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Chopard - Chopard : la manufacture complète partie de rien

Chopard Chopard : la manufacture complète partie de rien

En 2021, le bras manufacturier de Chopard fête les 25 ans de son acte fondateur. L'occasion de retracer le parcours de cette manufacture créée de toutes pièces, sur la base d'une vision exigeante et ambitieuse

En 25 ans, Chopard est passé du statut de manufacture pionnière du renouveau horloger à celui de généraliste capable de toutes les complications. Le chemin a été long. En 1992, l'horlogerie n'est pas encore redevenue un secteur porteur, ni la montre mécanique un produit d'avenir. Quelques marques font survivre les grandes complications au compte-goutte et une poignée d’horlogers, que l'on apprendra à connaitre bien plus tard, débutent. C'est dans ce contexte peu propice que Chopard commence à réfléchir à la création d'une manufacture de mouvements. 

Chopard : la manufacture complète partie de rien

Karl-Friedrich Scheufele dans la manufacture Chopard de Fleurier © David Chokron/WorldTempus

Plus exactement, cette décision nait chez Karl-Friedrich Scheufele, dont la famille et propriétaire de la marque depuis 1963. C'est lui qui a la vision de l'importance que va finir par prendre l’autonomie manufacturière. Et qui en convainc lentement le conseil d'administration de Chopard, largement occupé par ses proches. 

Le projet se concrétise en 1996 par un calibre, justement nommé 1.96. Et il n'a rien de générique. Tout d'abord, il est conçu en interne. Il a bien été l'objet d'une collaboration initiale avec Michel Parmigiani, horloger voisin à Fleurier, mais ses plans ont vite été abandonnés. Il a donc fallu monter une équipe de concepteurs. 

Chopard : la manufacture complète partie de rien

Un croquis précisant des détails de design L.U.C © Chopard

Ensuite, il présente un remontage automatique, certes, mais par micro-rotor. Apparu dans les années 1960, il a l'avantage de réduire l'épaisseur des mouvements en préservant le confort lié à un automatique, mais complique la tache des développeurs. En contrepartie, le calibre mesure 3,3 mm de haut. Ce qui permettra à la L.U.C 1860 , première montre de la collection, de se contenter de 8,5 mm sur le poignet. Et il dégage la vue côté fond, habituellement cachée par la masse oscillante.

Enfin, ce calibre dispose d'une date et d'une durée de marche de 65 heures grâce à 2 barillets, un principe que Chopard baptise Twin. Or à l’époque, il n'existe quasiment aucun mouvement de poignet qui dépasse les 45 heures. Ou alors sautent-ils directement à huit jours, impliquant un autre niveau de complexité et d’épaisseur. Ah, oui, il est aussi certifié chronomètre. Ce trait irriguera la totalité les calibres L.U.C, à la seule exception de ceux qui n'ont pas d'aiguille de secondes, indispensable pour les opérations de certification.

Chopard : la manufacture complète partie de rien

Chopard L.U.C Perpetual Chrono © David Chokron/WorldTempus

Chopard Manufacture ne s'arrête pas là et devient un important utilisateur du Poinçon de Genève, avec des composants fabriqués dans les ateliers de Fleurier et terminés et assemblés au siège de Meyrin, à proximité immédiate de Genève. La marque devient le plus large utilisateur de certifications du secteurs puisqu'il est membre fondateur de la Fondation Qualité Fleurier, un organe indépendant, multi-latéral, très exigeant, au large spectre d'action, et lentement entré en déshérence.

L'originalité de l'approche, sa complexité, sa finesse, son attachement à la chronométrie classent le projet de manufacture Chopard sur une trajectoire particulière, dont elle ne se départira pas. Les unes après les autres, les grandes fonctionnalités et complications classiques sont conquises : mouvement huit jours, à tourbillon et plus tard volant, puis chronographe intégré automatique, quantième perpétuel, échappement silicium à haute fréquence, avec au passage des cumuls de fonctions pour des pièces à grande complication. Petit à petit, l'expérience de Chopard grandit et profite directement à la gamme L.U.C, initiales du fondateur de la marque, Louis-Ulysse Chopard. Et en réalité, pendant des années, leurs deux destins sont indissociables. On imagine mal le calibre de répétition minutes à timbres en saphir de la FullStrike prendre place ailleurs que dans une pièce L.U.C.

Chopard : la manufacture complète partie de rien

Chopard L.U.C Fullstrike © David Chokron/WorldTempus

Classique, mais souvent avec un twist, le langage esthétique L.U.C surnage dans les années 2000 par son sens de la symétrie et de l'asymétrie, par ses typographies amples, ses implantations excentrées, ses couronnes à 4 heures, ses jeux de couleurs. Puis au tournant des années 2014-2015 environ, ce style s’assagit, s'épure, reprend le sens du classique qui est à la fois la nature initiale de Chopard à l'époque de ses montres de poche, et l’aspiration naturelle de Karl-Friedrich Scheufele. Toujours profondément impliqué dans la collection, il en a fait son bébé, et le porte-étendard de l'horlogerie Chopard 

En parallèle, les calibres L.U.C ont fini par représenter le niveau supérieur de finitions dont Chopard Manufacture est capable. Car ils atterrissent occasionnellement dans des gammes moins orientées sur la haute horlogerie, comme Mille Miglia, Impériale ou encore Happy Sport. Il faut dire qu'en 2009, Chopard avait inauguré Fleurier Ebauches, une nouvelle division de Chopard Manufacture destinée à la production de calibres en quantités plus importantes, selon des méthodes plus industrielles. 

Chopard : la manufacture complète partie de rien

Le Chronomètre Ferdinand Berthoud FB1.1 © David Chokron/WorldTempus

L'accumulation de connaissances d'une part, et une ambition horlogère maintenue avec opiniâtreté par Karl-Friedrich Scheufele ont également permis la naissance d'une autre extension de Chopard Manufacture. Elle ne dit pas tout à fait son nom mais en est l'héritière. Il s'agit de la marque Ferdinand Berthoud. Le Chronomètre CFB 1.1 et son calibre FB-T.FC sont complètement uniques, propres à la marque, et profondément différents de ce que L.U.C a pu penser et produire. Entre autres en termes de finitions, portées ici à un niveau réellement supérieur. Mais c'est en se fondant sur l'appareil de production de composants, les équipes de développement et le niveau d'exigence de Chopard Manufacture que la Chronométrie Ferdinand Berthoud a pu advenir. 

En célébrant les 25 ans de son premier calibre et donc, de son lancement, Chopard Manufacture ne se jette pas de fleurs. Ce n'est pas le genre de la maison de toute manière. Mais elle donne l'occasion de rappeler qu'elle a démarré avant presque tout le monde le grand mouvement vers l’exclusivité et l'unicité qui a animé les années 2000. Et que, pour joaillère qu'elle soit encore dans bien des esprits, Chopard est une entité horlogère tout simplement importante.  

 

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La Maison Chopard incarne à la perfection l’alliance entre horlogerie et joaillerie. En tout temps, elle a su répondre aux attentes de son époque, en s'appuyant sur quatre valeurs essentielles : Le Savoir-faire, la tradition, l'innovation et l'engagement dans des actions philanthropiques.

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