Pour célébrer son 10e anniversaire, Cartier Privé ne se contente pas de revisiter l’un de ses classiques en une édition limitée, mais en propose six. Commençons par Cartier Privé - Les Opus. Traditionnellement, Cartier Privé se traduit par une seule réédition destinée aux collectionneurs avertis. Mais en 2026, la Maison revisite trois de ses modèles les plus emblématiques : la Tank Normale, la Tortue Chronographe Monopoussoir et la Crash Squelette, tous rehaussés de détails bordeaux sur le cadran ou le bracelet, ainsi que d’un cabochon de rubis arrondi assorti sur la couronne.
La réinterprétation de ces trois modèles s’accompagne également du choix du platine, un matériau qui, malgré un prix plus accessible que l’or, est souvent considéré comme encore plus précieux. Cela tient peut-être au savoir-faire supplémentaire qu’il exige, puisqu’il doit être travaillé plus lentement pour préserver son éclat. Cette explication du processus de fabrication reste certes simplifiée, mais en résumé : le platine demande davantage de temps, et sans une parfaite maîtrise, le résultat peut donner une surface terne et sans relief, davantage proche d’un lest en plomb que d’une véritable pièce horlogère de valeur.
Créée par Louis Cartier en 1917, la Tank Normale est ici réinterprétée dans une version qui fait écho à un modèle de 1934. Tous les éléments du cadran opalin, le chemin de fer carré des minutes, les chiffres romains et le logotype, sont déclinés en bordeaux. Le métal environnant se distingue par un mélange contemporain de finitions polies et brossées, visibles à la fois sur le boîtier et sur le bracelet en platine à sept rangs. Cette version sera produite en quantités restreintes, sans pour autant constituer une édition limitée au sens strict.
Le Chronographe Tortue Monopoussoir figure au catalogue Cartier depuis 1998, mais ce design remonte en réalité à ses origines, lorsqu’il constituait la troisième montre créée par le joaillier parisien. Sa forme inspirée de la tortue ménage des espaces négatifs aérés, offrant une lisibilité remarquable du chronographe, animé par le mouvement manufacture 1928 MC. Sur ce modèle également, le chemin de fer des minutes, les chiffres romains et le logo se parent de bordeaux, tout comme les indications du chronographe bi-compax situées à trois et neuf heures. Ici encore, la production sera restreinte, sans pour autant relever d’une édition limitée à proprement parler.
La Cartier Crash Squelette, en revanche, est limitée à 150 pièces. Ce modèle iconique, créé à Londres en 1967, et qui évoque sans doute l’esprit du Swinging London. est animé par le mouvement à remontage manuel 1928 MC, dont la forme épouse celle du boîtier. Lors de son lancement, l’asymétrie de la Cartier Crash était aussi révolutionnaire que les mouvements de contestation de l’époque. Elle se décline aujourd’hui dans une version squelettée, reprenant l’esthétique ajourée emblématique et brevetée de la Maison, où les chiffres prennent forme à travers des ponts évidés.
À partir de 2026, Cartier Privé - Les Opus ne se suffit plus à lui seul pour revisiter les icônes de la Maison. Cartier introduit également Cartier Privé - La Collection, une ligne qui met à l’honneur les formes emblématiques dans des interprétations classiques en or jaune, où les cadrans opalins occupent une place centrale. Cette première édition de Cartier Privé - La Collection réunit les modèles Tank Normale, Cloche de Cartier et Tank Cintrée.