Bovet, la force constante

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© Bovet 1822
La manufacture dévoile deux nouvelles pièces, une Récital 30 dérivée de la très impressionnante Récital 28 Prowess 1 (2024), accompagnée d’une Récital 12 de 36 mm qui ouvre une nouvelle voie 100% féminine

Pascal Raffy a de la suite dans les idées. Depuis 24 ans qu’il est propriétaire de Bovet, l’homme a notamment pour objectif le perfectionnement des garde-temps de voyages, intégrant les problématiques effroyablement complexes de gestion des fuseaux, demi-fuseaux, heures d’été et d’hiver, parmi autres réjouissances liées aux spécificités locales. 

Très peu de marques auraient pu consacrer de tels investissements à ce seul sujet d’étude. Mais Bovet est 100% indépendante et gère sa R&D comme elle l’entend. Et les résultats sont là, incarnés notamment par la collection Récital. Pas moins de 6 chapitres sont dédiés au voyage : Récital 18 Rising Star, Récital 20 Astérium, Récital 22 Grand Récital, Récital 26 Chapter One, Récital 26 Chapter Two, Récital 28 Prowess 1. Les professionnels en saluent régulièrement les avancées, puisque, sur ces 6 pièces, 4 ont reçu une consécration au GPHG. La Récital 30 en est le 7e chapitre. 

Récital 30 © BOVET 1822
Récital 30 © Bovet 1822

Et 28 devint 30

La pièce repose sur les avancées de son aînée, la Récital 28 Prowess 1. Elle en reprend l’essence : un affichage des villes par rouleaux, la gestion de 24 fuseaux et 1 demi-fuseau, pour 4 périodes différentes que sont UTC, AST (American Summer Time), EAS (European and American Summer Time), et EWT (European Winter Time). Qui plus est, ces heures d’été, ou Daylight Saving Time (DST), pour complexifier encore la chose, ne sont appliquées que par environ 70 pays dans le monde (sur 195). Mais l’essentiel va au-delà de ces capacités techniques. Il s’agit plutôt de les rendre aisées à régler par le propriétaire. Une simplicité d’usage qui exige, à l’inverse, des développements d’une rare complexité. 

Pour la nouvelle Récital 30, en appuyant sur le poussoir supérieur, chaque rouleau pivote de 90 degrés, permettant ainsi de régler d’un coup les 24 fuseaux horaires sur chacune des quatre périodes de l'année. Le poussoir inférieur fait, quant à lui, avancer le cadran central de 24 heures, d'une heure par pression. Une seule action, une lecture immédiate : il serait difficile de faire plus simple. Même l’indicateur jour/nuit, au centre de la pièce, devient superflu, puisque l’affichage est déjà sur 24h, mais en facilite néanmoins la lecture, plus intuitive. On note la mise en avant de New Delhi, qui se contente d’un décalage de seulement 30 minutes indiqué par une deuxième aiguille des minutes, raison pour laquelle la cité indienne s’inscrit en marge des autres villes de référence. 

Récital 30 © BOVET 1822
Récital 30 © Bovet 1822

Enfin, notons que la Récital 30 sera la première à bénéficier des nouvelles capacités de production de boîtes de Bovet, sises à Tramelan. La manufacture passait naguère par un tiers fournisseur, qui fut autrefois propriété de Maurice Lacroix, et dont M. Raffy était l’un des coactionnaires. Les boîtes (de 42 mm) en titane de la Récital 30 seront produites ab initio à Tramelan. Celles en or rouge le seront dans un an. Les prix annoncés se montent à CHF 68'000.- pour les premières, à CHF 96'800.- pour les secondes. 

Récital 12 36 mm, un cœur à prendre

En parallèle, Bovet annonce une variation inédite de sa Récital 12, première Bovet à être nativement dotée d’un bracelet acier. Nativement, mais pas éternellement : la pièce est aujourd’hui proposée avec un système d’interchangeabilité pour revenir, à l’envi, sur un bracelet en cuir, également fourni. 

Récital 12 36 mm, un cœur à prendre © Bovet
Récital 12 © Bovet 1822

Cette nouvelle version affiche sans complexe sa féminité, avec une lunette intégralement sertie de diamants, un cadran rose framboise finement guilloché et des aiguilles des heures et minutes qui, une fois par heure, se réunissent pour former un cœur. La pièce est aussi proposée en turquoise et en nacre blanche. 

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