Le carillon 2.0

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The carillon 2.0 - Bulgari
C'est l'une des rarissimes montres à carillon et elle est signée Bulgari. Son boîtier vient de connaître une cure de jouvence. Sa musicalité, elle, reste intacte.

Le carillon est l'une des complications les plus rares, surtout quand il est simple...si l'on peut qualifier de simple un mécanisme de répétition minutes qui sonne sur plus de deux notes. C'est en effet la définition d'un carillon : sa capacité à jouer une mélodie. Le plus courant est paradoxalement le plus complexe. Westminster imite Big Ben. Très classique, il en existe plusieurs. Alors que les sonneries comme la Bulgari Carillon Tourbillon sont bien plus rares : pour les quarts, elle joue mi-ré-do.

Lancée en 2012, cette montre se distinguait donc par sa mélodie, mais aussi par son apparence. Son  boîtier rend hommage aux collections Daniel Roth, immédiatement reconnaissables à leurs deux pans latéraux coupés droit. La glace saphir, très en volume, était aussi distinctive, traversée de deux traits d'or, l'un encadrant le régulateur de sonnerie à 10 heures, l’autre le tourbillon situé à 6 heures. Oui, car il faut s'en souvenir, cette montre est également équipée d'un très beau et large tourbillon.

Le carillon 2.0

Puis en 2015, Bulgari a décidé de refondre le design de cette pièce. Le mouvement, lui, ne change pas et sonne toujours aussi bien. Ses finitions, en forme de rayons qui diffusent depuis le tourbillon, la teinte gris chocolaté, les squelettages partiels sont également les mêmes. C'est sur la boîte que les modifications portent.

Tout d’abord, la signature Daniel Roth a disparu de la montre et de son appellation. Bulgari s'affirme comme le seul nom à bord, poussant un cran plus loin l'intégration de cette marque qui fut autrefois sa filiale. Située à 6 heures, la signature est discrète. Là où il y avait autrefois un décrochement qui remontait vers le verre, il n'y a presque plus que le réhaut intérieur, qui dégage ainsi la vue sur les timbres de sonnerie.

Le carillon 2.0

Second changement majeur, le verre saphir est désormais lisse, seul, libre. En sous-face, sur le réhaut, des index en or en forme de chiffres romains, très droits, très sobres, ponctuent le tour du cadran...qui n'existe toujours pas. Le mouvement ne se fait voler la vedette par rien, il est en majesté et le tourbillon plus encore que le reste. Il n'y a même pas d'index pour le couvrir. Son grand pont incurvé est au premier plan, sous les projecteurs.

Le carillon 2.0

L'essentiel du travail de design a donc modifié la boîte. Ses contours et son diamètre (43 mm) restent les mêmes, mais dans le détail, presque tout a changé. Les godrons sont plus lisses et les cornes sont désormais ancrées sur la lunette, prolongeant la courbe de la montre depuis le verre jusqu’au poignet pour un effet d'intégration très réussi.

Le dernier changement est aussi important que discret. Il concerne la gâchette qui déclenche la sonnerie. Elle est désormais mieux intégrée dans la carrure de la boîte et plus basse, mais aussi plus ergonomique. Sa forme accueille celle du doigt et est lisse. Auparavant, elle était en sens inverse de la courbure du pouce et striée. Au final, la Bulgari Carillon Tourbillon est donc plus uniforme et douce. Elle a gardé ses aspérités, ses spécificités, mais elle a gagné en élégance en se simplifiant.

Le carillon 2.0

 

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