Les belles montres envahissent Paris

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La 2e édition du Salon de l'horlogerie de prestige aura lieu du 28 au 30 novembre au Carrousel du Louvre, à Paris. Un événement créé par Alain Faust pour élargir le cercle des initiés. Il nous en dit plus…
Tribune des Arts: Pour quelles raisons avez-vous créé le Salon belles montres? Alain Faust: Je suis passionné par les montres. J'ai d'ailleurs travaillé dix ans chez Cartier et deux chez Chaumet. J'avais envie de pouvoir partager ma passion et il me semblait vraiment dommage qu'il n'y ait pas de salon consacré à l'horlogerie en France. D'autant que ce pays est assez en retard dans le domaine, tant au niveau de la connaissance horlogère que de la presse spécialisée par rapport à d'autres marchés européens comme l'Allemagne ou l'Italie.
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T. d. A.: Comment tirer votre épingle du jeu par rapport à d'autres salons géographiquement assez proches comme le SIHH ou Bâle? A. F.: Nous ne sommes absolument pas en concurrence. Ces deux salons sont purement professionnels tandis que notre volonté est d'ouvrir l'industrie horlogère à un public plus large. Nous souhaitons agrandir le fameux cercle des amateurs éclairés, des collectionneurs avertis, à ceux qui souhaitent aller au contact de l'horlogerie sans pour autant en avoir l'opportunité. Voir, toucher, essayer des montres… Découvrir des maisons méconnues ou des produits généralement visibles dans des boutiques «bunkerisées» marquées par une certaine pression de l'achat… Voilà l'esprit du salon et ce sont les raisons pour lesquelles il est absolument non commercial. Aucune vente n'est autorisée dans son enceinte.
T. d. A.: Comment la première édition a-t-elle été accueillie par les visiteurs? Et par les marques? A. F.: Nous avons reçu 7000 visiteurs l'année dernière, ce qui est très satisfaisant. Pour les marques, il semble que les répercussions aient été très bonnes. Nous avions mis en place un partenariat avec Mazerrati: si une personne avait envie d'acheter un modèle, une voiture avec chauffeur pouvait alors l'emmener dans une boutique de la marque, au centre de Paris. De très belles ventes ont été réalisées. Mais je crois que le meilleur indice pour mesurer les retombées d'un tel salon, est le chiffre croissant des participants. Nous avons accueilli 40 maisons l'année dernière, elles seront 60 cette année dont 37 étaient présentes en 2007.
T. d. A.: Quelles seront les nouveautés lors de cette édition? A. F.: Nous restons dans la lignée de la première, avec des noms incontournables comme Piaget, Blancpain ou Cartier, mais aussi des créateurs horlogers que j'appelle les «Petits Suisses». Ce sont ces horlogers un peu fous qui produisent des pièces uniques ou en séries extrêmement limitées, comme Philippe Dufour, Vianney Halter ou Hautlence. On ne peut généralement voir leur production que sur internet ou dans la presse spécialisée. Le salon est l'occasion de les mettre en avant. Cette année, on amplifiera encore le phénomène avec 18 «Petits Suisses»!
T. d. A.: Quelles sont vos ambitions pour l'avenir du salon? A. F.: C'est encore un peu tôt pour en dire plus mais nous aimerions décliner le salon à l'étranger à partir de 2009. L'idée serait de conserver une périodicité annuelle pour l'édition parisienne et d'organiser, chaque année également, deux salons du même type dans des villes étrangères. Mais notre choix n'est pas encore tout à fait arrêté.
Propos recueillis par Marie de Pimodan
Salon belles montres Paris Du 28 au 30 novembre 2008. Carrousel du Louvre. Entrée: 10 euros. www.bellesmontres.fr Quarante exposants en 2007, 60 cette année… Un bon indice pour mesurer les retombées positives du Salon belles montres sur l'activité des marques.
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Passionné par l'horlogerie, Alain Faust est le créateur et président du Salon belles montres. TRIBUNE DES ARTS - NOVEMBRE 2008 - No. 366