Surfer sur les Rouleaux
Né dans les années 80 sous l’égide de Breitling, le bracelet Rouleaux traduit parfaitement l’esprit de l’époque, sportif, chic et polyvalent. Équipant en premier lieu le modèle Chronomat, il est fait d’une succession de rouleaux métalliques liés les uns aux autres et équipé d’une boucle déployante invisible. Il est à la fois confortable aux vues de sa souplesse et reconnaissable. Il se décline aussi aujourd’hui dans une version en caoutchouc à boucle à ardillon.
Il est ici en situation associé à une Breitling Chronomat GMT en acier de 42 mm de diamètre à remontage automatique.
Se faire une toile
Créé en 1973 suivant un cahier des charges strict rédigé par le Ministère de la Défense britannique, le bracelet NATO a fait des soldats ses premiers fans pour devenir à présent incontournable. Destiné d’abord aux montres de dotation de l’armée, en tissu, en règle générale à rayures, parfois uni, robuste, il fait oublier aux soldats certains problèmes d’humidité, supprime les reflets du soleil sur le métal. Baptisé NATO en référence au nom anglais de l’OTAN, sa version originale est faite d’une seule pièce de nylon de 1, 2 mm d’épaisseur, contre 20 mm de largeur et 280 mm de longueur et se faufile dans les anses de la montre, passe sous le boitier et se ferme par une boucle à ardillon. Rentré dans le domaine public, il devient de fait le plus célèbre des bracelets interchangeables.
Il est ici en situation associé à une Tudor Ranger en acier de 39 mm de diamètre à remontage automatique.
Sous les sunlights des tropiques
L’histoire du bracelet Tropic remonte aux prémices des années 60. Un pavé dans la marre confortable, robuste et à la personnalité sans égal. Il équipe alors les montres de plongée pour devenir un héros des fonds maris. En caoutchouc, jouant la carte des surfaces moirées et brillantes pour un motif croisillons parsemé de perforations, sa doublure crée la surprise. Elle est en effet gaufrée afin de laisser pénétrer l’air et optimiser l’évacuation de l’eau. De quoi éviter toute gène due à la transpiration ou à l’humidité.
Il est ici en situation associé à une Baltic Toolwatch en acier de 37 mm de diamètre à remontage automatique.
Monsieur le Président
Le bracelet Président est intimement lié à Rolex. Métallique, à trois mailles semi-circulaires, c’est bel et bien la marque à la couronne qui le crée en 1956 afin d’équiper l’Oyster Perpetual Day-Date lancée la même année. Son fermoir est invisible et sa souplesse inégalée. Deux qualités qui séduisent les grands de ce monde. Il sera porté par de nombreux leaders politiques dont Winston Churchill et certains présidents américains comme Eisenhower… Un must have vintage à considérer comme un ingrédient essentiel dans l’art de porter une Rolex. Réputé encore et toujours pour la symétrie et l’harmonie de ses formes, le bracelet Président est aujourd’hui encore réservé à la Day-Date ainsi qu’à la Datejust en métal précieux puisque exclusivement proposé en or jaune, gris ou rose, ou encore en platine.
Il est ici en situation associé à une Rolex Day Date en or gris de 40 mm de diamètre à remontage automatique.
Tout nouveau, tout propre
Lorsque Panerai a présenté la montre la plus responsable de la planète. La e-LAB-ID manufacturée avec 98,6 % de son poids en matériaux recyclés, elle en a profité pour lancer un bracelet inédit. Équipé d’une boucle à ardillon en EcoTitamium, un alliage de titane recyclé à 80 %, il crée la surprise au niveau de son tissu unique à l’effet texturé, fruit du recyclage de bouteilles en plastique collectées en Lombardie. Il est doublé de cuir végétal réalisé à base de fibres issues de l’agriculture. En d’autres termes, un polymère végétal auquel a été rajouté un polyuréthane afin de lui offrir une meilleure résistance à l’humidité et à la sueur. Panerai a été encore plus loin en insérant entre le tissu en plastique recyclé et sa doublure en cuir végétal un renfort légèrement bombé en fibres de cuir recyclé pour donner du volume au bracelet. Ce bracelet annonce au final une fabrication à base de 78 % de matériaux recyclés car sa doublure est certes végétale, donc en phase avec la protection animale, mais pas recyclée.
Il est ici en situation associé à la Panerai e-LAB-ID manufacturée avec 98,6 % de son poids en matériaux recyclés de 44 mm de diamètre à remontage automatique.
Monter à l’échelle
Lancé en 1968 par Zenith, le bracelet Echelle reprend aujourd’hui du service. Réalisé à l’origine par les ateliers Gay Frères, il se doit alors d’être à la fois racé, sportif et confortable. Ce qui peut expliquer son design si particulier inspiré de la forme d’une échelle offrant ainsi entre chaque maillon en lame d’acier replié des espaces de respiration. Doté d’une boucle déployante, il revient sur le devant de la scène avec la réédition de la Defy lancée en 1971. Son design est inchangé mais ses maillons sont cette fois plus lourds car en acier plein.
Il est ici en situation associé à une Zenith Defy Revival A3691 en acier de 37 mm de diamètre à remontage automatique.
La preuve par trois
En 2016, lorsque Vacheron Constantin relance la collection Overseas, il ne s’agit pas seulement de relifter une icône, mais de créer l’impensable au niveau de son bracelet. Le concept est basé sur la versatilité. Afin de pouvoir porter cette montre en toutes circonstances, la manufacture propose un modèle de grand luxe monté sur des bracelets interchangeables permettant alors de s’amuser avec, de la relooker en fonction de ses humeurs, de sa tenue ou de son emploi du temps. Comme on pourrait le faire avec un garde-temps plus gadget, plus abordable. Et ce, prônant la tendance du « Do It Yourself », permettant de jouer entre caoutchouc et métal, en passant par le cuir, soi-même, en un clin d’œil et sans outil particulier. Mais également sans avoir peur bien entendu de mal refixer le fameux bracelet et de risquer de le faire tomber, ou pire, de l’égarer…
Ils sont ici en situation associés à une Vacheron Constantin Overseas en acier de 41 mm de diamètre à remontage automatique.