Commençons par la collection L.U.C. Il y a trois décennies, le co-président Karl-Friedrich Scheufele souhaitait concevoir une ligne horlogère sans compromis, dotée de mouvements fabriqués à Fleurier. Depuis, cette vision constitue un élément central de l’univers de la maison. La L.U.C 1860 s’inscrit dans la continuité du tout premier modèle, tout en intégrant des technologies et des matériaux actuels. Son diamètre reste de 36,55 millimètres, mais son boîtier est désormais réalisé en Lucent Steel™, un acier recyclé à au moins 80 %. Le calibre 96.40-L, amélioré, offre une réserve de marche portée à 65 heures grâce à un système de double barillet. Son cadran en or bleu, inspiré de la rivière Areuse toute proche, est guilloché à la main par les artisans de la manufacture. Cette exigence propre à la collection L.U.C a été saluée à plusieurs reprises en trente ans, notamment par l’Aiguille d’Or au Grand Prix d’Horlogerie de Genève en 2017.
Prendre de l’altitude
Ce même calibre L.U.C 96.40-L, certifié COSC et répondant aux critères du Poinçon de Genève, équipe également la nouvelle Alpine Eagle 41 XPS, un modèle extra-plat affichant seulement huit millimètres d’épaisseur. Fidèle à l’esprit de la collection, le cadran évoque l’iris d’un aigle alpin et se pare d’une teinte champagne baptisée « Mountain glow ». Le Lucent Steel™ s’impose progressivement comme une référence chez Chopard et équipe aussi cette version. Karl-Friedrich Scheufele souligne que « la collection Alpine Eagle reflète à la fois un engagement durable, une maîtrise technique, mais aussi une histoire familiale sur trois générations, marquée par la persévérance et l’audace », en référence à cette ligne sportive inspirée des années 1970.
Happy Go Lucky
Une autre vision du style sportif se retrouve dans la Happy Sports Happy Hearts de 33 millimètres, animée par le mouvement automatique manufacture 09.01 C. Cette importance accordée à la mécanique rejoint les propos de la co-présidente Caroline Scheufele, qui rappelait lors d’un précédent Watches and Wonders : « Les femmes pilotent des avions et conduisent de belles voitures, alors pourquoi ne porteraient-elles pas de véritables montres mécaniques ? » Fidèle à l’identité de la collection lancée en 1993, la montre conserve ses célèbres diamants mobiles, auxquels s’ajoutent ici deux cœurs en nacre évoluant librement entre deux glaces saphir. Le bracelet en denim, déjà aperçu à plusieurs reprises lors de l’édition 2026, pourrait bien devenir une tendance de la saison estivale.
Onyx noir
Parmi les créations présentées en 2026, la plus raffinée et exclusive est sans doute la nouvelle pièce de la collection L’Heure du Diamant. Elle se distingue par un boîtier de forme coussin serti de 4,40 carats de diamants selon la technique emblématique de sertissage en couronne de Chopard. Mais c’est surtout son cadran en onyx noir profond et brillant qui attire le regard, une pierre appartenant à la famille des calcédoines et de plus en plus prisée dans l’horlogerie. Le modèle est animé par le calibre manufacture 09.01 C, logé dans un boîtier en or blanc. Fidèle à ses engagements, Chopard utilise un or entièrement traçable, garantissant son origine éthique. Les aiguilles, en or blanc 18 carats éthique, sont elles aussi serties de diamants taille brillant, apportant une touche finale d’éclat.