En horlogerie, la collection Villeret représente un jalon historique : ses origines remontent à la crise du quartz, période durant laquelle Blancpain choisit de s’affirmer à contre-courant. Elle est revisitée cet automne, à l’aube du deuxième quart du XXIᵉ siècle.
En 1983, Blancpain se distingue en contribuant de manière significative au redéploiement de la haute horlogerie avec son calibre 6395, le plus petit mouvement de calendrier complet avec phases de lune de son époque. Une véritable déclaration de savoir-faire mécanique alors que l’industrie horlogère émergeait tant bien que mal de la plus grande crise de son histoire.
Le cœur était là, il fallait lui donner un corps. Il sera fin et élégant, en un mot classique, s’affirmant dès les prémices comme un hommage au patrimoine d’un pays tout entier. Le président et CEO de Blancpain, Marc A. Hayek, l’évoque avec respect : « Ce garde-temps était plus qu’un hommage à la tradition horlogère, il a ouvert de nouvelles perspectives en matière de design et ravivé l’intérêt pour la montre mécanique. »
Avec une dimension muséale reconnue dans toute l’industrie, redessiner la collection quatre décennies plus tard a nécessité beaucoup d’attention, de minutie et de précaution. Chaque évolution de la Villeret demande une grande retenue. Il s’agit de ne jamais rompre avec ses codes, mais de les sublimer afin que cette collection demeure une référence de distinction et d’intemporalité.
La subtilité de la confiance
Si les mouvements de manufacture des nouveaux modèles Villeret conservent les performances de la dernière génération, leur masse oscillante a été modifiée, pour le plus grand plaisir des observateurs avertis : très sculpturale avec ses arêtes anglées et son centre ajouré, elle se décline en or jaune ou rouge 18 carats, en accord avec le fameux boîtier à double pomme. Pour le Quantième Complet Phases de Lune, ce dernier bénéficie même d’un profil légèrement affiné, ainsi que d’un soin ergonomique qui se reflète dans la couronne subtilement élargie et les cornes redessinées. Brevetés, les correcteurs sous cornes restent en place.
Dans le prolongement, les bracelets sont dorénavant interchangeables. Naturellement, le changement le plus visible provient du cadran et des bracelets, de multiples façons. De nouvelles couleurs apportent du choix et de la gaieté, sans rien enlever à l’élégance classique de la collection : cadrans golden brown soleillés ou blancs opalins craquelés aux nuances dorées, accompagnés de bracelets en cuir miel, marron, beige ou bleu.
Prenant ses Aisées grâce à une ouverture élargie, la phase de lune affirme sa présence avec élégance : l’applique bombée en or, satinée et polie, paraît léviter sur un disque en céramique. Toujours sur le cadran et dans une volonté de confort et de modernité, les aiguilles ne sont plus ajourées mais en or massif et luminescentes, et les chiffres romains satinés en surface voient leurs flancs polis. Le XII a d’ailleurs cédé sa place au symbole JB, en hommage au fondateur de la marque dont ce sont les initiales.
Dans son ensemble, la nouvelle collection Villeret se compose de 16 références en deux tailles, 40 mm et 33,2 mm, dont la moitié se décline avec deux types de sertissage (cadran ou cadran + lunette). Le modèle phare reste le Quantième Complet Phases de Lune (40 mm, acier inoxydable ou or rouge 18 cts) accompagné du Quantième Phases de Lune (33,2 mm, mêmes matériaux), mais les adeptes de designs particulièrement épurés opteront peut-être pour la Villeret Ultraplate (40 mm, acier inoxydable ou or rouge 18 cts). Toutes sont dorénavant garanties 5 ans. Quoi qu’il en soit, Blancpain parvient à combler les amateurs de classicisme et de haute horlogerie en sublimant davantage ce fleuron de son patrimoine horloger.
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