Venue de Mexico début octobre, l’épidémie d’exposite aiguë va toucher l’Europe de plein fouet. Le pic endémique sera atteint en novembre.
Comme toujours en pareille situation, les grandes villes sont principalement touchées. Le nord n’échappe pas à la contagion, au contraire. L’accès de fièvre ne dure généralement que trois jours.
Parmi les symptômes fréquemment observés, la proximité entre la presse et l’organisateur du salon horloger ressort assez nettement. Les archétypes de cette osmose se nomment James Gurney (éditeur de QP et organisateur du salon éponyme) ou Eric Dumatin (pour le salon Timecrafters). Citons également le journaliste spécialisé Alexander Linz qui siège au comité de direction de Munich Time et Vienna Time, ou encore Catherine et Alain Faust qui ont vendu cette année leur salon Belles Montres au magazine Le Point (groupe Kering). Dans les tendances lourdes, on diagnostique sur tous les sujets un cocktail VIP la veille de l’ouverture, des conférences et autres séminaires ponctuant les journées, et pour les organisateurs les plus chanceux, un ou plusieurs lancements officiels de nouveautés et autres avant-premières pendant la manifestation. Le Swatch Group semble immunisé contre la fièvre des salons, ses apparitions restant exceptionnelles. Chacun se distingue alors par sa longévité, le nombre et la variété des exposants, ses locaux de l’étape (quelques marques nationales souvent inconnues en dehors de ses frontières), et l’écrin accueillant le show, censé refléter les ambitions et l’ambiance de ce bouillon de culture horlogère.

Le nord en force
Chronologiquement, Munichtime ouvre ainsi le bal à l’hôtel Bayerischer Hof du 1er au 3 novembre. Pour cette 6e édition, près de 70 marques permettent aux visiteurs de varier les plaisirs : de Audemars Piguet et Bovet jusqu’à Roger Dubuis et Zenith, en passant par Eberhard ou HYT, libre aux adeptes de se concentrer sur les valeurs sûres ou de se laisser surprendre. Outre-Manche la semaine suivante, le Salon QP célèbre son 10e anniversaire et reçoit les Londoniens à la Gallery Saatchi du 7 au 9 novembre. Le même nombre d’exposants offre un vaste choix aux visiteurs, avec un abécédaire de Armin Strom à Urwerk, et des relais variés sur Chopard, De Bethune, Girard Perregaux, H. Moser, Hermès ou Julien Coudray. Retour sur le continent germanophone le 3e weekend de novembre, avec Viennatime du 15 au 17 novembre, au Musée Autrichien d’Art Contemporain. Toujours autant de marques pour cette 13e édition, notamment A. Lange & Söhne et Baume & Mercier, jusqu’à TAG Heuer et Vacheron Constantin, en passant par Hublot, Piaget ou Speake Marin. La dernière semaine de novembre s’annonce intense, commençant à Zurich du 25 au 27, pour s’achever à Paris du 29 au 1er décembre.
Pour sa deuxième édition au Park Hyatt, le Zurich Watch & Jewellery Exhibition ne joue pas encore dans la même catégorie que ses voisins saxons, rassemblant une dizaine de marques allant de Boucheron à Corum et De Grisogono. A la tête de l’agence de RP Sparkle, active des deux côtés de la Sarine, sa fondatrice Suryia Hill connaît bien le milieu et devrait pouvoir imposer son salon dans le paysage horloger. Sans doute une année de transition pour Belles Montres, dont la 6e édition s’effectue sous la houlette de nouveaux propriétaires actionnaires de plusieurs marques horlogères. Le somptueux Carrousel du Louvres qui l’accueille compte sur des exposants de renom tels que Bell&Ross et Richard Mille, et d’autres acteurs de niche comme Romain Gauthier ou Vulcain.

Le sud en puissance
Dans une tout autre dimension et sur un autre continent d’ailleurs, Jewellery Arabia n’est autre que le plus grand salon horloger et joaillier du Moyen Orient. Sa 22e édition se tient au Bahrain Exhibition & Convention Center du 19 au 23 novembre. A nouveau, plus de 45 000 visiteurs défileront devant plus de 500 exposants issus de 30 pays. Harry Winston et Patek Philippe font partie des exposants réguliers, soulignant son importance dans la région.
Exposant ou visiteur, les vitamines sont de rigueur.
Brice Lechevalier est rédacteur en chef du magazine GMT.
Parmi les symptômes fréquemment observés, la proximité entre la presse et l’organisateur du salon horloger ressort assez nettement. Les archétypes de cette osmose se nomment James Gurney (éditeur de QP et organisateur du salon éponyme) ou Eric Dumatin (pour le salon Timecrafters). Citons également le journaliste spécialisé Alexander Linz qui siège au comité de direction de Munich Time et Vienna Time, ou encore Catherine et Alain Faust qui ont vendu cette année leur salon Belles Montres au magazine Le Point (groupe Kering). Dans les tendances lourdes, on diagnostique sur tous les sujets un cocktail VIP la veille de l’ouverture, des conférences et autres séminaires ponctuant les journées, et pour les organisateurs les plus chanceux, un ou plusieurs lancements officiels de nouveautés et autres avant-premières pendant la manifestation. Le Swatch Group semble immunisé contre la fièvre des salons, ses apparitions restant exceptionnelles. Chacun se distingue alors par sa longévité, le nombre et la variété des exposants, ses locaux de l’étape (quelques marques nationales souvent inconnues en dehors de ses frontières), et l’écrin accueillant le show, censé refléter les ambitions et l’ambiance de ce bouillon de culture horlogère.

Le nord en force
Chronologiquement, Munichtime ouvre ainsi le bal à l’hôtel Bayerischer Hof du 1er au 3 novembre. Pour cette 6e édition, près de 70 marques permettent aux visiteurs de varier les plaisirs : de Audemars Piguet et Bovet jusqu’à Roger Dubuis et Zenith, en passant par Eberhard ou HYT, libre aux adeptes de se concentrer sur les valeurs sûres ou de se laisser surprendre. Outre-Manche la semaine suivante, le Salon QP célèbre son 10e anniversaire et reçoit les Londoniens à la Gallery Saatchi du 7 au 9 novembre. Le même nombre d’exposants offre un vaste choix aux visiteurs, avec un abécédaire de Armin Strom à Urwerk, et des relais variés sur Chopard, De Bethune, Girard Perregaux, H. Moser, Hermès ou Julien Coudray. Retour sur le continent germanophone le 3e weekend de novembre, avec Viennatime du 15 au 17 novembre, au Musée Autrichien d’Art Contemporain. Toujours autant de marques pour cette 13e édition, notamment A. Lange & Söhne et Baume & Mercier, jusqu’à TAG Heuer et Vacheron Constantin, en passant par Hublot, Piaget ou Speake Marin. La dernière semaine de novembre s’annonce intense, commençant à Zurich du 25 au 27, pour s’achever à Paris du 29 au 1er décembre.
Pour sa deuxième édition au Park Hyatt, le Zurich Watch & Jewellery Exhibition ne joue pas encore dans la même catégorie que ses voisins saxons, rassemblant une dizaine de marques allant de Boucheron à Corum et De Grisogono. A la tête de l’agence de RP Sparkle, active des deux côtés de la Sarine, sa fondatrice Suryia Hill connaît bien le milieu et devrait pouvoir imposer son salon dans le paysage horloger. Sans doute une année de transition pour Belles Montres, dont la 6e édition s’effectue sous la houlette de nouveaux propriétaires actionnaires de plusieurs marques horlogères. Le somptueux Carrousel du Louvres qui l’accueille compte sur des exposants de renom tels que Bell&Ross et Richard Mille, et d’autres acteurs de niche comme Romain Gauthier ou Vulcain.

Le sud en puissance
Dans une tout autre dimension et sur un autre continent d’ailleurs, Jewellery Arabia n’est autre que le plus grand salon horloger et joaillier du Moyen Orient. Sa 22e édition se tient au Bahrain Exhibition & Convention Center du 19 au 23 novembre. A nouveau, plus de 45 000 visiteurs défileront devant plus de 500 exposants issus de 30 pays. Harry Winston et Patek Philippe font partie des exposants réguliers, soulignant son importance dans la région.
Exposant ou visiteur, les vitamines sont de rigueur.
Brice Lechevalier est rédacteur en chef du magazine GMT.
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