Un galet de diamants
Dans cette interprétation, la Ladybird Colors se rapproche du langage de la Haute Joaillerie. L’ensemble de la montre est traité comme une surface unique, où la lumière circule sans interruption : un galet de diamants aux volumes doux et arrondis, qui semble se déposer naturellement sur le poignet.
Chaque création se compose de 919 diamants, totalisant 4,794 carats, répartis sur la boîte, la lunette, le cadran et jusqu’à la boucle. La couronne est ornée d’un diamant taille rose, une taille ancienne, caractérisée par une base plate et un dôme composé de facettes triangulaires.
La Lumière circule
Au cœur de cette composition, le sertissage neige joue un rôle déterminant. Cette technique, parmi les plus exigeantes de la joaillerie, consiste à sélectionner des centaines de diamants de tailles différentes, puis à les disposer selon une apparente spontanéité. En réalité, chaque pierre est positionnée avec une extrême précision afin d’éliminer toute surface visible de métal.
L’effet recherché évoque la lumière du soleil se reflétant sur la neige : une brillance diffuse, vibrante, jamais uniforme. Ce type de sertissage, dont la maîtrise demeure l’apanage d’un nombre très restreint d’artisans, confère à la pièce une profondeur et une continuité visuelle uniques.
Un cadran unique
Au cœur de la pièce, le cadran en nacre révèle une richesse subtile. Ses reflets évoluent avec la lumière, laissant apparaître des nuances de vert et de rose, une signature propre à la collection Ladybird Colors. De qualité exceptionnelle, cette nacre particulière se distingue par sa surface finement granulée, formée naturellement au fil du temps.
La nacre perlée n'existe qu'en quantités extrêmement limitées : elle est minutieusement extraite de coquillages de culture spécifiques, dont chacun ne permet de réaliser qu'un seul cadran, ou exceptionnellement deux. Prélevée dans la partie centrale la plus incurvée du coquillage, la nacre perlée ne permet que rarement des diamètres de nacre exploitables supérieurs à 28 mm.
Elle représente moins de 2% de l'ensemble de la nacre exploitable extraite d'un coquillage, le reste étant destiné à des usages moins sélectifs.
Chaque cadran, par la nature même de la nacre, est unique.
Le sertissage de 222 diamants au centre, réalisé selon l'apparente spontanéité du sertissage neige, s’intègre naturellement à cette surface vivante, tandis que les chiffres romains délicatement peints dans des nuances coordonnées — bleu pour la version en or gris, violet pour la version en or rouge — structurent l’ensemble sans en perturber l’équilibre.
Sur ces deux créations présentant un sertissage au centre du cadran, une fine décalque du logo Blancpain a été apposée directement sur la glace saphir, semblant flotter en lévitation afin de préserver l’intégrité du sertissage. Les aiguilles ajourées en forme de feuille de sauge, esthétique propre à Blancpain, indiquent les heures et les minutes.
La Lune coquette
Complication indissociable de Blancpain, la phase de lune s’inscrit ici dans une longue tradition. Depuis les années 1980, la Maison en a fait son langage stylistique. Dans sa version féminine, elle dévoile un visage délicatement dessiné — yeux clos, cils maquillés, ponctué d’un discret grain de beauté — évoluant dans un ciel parsemé de fines étoiles.
Le cœur horloger
L’ensemble conserve un diamètre fin de 34,9 mm, soulignant l’équilibre entre sophistication et portabilité. Équipée du calibre automatique 1163L avec une réserve de marche de 4 jours, elle intègre une phase de lune et une petite seconde discrète à 6h, signatures techniques de la ligne.
Visible à travers un fond saphir, le mouvement est décoré de Côtes de Genève, fidèle aux standards exigeants de finition de Blancpain.
Chaque modèle est accompagné de deux bracelets en cuir d’alligator interchangeables : bleu glacier et bleu nuit pour la version en or gris, blanc et violet royal pour la version en or rouge. Ce jeu de contrastes prolonge l’identité chromatique de la pièce et en nuance la perception au porté.
Un héritage horloger féminin depuis près d’un siècle
Blancpain a une longue histoire dans l’univers des montres pour femmes. Betty Fiechter, qui prend la tête de la Maison en 1933 et restera aux affaires jusqu'en 1967, devient la première femme à posséder et diriger une marque horlogère suisse. Sous sa direction, Blancpain révolutionne les années 1930 en poursuivant le développement de la "Rolls", première montre- bracelet automatique pour femmes.
La Ladybird voit le jour en 1956 et marque un tournant : elle intègre le plus petit mouvement mécanique rond de l’époque (le mouvement R-52 de 11,85 mm) dans un boîtier minimaliste avec la couronne de remontage placée au dos. À une époque où les montres féminines étaient souvent conçues avant tout comme des pièces de joaillerie, la Ladybird s’est distinguée en plaçant une véritable innovation horlogère au cœur du design féminin.
La Ladybird a poursuivi son évolution au fil des décennies, notamment avec l’introduction du calibre automatique extra-plat 615 en 1995 — un mouvement qui a posé les bases des modèles Ladybird Ultraplate actuels. Ce savoir-faire, alliant miniaturisation, design et performance, incarne l’ADN de la collection Ladybird Colors.