tourbillon chez Breguet, un quantième annuel chez Patek Philippe et un chronographe chez TAG Heuer. Il paraît donc évident de déployer ce produit majeur également pour la clientèle féminine. Avec sa glass box et son diamètre de 39 mm, la montre ressemble un peu à un bonbon et sa rondeur la rend plus sensuelle. C’est une pièce élégante et précieuse, qui offre en plus l’avantage d’être un chronographe.
Le renforcement en haute horlogerie d’avant-garde de ces dernières années, par exemple avec la Monaco Rattrapante, tourne-t-il à bon régime ?
Oui, la demande est bien présente. Mais ce n’est pas nouveau. Les Mikrogirder et autres V4 ont ouvert la voie dans les années 2000, avec une réflexion très pertinente par rapport à la maison, qu’il s’agisse du motor racing ou de l’innovation qui forgent son ADN. Lorsqu’on se positionne dans l’avant-garde, les produits de grande complication s’imposent, ce qui nécessite des investissements et ce que comprennent très bien les clients. Comme les développements sont longs, les lancements de produits ne sont pas fréquents.
Quels seront les temps forts de 2025 après Watches and Wonders, et qu’attendez-vous principalement de cette année ?
L’année est rythmée par le Grand Prix de Monaco, les Geneva Watch Days et les autres salons horlogers tels que le SIAR ou la Dubai Watch Week, que je considère comme importants car il s’agit de moments cristallisant l’attractivité de l’horlogerie, qui reste une culture et qui nécessite donc une éducation. J’espère que 2025 verra notre territoire d’expression toucher un maximum de gens, au sens émotionnel. Nous sommes des ingénieurs mais nous voulons les enchanter, j’adore cette mission. J’attends que toutes les équipes et partenaires qui travaillent pour TAG Heuer en soient fiers et portent les actions et messages qui nous touchent ainsi que nos clients. J’ai le sentiment que nous pouvons émettre de très bonnes ondes.
Que ce soit sur les pistes ou dans ses ateliers, les clients attendent de TAG Heuer qu’elle repousse ses limites.