Charles Dubouloz illustre des sommets de passion

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À l’occasion d’un événement média en haute montagne au départ de Chamonix, Richard Mille présente son ambassadeur alpiniste Charles Dubouloz, un athlète exceptionnel exalté par les défis dans des conditions extrêmes.

Charles, la montagne chevillée au corps

Chez Richard Mille, on ne choisit jamais ses ambassadeurs à la légère. Rares sont d’ailleurs les marques horlogères qui s’aventurent aux côtés d’un alpiniste. La rencontre avec le montagnard français de l’extrême Charles Dubouloz ne relève ni de l’opportunisme marketing ni du simple goût de l’exploit. Elle incarne une convergence de valeurs : authenticité, rigueur, dépassement de soi. D’ailleurs, c’est un client commun à la marque et au guide de haute montagne qui l’a fait entrer dans la famille Richard Mille. Séduit par son charisme et sa personnalité très attachante autant que par son immense talent pour l’ascension et son besoin de repousser les limites de manière presque surhumaine, ce proche des deux entités a vu en lui un ambassadeur Richard Mille naturel et a pris l’initiative de leur présenter.

« Charles, c’est une personnalité. Un homme habité par la montagne, qui vit littéralement pour elle », confie un membre de la maison horlogère. Guide de haute montagne et compétiteur extrême, il arpente depuis plus de dix ans les terrains les plus extrêmes en ouvrant régulièrement de nouvelles voies : Grandes Jorasses, faces nord oubliées, expéditions au Pakistan… Pour lui, l’ascension du Mont-Blanc tient presque de l’échauffement.

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Charles porte la RM 67-02 Mutaz Essa Barshim ©ANTOINE.MESNAGE

Ce qui séduit la marque, ce n’est pas seulement la performance. C’est cette approche artisanale et obsessionnelle de la préparation, ce rapport viscéral à la nature et à la verticalité. « Ces sports ne relèvent pas seulement du risque. Ce sont surtout des univers de rigueur absolue. » L’exploit qui a stupéfié le monde fut son ascension en solitaire en plein hiver de la face nord des Grandes Jorasses sur la voie Rolling Stones, 1200 mètres de paroi hostile par -20 ou -30° à mains nues en 6 jours et 6 nuits, une première immortalisée par le film De l’ombre à la lumière, qui permet de réaliser à quel point cette prouesse relève d’une autre dimension. Une philosophie qui entre en résonance avec l’exigence horlogère de Richard Mille.

À rebours des partenariats figés, Richard Mille cultive des relations très humaines et chaleureuses avec ses ambassadeurs. L’objectif ? Donner à voir, à vivre, à ressentir. Avec Charles Dubouloz, il s’agit de plonger les clients dans son univers, bien au-delà de l’image spectaculaire. « Il nous accompagne avec ses proches lorsque nous emmenons nos clients en montagne, ils grimpent, écoutent, comprennent ce que signifie vraiment vivre en altitude. » Cette immersion incarne une vision du luxe plus humaine, plus sensorielle, en prise directe avec l’effort et l’environnement.

Charles Dubouloz ©ANTOINE.MESNAGE
Charles Dubouloz ©ANTOINE.MESNAGE

Des collaborations vivantes

Depuis ses débuts, la maison collabore avec des athlètes issus de disciplines confidentielles mais exigeantes : polo, biathlon, ski-alpinisme, tennis… Autant de terrains de test pour ses montres, conçues pour résister à l’extrême. Le cas du skieur Alexis Pinturault est devenu emblématique : en cassant accidentellement la couronne de sa montre lors d’une descente engagée, il a ravi les équipes Richard Mille, challengées pour la rendre plus résistante, et a ainsi contribué à la naissance d’un nouveau modèle, encore plus robuste. Chez Richard Mille, chaque retour du terrain nourrit l’innovation. « Nous adorons les disciplines individuelles dans lesquelles nos ambassadeurs portent nos montres en pleine action, et nous fournissent une mine d’informations sur l’ensemble des composants et de l’habillage. Cela mène à des améliorations en permanence. »

Quid des sports d’équipe ?

Richard Mille opère quelques partenariats en voile et en cyclisme, et ses collaborateurs adorent les sports d’équipe tels que le rugby, par exemple, « mais on ne peut pas porter des montres en exercice quand on est sur le terrain, comme le foot, donc c’est pour cela que nous n’y sommes pas impliqués », précise le dirigeant présent à Chamonix. « Ce qui compte vraiment, c’est la personnalité, la rencontre avec des passionnés, le sens que nous voyons à travailler ensemble sur un projet commun, c’est ce qui nous guide principalement avec Amanda Mille », précise-t-il encore. D’ailleurs, Charles Dubouloz en témoigne lui-même en aparté : « Je n’ai jamais connu une relation aussi proche et bienveillante avec aucun autre sponsor que Richard Mille. »

Charles Dubouloz ©ANTOINE.MESNAGE
Charles Dubouloz ©ANTOINE.MESNAGE

Une vision pérenne dans un monde en mutation

Dans un paysage horloger sur lequel plane un brouillard tenace depuis l’hiver passé, Richard Mille avance avec cohérence. Pas de volumes démesurés ici : la production reste volontairement limitée à 6 000 pièces par an. « Et cela ne changera pas de plus de quelques pourcents par an », affirme la maison. Chaque montre est pensée comme une œuvre technique et émotionnelle, conçue pour durer — à l’instar des ascensions de Dubouloz.

Malgré la rareté assumée, le développement international se poursuit avec précision en s’adaptant à l’évolution du marché. Après Dallas au printemps, d’autres ouvertures de boutiques Richard Mille sont à l’étude, telles qu’à Madrid ou en Australie. Des choix dictés par une observation fine des dynamiques locales. « Le Texas, par exemple, bénéficie d’une forte migration économique depuis la côte Est. »

Quant au marché du luxe, la marque note un retour à une certaine normalité après l’année d’excès post-Covid. « Aujourd’hui, il faut à nouveau accompagner les clients, les conseiller, créer du lien. Et c’est une très bonne chose. » Créer les montres les plus fines, les plus légères, les plus résistantes et sans doute avec le prix moyen le plus élevé de l’industrie ne s’accomplit pas sans un certain sens des responsabilités. Un luxe plus lent, plus humain, où la passion reste l’aiguille qui guide.

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