Communiqué
Depuis son inauguration en 1999, le Musée Girard-Perregaux expose d'importantes collections de montres anciennes illustrant l'histoire de l'une des plus anciennes et prestigieuses Manufactures suisses de Haute Horlogerie.
Actuellement en cours de rénovation suite au cambriolage dont il a été l'objet, le Musée organise une exposition temporaire à Paris et présente une partie de ses collections place Vendôme au sein des salons du Joaillier Boucheron, Maison amie et partenaire sur divers projets. Une opportunité de découvrir quelques-unes des créations qui ont jalonné l'histoire de la Marque, dont le fameux Tourbillon sous trois Ponts d'or, de retour à Paris, qui avait salué son caractère exceptionnel en lui décernant une médaille d'or lors de l'Exposition Universelle de 1889.

Le Musée Girard-Perregaux rouvrira ses portes à La-Chaux-de-Fonds en 2011 dans le cadre du 220ème anniversaire de la Marque.
Exposition horlogère - Musée Girard-Perregaux
Ouvert au public du 13 au 16 octobre 2010
Boucheron
26 place Vendôme, Paris
Visites guidées tous les jours, sur rendez-vous uniquement.
Réservations et renseignements:
expoparis@girard-perregaux.com
Tél. +33 1 72 25 65 41
Cette exposition en trois volets s'ouvre sur les liens unissant la joaillerie parisienne et l'horlogerie suisse, et, sur l'historique de la Maison Girard-Perregaux, de ses origines à nos jours ; les recherches que fit son fondateur Constant Girard (1825-1903), en particulier sur le mouvement d'une montre de poche qui allait devenir l'icône de la Marque, le fameux Tourbillon sous trois Ponts d'or ; sa participation à l'Exposition Universelle de Paris en 1889 et la consécration qu'il y connut.

Le deuxième espace sera dédié à la maison genevoise d'horlogerie et joaillerie Bautte, dont le fils de Constant Girard-Perregaux acquit la succession au début du siècle passé, ainsi qu'à son fondateur, Jean-François Bautte (1772-1837). Connu aujourd'hui de rares spécialistes, Bautte fut de son vivant le plus célèbre des horlogers-joailliers genevois. Le visiteur pourra admirer de nombreuses montres-bijoux et documents d'archives, et faire plus ample connaissance avec celui dont Alexandre Dumas qualifiait la boutique comme étant « le plus fashionable des magasins de bijouterie de Genève ».

Plusieurs thèmes occuperont le troisième volet de l'exposition : une maquette de la Villa Marguerite, le musée Girard-Perregaux, placée dans un décor urbain, témoigne de l'inscription de la ville de la Chaux-de-Fonds au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le visiteur découvrira également la genèse de notre système de fuseaux horaires, sur fond d'anciens outils et machines d'horloger. On saluera également les nombreuses récompenses obtenues par Girard-Perregaux auprès de l'Observatoire de Neuchâtel. Enfin, il sera démontré comment synthétiser deux icônes de la Marque : le Tourbillon sous trois Ponts d'or et le modèle Vintage 1945.
La Esmeralda. Le chef-d'œuvre de Constant Girard-Perregaux de retour à Paris après plus de 120 ans…
Véritables vitrines technologiques, les expositions universelles, dont la première eut lieu à Londres en 1851, sont de formidables rassemblements permettant aux différentes nations qui y exposent leurs produits de comparer leur évolution. Octroyant prix, médailles et mentions aux plus méritants, elles contribuèrent largement au progrès au cours de la révolution industrielle.

C'est lors de l'Exposition de 1867, qui se tint à Paris, que Constant Girard-Perregaux, fondateur de la maison éponyme, présente pour la première fois une montre d'un calibre particulier, à ponts droits aux extrémités pointues. Il ne cessera d'apporter des perfectionnements à cette pièce jusqu'à la consécration en 1889, lorsque son fameux Tourbillon sous trois Ponts d'or, icône de la Maison Girard-Perregaux, remporte une médaille d'or à l'Exposition Universelle de Paris. Afin de protéger le dessin de son mouvement à trois ponts en forme de flèches et disposés parallèlement, Constant Girard-Perregaux a entre-temps pris soin de déposer une demande de brevet auprès du « United States Patent Office », aucun organisme compétent n'existant alors en Suisse. Le brevet lui est accordé le 25 mars 1884.
De nombreux rapports de l'Exposition Universelle de 1889, qui eut lieu à Paris également, relèvent l'exceptionnelle tenue des vitrines de la Maison Girard-Perregaux et la présence en leur sein d'un chronomètre de haute précision dont la beauté n'échappe à aucun visiteur. A l'instar de son mouvement, chef-d'œuvre de technicité à l'architecture inédite, le très riche décor de son boîtier est une véritable leçon de gravure. Sa réalisation a en effet exigé l'application de la plupart des techniques de cet art. Dialoguant avec la lumière, le graveur se révèle virtuose dans la composition des motifs, le traitement des différentes profondeurs ainsi que le contraste des brillants et des mats.
Cette pièce, dont on ne se lasse pas de contempler également le fascinant fonctionnement de l'échappement à tourbillon, est la montre de poche baptisée plus tard « La Esmeralda ». Soumise durant les mois précédents aux tests de l'Observatoire de Neuchâtel, en Suisse, elle y a obtenu de remarquables résultats, couronnés d'un bulletin de marche délivré par l'institution. Quant au jury de l'Exposition Universelle de 1889, c'est par une médaille d'or qu'il distinguera la perfection, tant technique qu'esthétique, de cet extraordinaire garde-temps.
Portant le nom du luxueux magasin propriété à Mexico des agents Hauser et Zivy, auxquels elle fut confié un temps, « La Esmeralda » aurait appartenu par la suite au président du Mexique Porfirio Diaz (1830-1915), à la tête du pays de 1876 à 1911. Acquise à la fin des années 1960 auprès de l'arrière-petit-fils du chef d'Etat, ce chronomètre de poche est aujourd'hui l'icône des collections du Musée Girard-Perregaux.
Montre de poche « La Esmeralda » 1889
Constant Girard-Perregaux (1825-1903)
Médaille d'or à l'Exposition Universelle de Paris 1889
Boîtier de type savonnette en or rose, richement gravé, portant sur une face le monogramme « CG », sur l'autre un cartouche accueillant trois chevaux lancés au galop.
Cadran blanc en émail grand feu peint de chiffres arabes, avec disque des secondes rapporté ; fines aiguilles des heures et des minutes de type poires Stuart, en acier poli et bleui ; mise à l'heure par targette.
Mouvement 20 lignes à trois ponts parallèles en or, anglés et bassinés, aux extrémités en forme de flèches ; rubis montés dans des chatons en or vissés ; tourbillon 1 minute, cage très finement découpée, anglée et polie, équipée d'un échappement à détente pivotée avec lame ressort en or ; balancier bimétallique auto-compensateur de type Guillaume, avec vis d'équilibrage en or ; spiral à courbe terminale de type Phillips ; ensemble des planches de roue en or ; barillet gravé de l'inscription « Girard Perregaux/* PATENTED */MARCH 25th 1884 », platine gravée de la mention « DÉPOSÉ ».