Céramique, matière d’avenir, signature d’aujourd’hui

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© Audemars Piguet
Dès la première Royal Oak Offshore tout en céramique noire lancée dans le courant des années 2010, Audemars Piguet profite des atouts de ce matériau. L’apport n’est pas qu’esthétique, son usage participe à redéfinir les codes d’une horlogerie contemporaine. Mise au point.
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Dans l’univers horloger d’Audemars Piguet, la céramique n’est pas qu’un matériau technique dont la maîtrise relève presque de l’art. Composé à partir d’oxyde de zirconium ou d’alumine, cette matière affiche des propriétés exceptionnelles. Légère, anallergique, inaltérable et surtout résistante aux rayures – avec une dureté de 7 sur l’échelle de Mohs, quand le diamant culmine à 10 –, la céramique se distingue par ses performances mais aussi par son raffinement esthétique. Car si ses avantages mécaniques séduisent, son éclat visuel impressionne tout autant.

La céramique offre une intensité rare, capable de recevoir aussi bien un poli miroir qu’un satinage profond. Cette dualité permet à la matière de façonner des contrastes subtils, de capturer la lumière et de sculpter les volumes. Dans la production des montres de la manufacture du Brassus, chaque surface devient un terrain d’expression, chaque finition une composante d’identité.

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L’exigence de fabrication qui entoure cette céramique est à son image, sans compromis. De multiples étapes sont nécessaires pour obtenir un résultat impeccable, depuis la composition du matériau jusqu’à la cuisson, le frittage, l’ajustage et le polissage final. Chaque phase demande une précision extrême, car la matière ne tolère aucune approximation. Cette rigueur se mesure également dans la recherche chromatique.  Désormais disponible dans une grande variété de teintes stables et inaltérables, la céramique élargit les champs du possible créatifs.

La Royal Oak demeure l’emblème de cette maîtrise. Sa géométrie angulaire et son architecture unique offrent un terrain de jeu idéal à cette matière complexe. Le fameux fini alterné, signature de la maison – ce brossé vertical tendu ponctué de facettes polies miroir – prend une dimension inédite lorsqu’il est appliqué à la céramique. Le travail de finition devient presque sculptural, donnant naissance à des reliefs graphiques d’une netteté fascinante, comme taillés au scalpel.

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Cette démarche marque la volonté d’Audemars Piguet de rester fidèle à son héritage tout en regardant droit vers l’avenir. Le tournant a eu lieu en 2017, lorsque la manufacture dévoile sa première Royal Oak en céramique dotée d’un boîtier et d’un bracelet entièrement réalisés dans ce matériau. Depuis, la céramique est devenue un acteur majeur dans le langage contemporain horloger d’Audemars Piguet.

Trois couleurs : triptyque symbolique

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Noir

Couleur d’une élégance naturelle, le noir et la céramique forment un duo qui ne manque ni de présence ni de profondeur. Sur une Royal Oak telle que la Royal Oak Grande Complication 44 mm, cette teinte révèle toute la puissance du design. Les arêtes semblent plus franches, les surfaces plus nettes, les contrastes plus radicaux. Le noir absorbe la lumière tout en soulignant les transitions brossées et polies.

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Blanc

Symbole de pureté, la céramique blanche offre une expression lumineuse et spectaculaire. Le coloris révèle aussi une autre facette du design. Ainsi, les volumes de la Royal Oak Automatique 34 mm semblent plus aériens, les lignes gagnent en finesse. Contrairement au noir, le blanc renvoie la lumière avec douceur et délicatesse.

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Bleu

La teinte donne à la céramique une intensité quasi minérale. Les reflets profonds du bleu cobalt se font éclatants et métamorphosent la personnalité de la montre apportant une sophistication contemporaine. Le bleu accroche de plus la lumière avec force, révélant une richesse de nuances évoluant au fil des angles. La Royal Oak Double Balancier Squelette 41 mm, avec sa grande tapisserie, gagne en élégance.

Bi-matière : l’union fait la force

La céramique prend une tout autre dimension lorsque la manufacture décide de l’associer à un second matériau, l’or gris, l’or rose ou encore l’acier. De nombreuses références dans la collection 11.59, à l’instar de la Répétitions minutes Supersonnerie ou de la Tourbillon Volant Automatique, mixent surfaces métalliques et éléments en céramique avec une précision millimétrique.

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L’exercice impose une maîtrise bilatérale. Unir deux matières aux densités, aux tolérances et aux comportements différents, tout en conservant une homogénéité esthétique structurale demeure toujours un tour de force, d’autant plus que l’architecture des boîtiers de la collection s’avère complexe. Les contrastes visuels et tactiles créés donnent à ces montres leur personnalité singulière.

« Notre première céramique de multi-couleurs, fruit de nos travaux de recherche dans le domaine des matériaux, ouvre un nouveau champ de possibilités créatives pour les années à venir. Nous avons hâte de la voir apparaître dans nos collection »
Lucas Raggi, Directeur Recherche et Développement
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Frittage : une recette améliorée pour le futur

La Royal Oak Offshore Chronographe Automatique 43 mm détonne par son allure résolument sportive, laquelle allie des céramiques noires et vertes, le tout renforcé par des éléments en titane. De cette variation se dégage une puissance visuelle d’une rare intensité. Sa confection illustre la capacité de la manufacture dans l’élaboration de pièces complexes. Cependant, celle-ci ne se repose pas sur ses lauriers. Bien au contraire !

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Les associations de couleurs, de matériaux font partie intégrante du génome de l’ADN d’Audemars Piguet. Les recherches menées en interne ne cessent d’étoffer la grammaire horlogère, explorant des combinaisons et des processus de fabrication inédits.  

La céramique polychrome ouvre ainsi de nouveaux horizons. Grâce à son esthétique basée sur un étonnant motif camouflage mis au point au moyen de la technologie SPS (Spark Plasma Sintering), chaque boîtier devient une pièce singulière. Le procédé repose sur des poudres de céramiques de différentes couleurs placées dans un moule circulaire en graphite, lesquelles sont frittées par un puissant courant électrique qui génère une montée fulgurante en température. La disposition des poudres, variant à chaque fois, fait que chaque pièce est unique.

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Les galettes obtenues servent alors à usiner boîtier et lunette, des composants extrêmement robustes qui sont ensuite pré-polis et pré-satinés. Avec cette innovation, la céramique version AP n’ouvre pas seulement nouvelle parenthèse stylistique, elle inaugure un chapitre passionnant dans l’histoire du design horloger moderne.

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