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Bitcoins  - Payer sa montre en bitcoin :  go ou no go ?

Bitcoins Payer sa montre en bitcoin : go ou no go ?

C’est tout un art de savoir distinguer la mode de l’effet de mode. A quelle catégorie appartient le bitcoin quand il s’agit de payer sa montre ?

L’horlogerie est majoritairement conservatrice, à tout le moins prudente. C’est ce qui fait sa solidité. Qu’elle rassure, que l’on peut en comprendre la trajectoire des principales marques. Mais c’est aussi une industrie dont les fondations économiques sont parmi les plus performantes et qui sait répondre aux attentes de ses marchés. Y’a-t-il une demande de leur part pour payer des montres en bitcoins ?

Un sujet discrètement débattu

Le sujet est à l’étude dans les coulisses des directions financières et / ou marketing. Car c’est bien de marketing qu’il s’agit ici : il n’y a aucune valeur ajoutée à proposer cette « devise » supplémentaire dans son arsenal de paiements possibles. Les monnaies locales, le dollar, l’euro, le franc suisse suffisent pour couvrir la quasi-totalité des transactions.

Actuellement, Hublot et Chronoswiss sont parmi les seules à s’être aventurées – ponctuellement – en la matière. Hublot, c’était en 2018, avec la Big Bang Meca-10 P2P, pour les 10 ans de la création du bitcoin. La manufacture de Nyon ouvrait une voie nouvelle, mais suivie par personne...même pas elle-même. Car depuis cette « P2P », silence radio sur le bitcoin.

Payer sa montre en bitcoin :  go ou no go ?

Big Bang Meca P2P © Hublot

Interrogé sur le sujet il y a quelques jours par nos confrères de Bilan, Ricardo Guadalupe, CEO, confirme travailler sur le sujet pour un paiement possible dès 2022, mais soulevant la grande diversité d’acteurs sur le sujet et la nécessité d’avoir un appui institutionnel pour aller de l’avant. C’est la principale difficulté de l’exercice – et son éminent paradoxe : il faut l’implication des partenaires financiers traditionnels pour effectuer des transactions en bitcoin, cette monnaie virtuelle...dont l’unique fonction est de réaliser des paiements en ligne sans intermédiaire ! Le bitcoin n’a en effet aucune existence physique et ne dépend d’aucune banque centrale. On ne peut pas non plus l’éteindre : il repose sur un réseau d’ordinateurs qui, ensemble, forment la « blockchain ».

Payer sa montre en bitcoin :  go ou no go ?

Big Bang Meca P2P © Hublot

« Trop volatile »

Ce n’est pas ce qui rend le bitcoin rassurant pour autant. La croissance phénoménale de sa valeur fait à tout instant craindre l’éclatement de la bulle virtuelle dans laquelle il réside. Les horlogers restent donc méfiants. Chez Michaud, Laurent Michaud confirme d’ailleurs un « no go. Nous n’acceptons pas les paiements en bitcoin. Trop volatile ». On ne pourra pas lui donner tort : en début d’année, Tesla prenait pour 1,5 milliard de dollars de bitcoin. Avant de se rétracter. Puis, ces derniers jours, de rouvrir la porte...s’il devenait moins polluant !

Chez Chronoswiss, la possibilité est ponctuellement ouverte mais semble rester secondaire. « Semble » ? Il est en effet difficile d’avoir des positions fermes sur le sujet. MB&F « envisage de l’autoriser ». Côté détaillants, Bucherer n’est « pas en mesure de répondre » à un tel sujet. Arije ne se prononce pas. Laurent Picciotto, CEO et fondateur de Chronopassion, a étudié la possibilité mais ne franchit pas le pas pour le moment. La prudence reste donc de mise pour les acteurs institutionnels.

De Franck Muller à Bulgari

Il y a toutefois eu quelques timides incursions en terres de monnaies numériques. Par exemple, chez Frank Muller. Il y a 8 mois, Bitcoin Cash s’est associé à l’horloger suisse et à l’entreprise Regal Assets pour le lancement de sa première montre de luxe baptisée “Encrypto” qui est également un portefeuille physique pour les cryptomonnaies bitcoin.

Payer sa montre en bitcoin :  go ou no go ?

Encrypto © Frank Müller

L’initiative rappelle celle de Bulgari qui, en 2015, promettait au sein de sa Diagono E Magnesium un système de coffre-fort intégré qui permettait également de faire des paiements. Un succès...d’estime. Au final, la montre est un produit qui coûte cher, rapporte gros, mais ne semble respectable que si elle n’est pas directement connectée aux marchés financiers. La montre donne l’heure, s’achète avec de l’argent et, pour le moment, c’est à peu près tout ce qu’on lui demande !

 

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