C’est la collection phare de Baume & Mercier. Depuis qu’elle est revenue en 2021, la Riviera est partout. « Revenue », car la collection initiale date en réalité de 1973. Elle est donc contemporaine des Nautilus, Ingénieur, Laureato et Royal Oak. Elle est, elle aussi, fille du mouvement initié par le maestro Genta. L’époque est au sport-chic, que le maître du design horloger a littéralement inventé. La Riviera en a tous les codes qui, il faut l’avouer, sont partagés par tous les modèles précités : prédominance de l’acier, lunette à pans coupés, cadran minimaliste à trois aiguilles, doté le plus souvent d’un motif frappé.
Côté mouvement, la période est au quartz. Il est arrivé en horlogerie quatre ans plutôt, en 1969, et a provoqué la chute quasi instantanée de toutes les alternatives mécaniques. Le quartz superstar s’est donc naturellement imposé dans la jeune et dynamique Riviera née en 1973.
Une pièce, cinq générations
La pièce va aller et venir au fil des priorités de Baume et Mercier. La première génération est réinterprétée en 1980 sous une deuxième vague comprenant de nouvelles versions bicolores. La troisième génération suit de près, en 1985, avec des variations de finition. Ensuite, c’est un grand saut de presque deux décennies d’écart. La quatrième génération arrive en 2004, soit avec 19 ans d’écart pendant lesquels l’horlogerie mécanique est revenue en majesté. C’est quasiment le même écart (17 ans) qui sépare les générations 4 et 5.
Avec cette cinquième salve née en 2021, Baume et Mercier franchit plusieurs caps symboliques. Le plus important est l’introduction du mouvement maison Baumatic, probablement l’un des meilleurs mouvements automatiques de l’horlogerie contemporaine, par sa résistance aux champs magnétiques, sa précision, sa réserve de marche et son intervalle de maintenance. Il équipe plusieurs modèles actuels de la collection Riviera - entre autres.
Toutefois, lors du salon Watches and Wonders, c’est un mouvement quartz que la marque a choisi d’implanter dans un diamètre de 39 mm. D’un point de vue historique, cette variation appelée Riviera 73 relève donc du retour aux sources : un diamètre plus petit, unisexe, à côté un peu plus « chic » que « sport », et le retour au mouvement quartz d’origine.
Collection XXL
De facto, la collection Riviera devient par la même occasion la plus large de tout le catalogue Baume et Mercier. Aussi bien en profondeur, avec des mouvements mécaniques, quartz, diverses complications associées, qu’en étendue, avec de très nombreuses variations de finitions et de diamètres, qui s’étirent sur un panel peu commun de 33, 36, 39, 40, 41, 42 et 43 mm.
Dans ce vaste portfolio, la Riviera 73 occupe donc une place particulière. Elle manifeste la volonté d’un retour aux sources, au plus près du modèle originel. Côté fond, elle arbore fièrement son année de naissance, dans une typographie très 70’s. Le mouvement quartz a le double mérite de rappeler la fondation de la collection, tout en offrant un niveau d’accessibilité tarifaire intéressant.
Une boîte sur mesure pour la version 73
Le retrait des vis, qui étaient auparavant visibles sur la lunette, accentue son côté vintage. Il permet de réduire significativement l’épaisseur de la boîte, à 7,7 mm. Baume et Mercier souligne avoir spécialement travaillé sur ce boîtier. Il ne s’agit pas d’une extrapolation d’un design existant, mais bel et bien d’un dessin plus fin, plus doux, plus subtil, offrant ainsi une courbe plus ajustée au poignet. La Riviera 73 affirme ainsi son caractère : dress watch, plutôt que tool watch.
Les prochaines animations de la collection sont attendues à la rentrée, au mois de septembre. Il sera question de nouveaux bracelets. Des couleurs inédites de cadran devraient suivre en 2027.