Le Webcomic d’une icône

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Olivecoat © Jaeger-LeCoultre
Jaeger-LeCoultre fait appel à OliveCoat dans le cadre de son programme Made of Makers™ pour présenter l’icône Reverso sous un nouveau format.

Tout commence sur un terrain de polo écrasé par le soleil. En Inde, au début des années 1930, des officiers britanniques s’élancent dans un nuage de poussière. Les chevaux galopent, les chocs s’enchaînent et, une fois encore, une montre n’a pas survécu… Bilan : un verre brisé et un cadran fendu par le choc entre le maillet et la balle de Polo. Par chance, César de Trey, homme d’affaires suisse passionné d’horlogerie, assiste au match. Lors d’une réception, il échange avec l’un des joueurs, qui pousse un soupir… « Encore une de cassée, c’est ma troisième cette année ! » Ce sera l’étincelle.

La renaissance d'une icone horlogère

Le défi lancé à De Trey, imaginer une montre capable de résister à un match de Polo, deviendra la genèse de la Reverso, l’icône Art déco que nous connaissons aujourd’hui. Une montre conçue pour se protéger elle-même en pivotant.

Près d’un siècle plus tard, cette histoire renaît sous une forme inédite. Jaeger-LeCoultre confie à Olivecoat le soin de la retranscrire dans un récit numérique vertical. Jaeger-LeCoultre inscrit alors la Reverso dans le prolongement de son programme Made of Makers™, une initiative qui invite des artistes issus d’univers créatifs éloignés de l’horlogerie à revisiter les fondamentaux de la Maison. L’objectif : montrer que le savoir-faire horloger dialogue naturellement avec la création contemporaine, et que les classiques ne survivent qu’en continuant à inspirer. 

Son webcomic Reverso, publié en octobre 2025, réinvente l’origine de la montre avec délicatesse et un regard contemporain, permettant à une nouvelle génération de découvrir cette icône non par un texte d’archive, mais par une narration visuelle et immersive. 

©Jaeger-LeCoultre

80% d’histoire, 20% de fiction

Olivecoat © Jaeger-LeCoultre
Olivecoat © Jaeger-LeCoultre

C’est à travers cette œuvre que l’on retrouve César De Trey. Dans l’une des premières scènes, inspirée mais réinterprétée, ce n’est pas un cadran qui explose mais les lunettes du fils de De Trey, percutées par une balle de polo. 

Un clin d’œil malicieux qui traduit en fiction ce que l’histoire raconte : à l’époque, le saphir synthétique n’existe pas encore. Les verres de montres sont extrêmement fragiles et un choc suffit à les réduire en éclats. A l’époque, les innovations autour du verre de la montre sont peu nombreuses, d’où la nécessité d’une solution radicale : protéger le verre… en retournant la montre. 

Le webcomic suit alors le fil historique : de Trey rentre en Suisse, sollicite Jacques-David LeCoultre, puis l’ingénieur parisien Alfred Chauvot, qui imagine un boîtier capable de coulisser et de pivoter dans son châssis. 

Olivecoat © Jaeger-LeCoultre
Olivecoat © Jaeger-LeCoultre

Ce mécanisme, aujourd’hui encore, reste un tour de force :
– il doit coulisser avec une précision élevée,
– pivoter sans prendre de jeu,
– renfermer parfaitement le verre pour absorber les impacts. 
On disait d’ailleurs à l’époque que ce boîtier était aussi délicat à fabriquer qu’un mouvement… 

 

Un cadran noir ?

Reverso cadran noir, 1931 © Jaeger-LeCoultre

Le webcomic souligne aussi un détail rarement raconté : le choix d’un cadran noir, très utile sous le soleil des terrains de polo car il reflète moins la lumière que le blanc. Le premier modèle de 1931 existe ainsi en deux versions, noire ou blanche, et quelques cadrans colorés apparaissent sur commande : preuve que la personnalité de la Reverso est, dès l’origine, résolument moderne. 

Reverso cadran blanc, 1931 © Jaeger-LeCoultre

Etant donnée l’ampleur de son succès, le design de la Reverso évoluera très peu au fil des décennies : les proportions, les godrons, la silhouette Art déco resteront quasiment intacts, comme si la forme trouvée en 1931 était déjà parfaite.

Reverso cadran Burgundy, 1933 © Jaeger-LeCoultre

En mêlant traces d’archives et narration digitale, Jaeger-LeCoultre fait revivre l’histoire fondatrice de l’icône Reverso avec un œil nouveau. Et rappelle qu’une montre née pour se protéger des chocs continue, près d’un siècle plus tard, à traverser les époques sans jamais perdre son éclat. 

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