Les températures agréables seront-elles au rendez-vous? Les passionnés d’horlogerie certainement! Du 4 au 7 septembre 2025, les Geneva Watch Days (GWD) reviennent dans un format annoncé de «festival». Professionnels et grand public profiteront du Pavillon à la Rotonde du Mont-Blanc et de présentations, ateliers et expositions dans toute la ville.
Les GWD rassemblent détaillants internationaux, professionnels des médias mais aussi visiteurs curieux ou passionnés (respectivement 250, 600 et 13 800 en 2024). Les participants viennent par ailleurs majoritairement des pays d’Europe – des marchés que les marques vont certainement soigner dans le contexte de la hausse des tarifs américains.
L’affiche mêle indépendants et maisons établies – telles que Breitling, Claude Meylan, de Bethune, Czapek & Cie, MB&F, Trilobe, H. Moser, Perrelet ou Ba111od. Côté groupes, LVMH se distingue par la présence de ses principales marques horlogères: Bulgari, TAG Heuer, Zenith et La Fabrique du Temps Louis Vuitton, réunies au Ritz-Carlton Hôtel de la Paix.
Panels, ateliers et… défi de réglage de mouvement
Au-delà de l’aspect professionnel, l’esprit «festival» s’affirme avec une «programmation» variée: accès gratuit au pavillon, parcours guidés, ateliers, enchères caritatives (Phillips x Bacs & Russo) et nombreuses activités pour le «grand public». Le Pavillon gagne en surface et s’articule avec le «Culture Club» (Fondation de la Haute Horlogerie, Grand Prix de l’Horlogerie de Genève, Horological Society of New York, Horopedia, The Watch Library) pour des contenus pédagogiques, débats, rencontres, visites guidées par des experts. Des tours guidés et une expo «Watch Makers» de la FHH prolongent l’expérience en ville.
Le COSC organise et anime le Calibership, le premier concours dédié à l’art du réglage de précision. Pendant toute la durée du salon, amateurs et professionnels s’essaieront au réglage fin, avec des participants tels que Jean-Christophe Babin, Président des Geneva Watch Days et CEO de Bulgari et de la Division Horlogère LVMH, Patrick Pruniaux, CEO d’Ulysse Nardin, Antoine Pin, CEO de TAG Heuer et Benoît de Clerck, CEO de Zenith. Les visiteurs peuvent assister aux sessions afin de comprendre les enjeux du réglage fin, avec un suivi des classements en temps réel – et s’y essayer eux-mêmes.
Un contexte sous tension: 39% de taxes douanières américaines à l’attention de la Suisse
Difficile d’ignorer le sujet qui est sur toutes les lèvres depuis le 1er août: les États-Unis appliquent un tarif de 39% sur la plupart des importations suisses, dont les montres. Pour contextualiser, le marché US pèse pour de nombreuses marques horlogères, totalisant environ 20% des exportations de montres suisses. Le risque de ralentissement est bien réel, même si les horlogers jouent pour le moment sur les stocks constitués avant l’annonce de cette hausse, ou feront en sorte d’ajuster leur prix – un exercice plus difficile pour les marques sans intermédiaires de distribution. Ce délicat équilibre à trouver se ressentira-t-il aux Geneva Watch Days? Il sera en tous les cas certainement très commenté, et les GWD l’occasion de prendre la température.
Toutefois, fidèle à l’esprit des GWD, l’atmosphère s’annonce malgré tout détendue. En effet, ces journées horlogères sont destinées en priorité au marché européen, tout en se positionnant comme un rendez-vous accessible et à taille humaine. Pour mémoire, en 2020, lors de la pandémie de COVID-19, les GWD avaient été maintenues, alors que les géants Baselworld et Watches and Wonders avaient annulé pour le premier (pour ne plus jamais revenir) ou opté pour des sessions en ligne pour le second.