Quelques milliers de chanceux ont pu assister aux épreuves des Jeux Olympiques de Milan Cortina, mais l’écrasante majorité des fans de JO les ont suivis à distance. Pour ces centaines de millions de spectateurs à distance, le spectacle est porté par un binôme éprouvé : Omega, chronométreur officiel, et son partenaire Swiss Timing, entité du même Swatch Group dédiée à la mise en œuvre de l’infrastructure technologique de mesure de la performance.
Aux JO d’hiver 2026, le tandem a démontré de nouvelles capacités qui ont eu pour objectif de placer le spectateur au premier rang. Comme s’il était sur place. Et même comme s’il était lui-même dans la position du juge et de l’arbitre. Une façon unique d’objectiver le sport, d’en capter les données essentielles qui permettent de l’apprécier à sa juste valeur, le plus souvent en utilisant des données et des images que la rétine, seule, n’aurait pas eu le temps de saisir.
Omega et Swiss Timing ont combiné l’IA et la modélisation 3D pour rendre compte de manière et claire et intelligible, pour les téléspectateurs, des performances des athlètes. C’est la nouveauté des JO de Milan Cortina : au-delà de la pure chronométrie (qui est le plus rapide), le duo Omega / Swiss Timing permet de décortiquer la technique, la fluidité, les infimes inflexions du corps, et de comprendre bien d’autres variables objectives que la pure vitesse.
Au cœur de l’action
Il en va ainsi du patinage artistique. Star des JO, la discipline octroie toutefois très peu de temps pour distinguer la grâce de la technique. Les figures s’enchaînent trop rapidement, et l’œil non averti passe à côté des subtilités qui justifient de couronner une prestation au détriment des autres. Omega et Swiss Timing ont donc développé une modélisation 3D qui permet de séquencer chaque figure exécutée, et de lui attribuer des données précises (vitesse d’entrée dans la figure, vitesse de sortie, temps en suspension, prise de hauteur, etc.). À Milan Cortina 2026, la visualisation par ordinateur a été utilisée pour détecter l’angle des lames des patins de chaque concurrent. De quoi se plonger davantage dans l’habit des juges pour apprécier une prestation avec objectivité.
Autre discipline magnifiée par les nouvelles technologies immersives : le bobsleigh. Omega peut créer une photo-finish en composite pour comparer le temps de chaque équipe sur la ligne d’arrivée. Une image est générée après chaque course pour montrer les écarts entre leurs performances.
En saut à ski, les 10 mètres qui précèdent le saut, et les 20 premiers après le décollage, sont généralement ceux qui comptent pour remporter l’épreuve. Omega a donc également développé une technologie de visualisation pour afficher les caractéristiques biomécaniques de chaque athlète, et la façon dont il positionne son corps lors du décollage.
Une longue histoire
Tous ces développements n’ont été permis que par sédimentation d’une longue, très longue histoire de la chronométrie olympique : Omega et les Jeux Olympiques avancent main dans la main depuis 94 ans. C’est le plus long partenariat dans l’industrie horlogère, mais aussi probablement le plus long de l’histoire. Presque un siècle !
Ce qui a été atteint à Milan Cortina est donc la résultante de deux histoires qui se rapprochent. D’un côté, les efforts constants d’Omega dans la quête de la précision. La marque horlogère, depuis 1916 (première mesure du 1/100e de seconde par Omega), travaille à rendre accessible au public le fruit de sa R&D en la matière - l’exemple le plus récent étant sa certification Master Chronometer. De l’autre côté, Swiss Timing, depuis sa création en 1972 (déjà avec Omega, mais aussi Longines) peaufine ses moyens de mesure de la performance sportive. Elle se fait aujourd’hui au moyen de lasers optiques, caméras 4K UHD (ultra-haute définition), réalité augmentée et intelligence artificielle. C’est la réunion de ces deux savoir-faire qui a pu, à Milan Cortina, plonger le grand public au premier rang des compétitions.