HH Magazine - No 29, juillet-août 2009
Rafael Sabat

A en croire l'image que nous donnent les films de série B, l'Amérique du Sud serait soit une jungle où les barons de la drogue s'entretuent le cigare à la bouche, soit un éternel carnaval où des femmes en bikini dansent au bord de la plage tandis que leur petit ami joue au football. S'il est bien entendu possible d'assister à ce genre de scène dans certains endroits, il faut savoir qu'en réalité, le sous-continent américain est constitué de plusieurs pays qui représentent un marché de taille réduite mais stable pour la Haute Horlogerie.
Le Brésil, à savoir le B de l'acronyme BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine, soit les quatre économies forte croissance), est à la fois le pays le plus vaste et le plus peuplé d'Amérique du Sud. Contrairement à leurs voisins, qui ont tendance à convertir les prix locaux en dollars US, les Brésiliens préfèrent s'appuyer sur leur propre devise. C'est peut-être parce qu'ils sont les seuls à parler portugais ou, plus probablement, parce qu'ils détiennent l'économie la plus puissante du sous-continent, sans oublier leurs nombreux titres de champions du monde de football qui sont également une source de fierté nationale.
Les Brésiliens ont une longue expérience de la joaillerie. D'ailleurs, leur plus grande marque, H. Stern, est connue dans le monde entier. Le marché de la Haute Horlogerie, en revanche, est moins conséquent, à l'exception des segments sport élégance et sport technique. Le Brésil est en effet un marché très porteur pour Rolex et Breitling, qui y a récemment ouvert une boutique, connaît actuellement une croissance qui surpasse celle de ses concurrents. À noter que malgré la crise, d'autres Maisons très connues comme Omega parviennent à obtenir des résultats satisfaisants (...)
