WORLDTEMPUS – 14 décembre 2011
Louis Nardin
Patek Philippe a fait le choix d'intégrer le silicium dans ses calibres en 2005 déjà. Acte fort pour une manufacture perpétuant l'art horloger traditionnel, elle décidait alors que son futur passerait aussi par les technologies et les matériaux de pointe.

En avril dernier, Patek Philippe dévoilait sa dernière invention: le GiromaxSi. Dépourvu de serge, ce balancier en silicium de forme possède deux réceptacles remplis d'or 24 carats. Selon la marque, cette nouvelle architecture réduit, entre autres, les frottements dans l'air et aide à gagner jusqu'à 20% sur la consommation d'énergie. C'est donc désormais un échappement complet, baptisé Oscillomax, que Patek Philippe a réalisé en silicium puisqu'il intègre outre ce nouveau balancier le spiral Spiromax et l'ensemble ancre et roue d'ancre Pulsomax déjà existants.
Présenté à l'issu de la conférence, la Réf. 5550P Advanced Research est le premier garde-temps à abriter l'Oscillomax. Animé par le calibre mécanique à remontage automatique par microtor 240, ce dernier a été modifié pour devenir le 240 Q Si. Doté d'un quantième perpétuel, il dispose d'une réserve de marche atteignant désormais 70 heures.
Mais la conférence de presse portait aussi sur le soutien financier de Patek Philippe à la chaire de microtechnique de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. En effet, la marque s'est engagée à financer une équipe de chercheurs de la chaire en micro et nanotechnologies dépendant de l'Institut de microtechnique de Neuchâtel. En s'assurant un accès direct à la recherche dans ces domaines cruciaux pour l'horlogerie, Patek Philippe consolide sa position tout en verrouillant l'accès de ces instituts à la concurrence.
LA SÉLECTION 2011