Les horlogers suisses se livrent une lutte sans merci pour compléter leur escadron d'ambassadeurs.
Tribune de Genève - 26 mai 2010
Jean-Daniel Sallin
Au top-modèle trop formaté et à l'actrice surexposée, les maisons horlogères préfèrent désormais le sportif. Mais pas n'importe lequel… L'as des as. Le dieu du stade. Roger Federer porte une Rolex. TAG Heuer mise sur les pilotes de F1. Hublot ne traite qu'avec les légendes. De Manchester United à Diego Maradona.

La semaine dernière, alors que les regards se focalisaient sur la Croisette et son cortège de stars, Jean-Claude Biver profitait d'ailleurs d'un voyage à Shanghai pour ajouter une pierre à son panthéon personnel: le sprinter jamaïcain Usain Bolt. «C'est un symbole formidable pour un horloger que de voir sa montre portée par l'homme le plus rapide du monde, a-t-il commenté. La notion du temps, pour lui comme pour nous, est sacrée: nous le mesurons, Usain réussit toujours à en gagner!»
Trois jours avant, Audemars Piguet plantait une banderille sur le terrain de jeu préféré de Jean-Claude Biver: le football. En choisissant Lionel Messi , l'attaquant virevoltant du FC Barcelone, comme icône. «Au-delà de sa valeur intrinsèque, c'est l'homme au grand cœur et aux qualités humaines que nous accueillons dans notre famille», a déclaré Philippe Merk, directeur général de la marque. Ce positionnement doit pourtant plaire au patron de Hublot: il lui donne raison! Il était l'un des premiers à sentir la puissance du football comme vecteur de communication pour l'horlogerie suisse.

Marques