Haute horlogerie aux enchères

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La « montre du Négus » et la Cartier « de la Croix-Rouge » seront mises en vente le 15 novembre à Genève.


Communiqué

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Vente aux enchères: Haute Horlogerie, dimanche 15 novembre 2009 à l'Hôtel Beau-Rivage de GenèveExposition publique: du vendredi 13 au dimanche 15 novembre, à l'Hôtel Beau-Rivage de Genève



Sotheby's a le plaisir d'annoncer sa vente aux enchères de Haute Horlogerie qui se tiendra le dimanche 15 novembre 2009 à 20 heures dans les salons de l'Hôtel Beau-Rivage de Genève. A cette occasion, Sotheby's présentera notamment deux montres historiques : la « Montre du Négus », offerte par l'Empereur Menelik II à l'ingénieur français Léon Chefneux, pour sa contribution au premier réseau ferroviaire reliant Djibouti et Addis-Ababa ; ainsi qu'une montre de poche Cartier commandée par M. Henry P. Davison, l'un des initiateurs de la création de la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge.

La vente comprendra encore un certain nombre de montres bracelets rarissimes Patek Philippe et Vacheron Constantin, ainsi que deux merveilleuses collections de montres de poche émaillées. Certaines fabriquées pour le marché français, avec des sujets inspirés de grands maîtres de la peinture du XVIIIème siècle, tels que Fragonard, Boucher, et Watteau. D'autres réalisées spécialement pour le marché chinois, avec deux montres exceptionnelles. Cette vente aux enchères réunit ainsi 226 lots allant de la fin du XVIIe siècle jusqu'à nos jours.

M. Geoffroy Ader, récemment nommé Directeur du Département de Haute Horlogerie pour l'Europe et commissaire-priseur de cette vente, déclare: «J'ai consacré beaucoup de temps à réunir toutes ces montres qui viennent de plusieurs pays d'Europe et suis heureux de pouvoir partager le résultat de ce travail passionnant avec des collectionneurs du monde entier. Nous avons le plaisir d'annoncer un vaste choix de modèles allant de montres en émail de la fin du XVIIIe / début du XIXe siècle à une grande variété de montres-bracelets signées Patek Philippe et Vacheron Constantin, en passant par des complications - notamment des calendriers perpétuels, des chronographes et des répétitions minutes. Nous sommes en outre fiers de proposer deux montres historiques présentées pour la toute première fois en vente aux enchères.»




Une sélection de modèles "Vintage" signées Patek Philippe

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Les lots phares de cette vente aux enchères sont incontestablement quelques-unes des plus remarquables complications signées Patek Philippe, dont la plus importante est une Réf. 1526R, rare et exceptionnelle montre bracelet en or rose avec calendrier perpétuel et phases de la lune. Sa particularité vient de la combinaison du boîtier et du cadran en or rose – dont moins de dix exemplaires identiques sont connus du marché. De plus, cette montre exceptionnelle est mise à l'encan pour la toute première fois avec une estimation de CHF 200'000 – 300'000/ US$ 194'000 – 291'000).

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A signaler également, cette Réf. 2499/100J, une rare montre-bracelet chronographe en or jaune avec calendrier perpétuel et phases de la lune. Ce modèle appartient à la série 4 (édition limitée) et a été spécialement conçu pour le fameux revendeur Beyer à Zurich. Cette montre est accompagnée de son certificat et de son écrin d'origine, il est estimé entre CHF 300'000 et 400'000 (US$ 291'000 – 388'000).

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Cette section comprend aussi une Réf. 1436J, rare montre bracelet en or jaune avec chronographe à rattrapante, estimée à CHF 300'000-400'000 (US$ 291'000 – 388'000). D'après nos recherches, cette référence a été fabriquée en quelque 165 exemplaires, ce qui correspond à une moyenne de seulement cinq par an. Celle-ci, dans son écrin d'origine, a été manufacturée vers 1947.

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Autre exemple du savoir-faire de Patek Philippe, cette pendulette de bureau solaire de 1978, modèle unique, en laiton doré avec décor de scène “Ville de Genève” en émail cloisonné signé Mme Luce Chappaz. Elle est estimée à CHF 40'000 – 60'000 (US$ 38'800 – 58'500). Le travail dit «cloisonné» de cette pièce unique a été exécuté avec  beaucoup de soin, faisant de cette oeuvre l'un des exemples les plus prestigieux parmi les pendules solaires signées Patek Philippe. La célèbre émailleuse d'art Mme Luce Chappaz doit sa notoriété notamment à la réalisation d'autres pendules solaires de la même manufacture, telles que “La Dame à la Licorne” et “La Camargue”.


Une sélection de Vacheron Constantin

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Les Vacheron Constantin figurent également parmi les pièves phares de cette vente, elles proviennent d'une collection privée. Manufacturée aux alentours de 1953 et connue sous le nom de « Cioccolatone », surtout parmi les nombreux collectionneurs de la marque genevoise, cette montre bracelet en or de forme coussin aux larges dimensions possède à la fois le triple calendrier et l'indication des phases de la lune. Créé dans les années 1950, c'est certainement l'un des modèles vintage de Vacheron Constantin les plus recherchés. Plusieurs variantes ont été manufacturées sous cette référence : la plupart avec le boîtier en or jaune et un mouvement mécanique ou automatique, mais un cadran indiquant seulement l'heure. Contrairement au modèle proposé qui, de ce fait, est estimé à CHF 40'000 – 50'000 (US$ 38'800 – 48'500).

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Le lot phare de cette section est sans doute la montre bracelet en or rose avec répétition minutes dont l'estimation s'élève à CHF 160'000 – 180'000 (US$ 155'000 – 175'000). Il semblerait que très peu d'exemplaires de cette référence aient été manufacturés, afin de répondre aux normes de qualité les plus élevées. Raison pour laquelle il n'en reste qu'un nombre très limité aujourd'hui.


D'importantes montres historiques

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Cette montre de poche historique, la “montre du Négus”, fut commandée en 1893 par l'Empereur éthiopien Menelik II (1844 – 1913) pour l'offrir à l'ingénieur français Léon Chefneux, en remerciement de sa contribution à la première ligne de chemin de fer de son pays. Comme l'indique l'inscription à l'intérieur du boîtier : « Don de Sa Majesté Menelik II Empereur d'Ethiopie ». Son règne a été caractérisé par le progrès, l'innovation et la modernité. Estimée entre CHF 30'000 et 50'000 (US$ 29'100 – 48'500), cette montre de poche chronomètre en or signée Lattes est équipée d'un échappement à détente. Son cadran en émail blanc met en valeur la décoration émaillée bleue des  chiffres pour les heures inscrit en Erythréen. Accompagnée également d'un cadran en émail blanc, cette montre a comme décoration au dos une couronne symbolisant celle de l'Empereur Menelik II. Elle est accompagnée de son écrin et du bulletin original de précision de Première Classe de l'Observatoire de Genève.

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A remarquer également dans cette section: la  montre Cartier « de la Croix- Rouge », qui avait été commandée en hommage aux exploits de la Croix- Rouge américaine pendant la Croix Rouge Américaine, Henry P. Davison (anciennement partenaire de J.P. Morgan). Cette montre de smoking, datant de 1918, signée Cartier, avec répétition minutes est accompagnée également de son écrin en maroquin rouge. Elle estimée à CHF 80'000 - 120'000 (US$ 77'500 – 117'000). Sur la photo ci-contre, la montre-bijou historique est représentée de face (à gauche), ouverte (au centre) et de dos (à droite). La vente de cette pièce rend hommage à l'organisation internationale dont le siège est à Genève et qui célèbre cette année le 90ème anniversaire de sa création.


Les montres émaillées d'exception destinées au marché chinois

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La vente aux enchères propose aussi de très précieuses collections de montres de poche émaillées, dont certaines pièces - destinées à l'époque au marché français - sont ornées de scènes inspirées de grands maîtres de la peinture ancienne, tels que Teniers, Boucher et Fragonard.

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Parmi les montres émaillées pour le marché français se trouvent d'une part cette rare montre à chaînette en or et en émail, réalisée aux alentours de 1765, avec échappement à verge et décor inspiré du tableau “Pensent-ils au raisin” de Boucher. Elle est estimée entre CHF 6'000 et 8'000 (US$ 5'900 – 7'800) (cf. illustration au-dessus, à gauche). Et, d'autre part, la montre en or et en émail ci-contre avec échappement à verge, répétition des quarts et représentation d'une scène d'après Teniers, un émail signé Dailly en 1775 et qui porte le numéro 690. Elle est estimée à CHF 8'000 – 12'000 (US$ 7'800 – 11'700).

Toutes ces montres émaillées pour le marché français sont complétées par deux montres pour le marché chinois chacune typique de la fabrication des pièces pour l'Extrême Orient. La fascination de l'Empereur de Chine et de sa cour pour les nouveautés mécaniques et les ornements des montres européennes égalait la  passion que l'Europe vouait à l'art chinois. En 1800, les montres destinées au marché chinois étaient alors dotées d'échappements duplex ou à cylindre, d'aiguilles de secondes concentriques bien visibles, ainsi que d'un mouvement entièrement orné de décorations florales et de motifs géométriques (le calibre chinois). On admirera le soin tout particulier apporté à la qualité de la peinture sur émail des pièces décoratives qui seront dispersées lors de cette vente.

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Citons, cette montre exceptionnelle en or, émaillémontre émaillée et sertie de perles, manufacturée aux alentours de 1800 pour le marché chinois. Orné d'une délicate peinture émaillée, ce modèle est estimé à CHF 60'000 – 80'000 (US$ 58'500 – 77'500).

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Par ailleurs, cette montre octogonale en or, pierres dures et sertie de perles, à secondes concentriques, elle est numérotée 5983 et était destinée au marché chinois des années 1800. Equipée d'un mouvement signé Ilbery, son estimation est de CHF 50'000 à 80'000 (US$ 48'500 – 77'500). William Ilbery, déjà connu pour son travail exceptionnel dans le domaine de la Haute Horlogerie pour la Chine, s'est aussi forgé une réputation en signant quelques exemplaires rarissimes en pierre dure, à l'image de cet exemple précis.

N.B. : les estimations n'incluent pas la commission de l'acheteur.