Le Top 5 des Geneva Watch Days de Sophie

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Trophy
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Les nouvelles découvertes sont la préférence de notre Directrice éditoriale, Sophie Furley

Une myriade de nouvelles marques ont émergé récemment, surgissant dans ma boîte mail, récoltant des nominations au GPHG et maintenant présentes aux Geneva Watch Days. Alors, le tout dernier jour de la foire, j’ai décidé d’aller voir de quoi il retournait avec ces nouvelles venues et ce fut une bien belle surprise.

Artime

Artime est peut-être la plus grosse surprise des Geneva Watch Days. Lorsque nous avons conversé avec deux des associés, Fabrice Deschanel et Didier Bretin (ils sont six en tout), nous leur avons demandé de commencer par le commencement de leur histoire, et quelle histoire ! Amis depuis 25 ans et après avoir travaillé pour tous les grands noms de l’industrie horlogère (F.P. Journe, Greubel Forsey, Audemars Piguet, Renaud & Papi, Richard Mille, Breguet et bien d’autres), ils ont décidé de créer leur propre garde-temps. Le modèle inaugural, le ART01, utilise la glace saphir de façon novatrice et intuitive qui flatte à la fois le boîtier et l’incroyable mouvement squeletté à l’intérieur. C’est une œuvre d’art architecturale qui va sans aucun doute enthousiasmer les collectionneurs de montres du monde entier.

ART01 © Artime
ART01 © Artime

Haute Rive

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre lorsque j’ai fixé un rendez-vous avec Haute Rive. Le nom semblait assez sophistiqué, voire prétentieux, mais il pouvait en aller tout autrement de l’histoire derrière lui. Le nom du créateur de la marque est Stéphane Von Gunten, qui avait précédemment travaillé chez Patek Philippe et Ulysse Nardin avant de faire le grand saut dans le territoire « marque propre ». En fait le nom de la marque vient du nom de l’atelier de son arrière-arrière-grand-père, Iréné Aubry, et c’est un hommage à son ancêtre qui a créé une montre de poche brevetée avec une réserve de marche de huit jours, un exploit d’ingénierie en 1889. La première montre de Stéphane Von Gunten se nomme Honoris et elle est impressionnante, à la fois visuellement et techniquement. Impossible de la décrire en quelques mots, nous devrons y revenir plus en détail, mais en guise de teaser, sachez que cette petite merveille est dotée de plus de 1000 heures de réserve de marche (ce qui équivaut à 41 jours, au cas où vous vous posiez la question) !

Honoris © Haute Rive
Honoris © Haute Rive 

Gerald Charles

Gerald Charles n’est pas une nouvelle marque en tant que telle, elle a été créée par Gérald Genta (1931-2011) lorsqu’il a vendu sa marque éponyme – et en définitive son nom – à The Tour Glass en 1996. La compagnie a ensuite été achetée par Bulgari en l’an 2000. Comme Charles était son deuxième prénom, il l’a renommée Gerald Charles. Aujourd’hui les choses ont pris une nouvelle tournure passionnante avec l’arrivée du designer horloger Octavio Garcia qui avait auparavant travaillé avec Genta chez Audemars Piguet. Octavio Garcia a planché sur d’anciens dessins au crayon de Gérald Genta pour créer de nouveaux modèles qui sont, très franchement, splendides. J’ai particulièrement aimé le Maestro 8.0 Squelette avec son mouvement squeletté d’avant-garde, le design unique de son boîtier et son bracelet en caoutchouc bleu ciel…au cas où quelqu’un de ma famille lirait ceci !

Maestro 8.0 Squelette © Gérard Charles
Maestro 8.0 Squelette © Gerald Charles 

Byrne

La première fois que j’ai vu des montres Byrne, la marque venait de débuter. C’était il y a deux ans, aussi lors des Geneva Watch Days d’ailleurs, et elles m’ont déjà tapé dans l’œil à l’époque. La marque a un fascinant concept : le design du cadran change à chaque fois que les aiguilles passent minuit pour afficher des chiffres romains, puis des chiffres arabes, puis des index et enfin aucun marquage. Il est même possible de personnaliser l’une des faces. Par exemple, certains athlètes américains ont inscrit les numéros de leurs maillots sur la quatrième face. Le boîtier est en titane grade 5 et tire son inspiration de la Porsche Targa 911, qui fonctionne vraiment bien avec le cadran. C’est définitivement une montre à retrouver et à tester.

Gyrodial © Byrne
Gyrodial © Byrne  

Gelfman

Ilya Gelfman travaille sur sa montre IN-16 Nixie rétrofuturiste depuis plus de 10 ans maintenant et il la lance enfin sur le marché avec l’aide de son compatriote russe horloger Konstantin Chaykin, qu’il a consulté pour le volet production, et de l’Atelier Gryaznov Design, qui a travaillé sur le côté esthétique. La montre fonctionne grâce à des tubes Nixie des années 1950 qui indiquent l’heure grâce à un système de 10 chiffres en treillis métallique superposés et scellés à l’intérieur de deux bulbes séparés en glace saphir. Lorsqu’ils sont activés, les chiffres s’illuminent pour indiquer l’heure, le mois et le niveau de batterie restant. La montre peut être réglée grâce à une application sur ordinateur ou via le bouton poussoir situé sur le devant. C’est fascinant de jouer avec cette montre et son allure sur le poignet est vraiment cool. Mais ne me croyez pas sur parole, découvrez Gelfman sur Instagram.

IN-16 Nixie © Gelfman
IN-16 Nixie © Gelfman