Des abysses aux sommets

Image
From the depths to the heights - Blancpain
Baselworld - De la montre sport à la grande complication, Blancpain explore les grandes profondeurs et tutoie les sommets de la sophistication mécanique.



Les nouveautés que Blancpain présente lors de Baselworld 2013 sont certainement les plus contrastées que l’on puisse imaginer. D’un côté, les gammes sport de la marque du Brassus s’enrichissent d’une nouvelle famille. La Bathyscaphe appartient de plein droit à la gamme Fifty Fathoms. Mais les boîtiers de cette nouvelle montre de plongée ont été travaillés dans le sens d’une plus grande simplicité. Adieu la large lunette en saphir bombé de la Fifty Fathoms, bonjour à la céramique plate. La Bathyscaphe reste étanche à 300 mètres, le standard de plongée défini par la norme ISO6425. Elle existe en trois variantes. La première, faite de d’acier et céramique blanche, joue le monochrome chic à destination des dames, dans une taille qui leur est réservée, 38 mm de diamètre. Les hommes auront le choix entre un boîtier acier satiné, ou une boîte en titane céramisé. Cette dernière a subi un traitement qui consiste à transformer, sous l’effet d’un courant électrique, la couche supérieure du métal en une céramique dont le titane est le composant de base. Elles mesurent toutes deux 43 mm de diamètre, ce qui en fait un modèle plus aisément portable que sa devancière. Très sport, très simple, la Bathyscaphe devient un complément de la Fifty Fathoms traditionnelle.

 




Tout en un

Entre ce modèle, abordable selon le standard Blancpain, et le reste des montres présentés, le saut est gigantesque. En effet, les deux autres nouveautés sont des bêtes de concours, les monstres de complication. La première se nomme Le Brassus Carrousel Répétition Minutes Chronographe Flyback. Elle dit tout de sa sophistication dans son nom. A ceci près que ce modèle est également automatique. Il en résulte une épaisseur considérable, 17,8 mm,  inconvénient incontournable de la multiplication des complications dans un seul et même boîtier. Il faut néanmoins noter les finitions exceptionnelles du calibre 2358, qui ne compte pas moins de 546 composants, et son cadran ajouré. L’anneau extérieur est en émail grand feu et son centre offre une vue sur la partie répétition minutes qui sonne sur timbres cathédrale.

 


Presque en double

Enfin, objet horloger étrange parmi les propositions somme toute classiques de Blancpain, voici la Le Brassus Tourbillon Carrousel. Un seul mouvement, une seule couronne, deux organes réglants. Le premier, à midi, est un tourbillon. Le second, à 6 heures, est un carrousel, ce frère presque jumeau du tourbillon dont Blancpain a l’exclusivité. Les deux organes réglants travaillent de concert, le mouvement de la montre équilibrant la marche de l’un et celle de l’autre pour en faire une moyenne de grande précision. La durée de marche est de 7 jours et un dateur, à 3 heures, vient équilibrer le cadran. Ce dernier est séparé en deux, avec au centre un guillochage rayonnant particulièrement sophistiqué, et un pourtour en émail grand feu. Il porte les chiffres romains cintrés qui sont une signature Blancpain. En somme, la marque n’a pas fait les choses à moitié. Tout simple ou tout compliqué, Blancpain ne propose rien de nouveau au centre de ses gammes…pour l’instant.
 

 

Marque