La Railmaster revient en force

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Railmaster © Omega
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Moins connue que ses sœurs Seamaster et Speedmaster, la Railmaster est une pièce historique d’Omega dont les qualités d’époque (robustesse, précision, anti-magnétisme) résonnent avec les préoccupations horlogères actuelles. Omega en édite quatre nouvelles versions.

La Railmaster d’Omega est un secret bien gardé. Il possède ses fans et collectionneurs, de ceux qui aiment se tenir à l’écart de l’incontournable Speedmaster pour aller défricher des terres moins connues. Pourtant, Speedmater, Railmaster et Seamaster sont de proches parentes. Et pour cause. Elles sont toutes les trois sorties en 1957. Elles appartenaient à une même collection, dite « Professional Line ». Elles partageaient nombre d’attributs techniques et esthétiques. Et elles avaient même trois numéros de modèles qui se suivaient : CK2913 (Seamaster), CK2914 (Railmaster) et CK2915 (Speedmaster).

Railmaster © Omega
Railmaster © Omega

L’histoire a nettement aidé la première et la troisième. La Seamaster a profité de l’essor de la plongée récréative des années 50 et 60, au même titre que la Fifty Fathoms de Blancpain, de la Submariner de Rolex, de la collection SUB de Doxa, de la Superocean de Breitling, ou encore de la Scafograf d’Eberhard & Co. Quant à la Speedmaster, initialement née pour la course auto, elle allait se retrouver au sommet de la gloire en allant directement...sur la Lune. 

Famille nombreuse

Dans ce contexte, la Railmaster a eu bien des difficultés à faire valoir ses qualités. Elle a à la fois bénéficié de la gloire de ses deux sœurs stars, mais a aussi pâti de leur ombre. Pourtant, la Railmaster fut dévoilée au bon moment. Elle appartenait au segment des montres techniques spécialisées. C’était aussi le cas de l’Ingenieur d’IWC (1955), de la Milgauss de Rolex (1956), de la Geophysic (1958) ou de la Polaris (1968) de Jaeger-LeCoultre. 

La Railmaster était conçue pour les travailleurs ferroviaires. Exposés aux champs magnétiques des postes électriques, ils devaient posséder une pièce qui s’en prémunissait et devait garder l’heure juste, vitale pour la régulation ferroviaire. Leur calibre était donc protégé d’une cage de Faraday en fer doux résistante à 1000 Gauss, d’un cadran deux fois plus épais que la moyenne, et d’un mouvement privilégiant le cuivre, par nature non magnétique. 

Railmaster © Omega
Railmaster © Omega

Malheureusement, travailler sur les rails n’a pas le même charme que de plonger avec les requins ni d’aller sur la Lune. La Railmaster en a fait les frais. La pièce a donc été maintes fois arrêtée, ce qui, paradoxalement, a fait exploser la côte des modèles d’époque, devenus introuvables (surtout ceux qui, entre temps, avaient séduit quelques rares escadrons de chasse aérienne, au Pérou ou au Pakistan). 

Quatre éditions 2025 très abordables

La Railmaster est aujourd’hui de retour en quatre variations : cadran dégradé gris avec trois aiguilles centrales (bracelet cuir ou acier), et cadran dégradé brun avec petite seconde (bracelet cuir ou acier). Leur diamètre commun est de 38 mm, très proche de la Railmaster originale (37,5 mm). On retrouve l’aiguille des heures à pointe de flèche (« Arrow »), plus étirée et incisive, sans courbe, et une aiguille des minutes avec le traitement opposé (plus courte, plus large). L’équilibre est donc préservé mais, en quelque sorte, « inversé ». L’aiguille des secondes, qui n’était à l’époque pas luminescente, voit aujourd’hui sa pointe dotée de Super-LumiNova. 

Railmaster © Omega
Railmaster © Omega

On apprécie que la pièce demeure « utilitaire » et conserve à cette fin sa boîte acier. La cage de Faraday a été supprimée, car les nouvelles Railmaster, équipées d’un spiral en silicium, ont leur échappement Co-Axial par nature anti magnétique. Il s’agit du Cal. 8806, par ailleurs commun à de nombreuses Seamaster. Cerise sur le gâteau : à 5'200 CHF, la nouvelle Railmaster reste la plus abordable de la trilogie qu’elle forme avec la Speedmaster et la Seamaster. Pour le moment...

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