Peu de formes sont aussi universellement reconnaissables — et aussi emblématiques — que celle d’un ballon de football. Depuis plus d’un siècle, il porte en lui toute l’émotion du jeu, réunissant les générations autour de moments d’attente, de triomphe et de passion partagée.
Présenté tel un trophée mécanique, The Football de L’Epée 1839 traduit ce lien émotionnel à travers le langage de la haute horlogerie. Son architecture ajourée transforme la géométrie emblématique des pentagones et des hexagones en une sculpture cinétique, dévoilant en son centre un mouvement doté d’une réserve de marche de huit jours et donnant vie à une création animée par l’esprit du jeu.
Le football s’inscrit dans un temps parfaitement défini : deux mi-temps, des minutes additionnelles, des saisons et des compétitions qui se renouvellent année après année. Chaque match est précédé d’innombrables heures de préparation, consacrées au perfectionnement du geste et à la quête de maîtrise. Pourtant, dès le coup de sifflet, le jeu échappe aux certitudes. Sa durée se mesure, son rythme s’anticipe, mais son déroulement et son dénouement restent imprévisibles.
L’horlogerie incarne ce même paradoxe. Chaque mouvement est l’aboutissement d’années de savoir-faire, d’un développement méticuleux et du patient perfectionnement de chacun de ses composants. Le mécanisme peut être réglé avec une extrême précision, chaque seconde mesurée avec une remarquable exactitude. Pourtant, le temps ne prend tout son sens qu’à travers les instants qui le composent — des instants dont la portée ne peut être ni anticipée ni maîtrisée.
À l’image d’une équipe unie par une même ambition, la réalisation de The Football mobilise les savoir-faire de nombreux métiers spécialisés, tous réunis au sein de la manufacture L’Epée 1839. Pensée dans les moindres détails, chaque pièce est façonnée avec précision avant d’être soigneusement terminée à la main. De sa conception technique jusqu’à son assemblage final, cette œuvre cinétique prend vie grâce au talent conjugué des artisans de la Maison.
Au-delà de l’hommage rendu au plus beau des sports, The Football célèbre la quête d’excellence : les étapes qui jalonnent un parcours, la maîtrise acquise au fil du temps et la force du collectif à l’origine de chaque grande réussite.
« Le football possède sa propre manière de mesurer le temps : à travers les saisons, les finales disputées ou ces quatre-vingt-dix minutes capables de marquer une carrière. Nous voulions créer un objet à la hauteur de cette dimension symbolique. Une pièce destinée à accompagner son collectionneur bien au-delà d’une saison, et à traverser toute une vie. »
— Arnaud Nicolas, Directeur général de L’Epée 1839
Design et mécanisme
La géométrie caractéristique du ballon de football, composée de pentagones et d’hexagones, est ici réinterprétée sous la forme d’un exosquelette mécanique. Fixé par des vis apparentes, chaque élément s’organise autour du mécanisme horloger placé au cœur de la sphère.
Entièrement ajourée, la structure laisse circuler la lumière à travers la sculpture, quel que soit l’angle de vue. Elle éclaire les différents niveaux du mouvement squeletté et met en valeur le ballet de ses composants. Poli à la main, l’exosquelette capte et reflète la lumière, tandis que les disques d’affichage satinés offrent un contraste plus doux qui permet de distinguer la lecture de l’heure de l’architecture environnante. Le dialogue entre les finitions, la transparence et la lumière confère à The Football une impression de profondeur et de légèreté, faisant du mouvement un élément à part entière de son expression sculpturale.
Au cœur de The Football bat un mouvement doté d’une réserve de marche de huit jours, animé par la pulsation régulière de son échappement apparent et par le mouvement de ses rouages. Ensemble, ils insufflent à la sculpture son rythme et sa vitalité mécanique. À l’image d’un ballon en mouvement, qui porte en lui l’intensité et l’élan d’un match, l’échappement devient la force motrice de la création.
L’affichage du temps épouse directement la forme de la sphère. Les heures et les minutes apparaissent sur deux disques rotatifs satinés, intégrés au mouvement squeletté et suivant la courbure de The Football. Les chiffres se dévoilent à travers deux ouvertures hexagonales distinctes. La géométrie même du ballon devient ainsi le cadre de l’affichage, intégrant pleinement l’indication du temps à la construction de la sculpture.
Le remontage du mouvement et la mise à l’heure s’effectuent à l’aide d’une clé dédiée, placée au sommet de la sculpture sphérique.
Présentée sur un socle en bois soigneusement ouvragé, tel un trophée mécanique, The Football peut être orientée selon plusieurs angles. Son architecture sphérique, son affichage du temps et la complexité de sa mécanique peuvent ainsi être admirés sous différentes perspectives.
The Football de L’Epée 1839 est proposée en quatre versions, chacune limitée à 99 exemplaires : entièrement dorée, entièrement palladiée, bicolore avec chiffres noirs et bicolore avec chiffres dorés.
Inspiration
Peu d’objets suscitent autant d’émotion qu’un ballon de football. Reconnaissable sur tous les continents et dans toutes les langues, il n’a besoin d’aucun mot pour être compris. Il a roulé dans les quartiers de Londres et de Paris comme dans les favelas de Rio, été brandi au-dessus des foules dans les stades du monde entier, puis précieusement conservé, parfois durant des décennies, par celles et ceux qui ont un jour joué et n’ont jamais tout à fait réussi à s’en détacher.
Depuis des générations, L’Epée 1839 repousse les limites de la créativité mécanique et de la précision dans son interprétation du temps. Le ballon de football a connu une quête de perfection similaire, les ingénieurs n’ayant cessé d’en affiner la conception afin d’améliorer sa précision, sa régularité et sa maîtrise. Tous deux se heurtent pourtant à la même limite : le ballon peut être perfectionné, mais le match reste à écrire ; le temps peut être mesuré, mais jamais maîtrisé.
Composé de 12 pentagones et de 20 hexagones, le ballon classique à 32 panneaux s’est imposé comme une représentation emblématique du football après l’apparition du Telstar lors de la Coupe du monde de 1970. Conçu pour obtenir une sphère plus régulière, son graphisme contrasté en noir et blanc améliorait également sa visibilité à la télévision. Une solution technique est ainsi devenue l’une des silhouettes les plus immédiatement reconnaissables de l’histoire du sport.