Dernier-né de la lignée des chronographes Mikro, le MikroPendulum affiche une précision au 1/100ème de seconde grâce à un mouvement mécanique doté d’un régulateur magnétique cadencé à 360’000 alternances par heure (50 hertz), le premier du genre. La création repose essentiellement sur deux voies de développement ouvertes par Tag Heuer au cours de ces dernières années, l’architecture à double chaîne Mikro et le concept Pendulum.
Tout est parti d’une volonté, augmenter sensiblement la précision des chronographes mécaniques, et d’un constat, l’impossibilité de repousser les limites du balancier-spiral traditionnel. Dans un premier temps, TAG Heuer a résolu d’abandonner l’accouplement conventionnel chronographe-montre. Dans une telle construction, l’embrayage de la fonction chronographe provoque une importante perte d’énergie et affecte la marche de la montre. Pour y remédier, TAG Heuer a eu l’idée ingénieuse de désolidariser les fonctionnements. Dès lors, il a été possible d’afficher des mesures chronographiques jusque-là inimaginables, à commencer par le 1/100ème de seconde. Après la solution du module additionnel de chronographe contenu dans le calibre 360 présenté dès 2005, le Mikrograph 100 présenté en janvier 2011 fut le premier modèle équipé d’un mouvement intégré à deux chaînes cinématiques indépendantes qui n’influent en aucun cas l’une sur l’autre. Dans ce cas, si le balancier de la montre oscille à une fréquence normale de 28'800 A/h (4 hertz), celui du chronographe atteint 360'000 A/h (50 hz).
Parallèlement, TAG Heuer a entrepris de remettre en question le balancier-spiral inventé par Christiaan Huygens en 1675 et quasi unanimement adopté depuis. Ainsi sont nés, en mars 2011, le Mikrotimer précis au 1/1000ème de seconde et, en 2012, le Mikrogirder précis au 5/10’000ème de seconde. Ils sont dotés de systèmes de régulation révolutionnaires qui oscillent à des fréquences respectives de 3,6 millions d’alternances par heure (500 hz) et 7,2 millions d’alternances par heure (1'000 hz), des sommets impossibles à atteindre de manière classique. La voie aux ultra hautes fréquences étant ouverte, il est possible de croire en l’incroyable.

Cependant, le but de TAG Heuer est également d’établir un nouveau standard susceptible de généralisation comme le fut autrefois le balancier-spiral. C’est ce chemin qu’emprunte le MikroPendulum basé sur un concept datant de 2010. Il est question d’améliorer la précision en éliminant l’inconvénient majeur du balancier-spiral, la perte d’amplitude due aux effets de la gravité. Un problème qui n’a plus lieu d’être avec le Pendulum, un organe réglant dans lequel le spiral traditionnel est remplacé par un champ magnétique. Sauf que les champs magnétiques sont sensibles aux variations de température. Au cours des trois dernières années, les chercheurs et ingénieurs de TAG Heuer sont parvenus à résoudre le problème en expérimentant de nouveaux atomes magnétiques, de nouveaux alliages et des configurations géométriques dûment étudiées.
Ils ont abouti à la mise au point d’un spiral magnétique invisible dont les performances sont comparables à celles des meilleurs spiraux traditionnels avec des avantages supplémentaires : fabrication plus aisée et résistance plus élevée aux chocs, à la gravité et aux déformations géométriques. Reste que l’exploitation commerciale de cette technologie implique un balancier cadencé à une fréquence élevée, plus de 10 hz. Elle est inaugurée dans le MikroPendulum qui devient le premier chronographe magnétique à haute fréquence. Comme tous les modèles de la gamme Mikro, il est doté d’une double chaîne avec, pour la montre, un balancier oscillant à 28 800 A/h (4 hertz) et une réserve de marche de 42 heures, et pour la fonction chronographe, un régulateur magnétique cadencé à 360’000 alternances par heure (50 hertz) et 90 minutes d’autonomie. Logé dans un boîtier en titane de 45 mm de diamètre, il affiche les temps courts au 1/100ème de seconde.