La manufacture genevoise détaillera le lancement de son énième chantier pendant les salons.
Le groupe Franck Muller met un pied sur sol fribourgeois Oyez, oyez! Pour qui ne le saurait pas encore, l'ouverture des salons horlogers est imminente. Le secteur chéri de la Suisse qui s'exporte en est déjà tout frétillant. A l'heure où pleuvent les communiqués de presse et enflent les rumeurs, le groupe Franck Muller lance une annonce minute. «Il faut de la place pour faire du Swiss made!» Les efforts de verticalisation portés au clair attirent cette fois le maître de céans, Vartan Sirmakes, en terres fribourgeoises. L'homme d'affaires a porté son dévolu sur la commune de Pont-en-Ogoz, à quelques paturages de l'unité de production de Cartier. Les détails de l'affaire sont, pour l'heure, réservés à une conférence prévue le 3 avril prochain. Une date qui tombe comme une meringue au beau milieu de la foire de Bâle, à laquelle Franck Muller ne participe d'ailleurs pas, tenant réception en ses propres logis. Le conseil communal au complet commentera ce grand pas pour le développement économique du hameau, tout droit situé «dans la prolongation de la Romandie», aligne Vartan Sirmakes, devenu patient maître d'œuvre. Le chantier vole la vedette aux bruits d'alcôves En juillet dernier, il annonçait une extension aux Bois, dans le Jura, où la manufacture emploie déjà 160 personnes. Un chantier toujours sur la planche à dessin, dont le bis repetita du jour profile à dessein la manufacture dans la course à la verticalisation. Après les boîtiers, les cadrans, les couronnes et les vis, «les mouvements maison commencent à arriver». Le président Medvedev, amateur de la marque – comme Bush, a-t-il été précisé – s'en réjouit d'avance. Côté cours, c'est la valse-rumeurs. On attend notamment les nouveautés de Cartier, qui serait en train de s'offrir une vertu mécanique dans les ex-ateliers de Roger Dubuis. Ou encore Girard-Perregaux, que l'on donne malmené par Breitling, en passe de lui enlever la très lucrative distribution de ses produits en Italie. Une belle série de «no comment» en perspective. Stéphane Gachet SOURCE : L'Agefi (12 mars 2008)