Chopard dans "Le Chevalier à la rose"

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Maria Bengtsson wearing Chopard in the Knight with the Rose © Chopard
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Christoph Waltz fait appel à Chopard pour la comédie en musique de Richard Strauss au Grand Théâtre de Genève. Les ateliers de Haute Joaillerie de la Maison confectionnent la célèbre rose et les joyaux qui complètent les costumes de scène

Inconditionnel soutien aux arts, la coprésidente et directrice artistique de Chopard, Caroline Scheufele, a répondu à la proposition de l’acteur Christoph Waltz de contribuer à la comédie en musique Le Chevalier à la rose au Grand Théâtre de Genève avec des bijoux.

Pour l’occasion, elle a dessiné et fait réaliser par ses ateliers de Haute Joaillerie la rose qui scelle la promesse de mariage dont Octavian – ici porté par la voix de la mezzo-soprano Michèle Losier – se fait le messager. Réinterprétant avec modernité ce précieux symbole, cette rose est fabriquée en titane noirci, avec des pétales articulés entièrement sertis de rubis, tandis que les feuilles scintillent d’incrustations de diamants noirs. Dépassant sa fonction d’accessoire de scène, ce joyau scintillant symbolise l’amour et à la force supérieure des sentiments. Il a nécessité pas moins de 450 heures de travail à plusieurs artisans de la Maison.

The Knight with the Rose © Chopard
La rose © Chopard

Associée au processus créatif, Caroline Scheufele a aussi donné à la costumière Carla Teti accès aux dernières collections de Haute Joaillerie de la Maison pour sublimer les costumes de scène, associant leurs couleurs à celles des pierres précieuses. Parmi ces joyaux, un collier de diamants agencés selon le design de dentelle joaillière emblématique de Chopard, ainsi qu’une paire de boucles d’oreilles en améthystes assortie à la robe mauve de la soprano Maria Bengtsson dans le rôle de la Maréchale. La jeune Sophie, interprétée par Mélissa Petit, apparaît dans une tenue jaune complétée par des boucles d’oreilles et un bracelet dont les diamants jaunes et blancs brilleront sur scène d’un éclat solaire.

Au sujet de la collaboration, Caroline Scheufele confie : « Au fil des années et de nos rencontres, j’ai eu la chance d’entretenir avec Christoph Waltz des conversations toujours passionnantes sur le cinéma et sur l’art. Lorsqu’il m’a proposé d’associer les créations Chopard à sa mise en scène du Chevalier à la rose, j’ai été aussitôt séduite par la lecture contemporaine qu’il donne de cette œuvre. Je suis très honorée qu’il m’ait sollicitée pour confectionner la rose qui est au cœur de l’argument. C’est une mission que nos artisans et moi-même avons pris très à cœur. »

Mélissa Petit receiving the rose in The Knight with the Rose © Chopard
Mélissa Petit reçoit la rose dans la pièce de théâtre "Le Chevalier à la rose" © Chopard

Carla Teti complète : « Chopard a été un partenaire généreux, proactif et très coopératif. Nous avons commencé notre collaboration par une réunion avec Caroline Scheufele, à qui j’ai pu montrer et expliquer les premiers dessins des personnages et de leurs costumes afin que nous imaginions ensemble quels bijoux pourraient être ajoutés pour distinguer les caractéristiques de chacun. Par la suite, elle a proposé de magnifiques bijoux dédiés à chaque rôle. La rose est aussi un symbole essentiel de l’œuvre. C’est une pièce de joaillerie exceptionnelle, créée spécialement pour la représentation. »

La première aura lieu le 13 décembre 2023 au Grand Théâtre de Genève. Le Chevalier à la Rose sera représenté jusqu’au 26 décembre.

L’art, chez Chopard, est une inépuisable source d’émotions : à travers des engagements philanthropiques ou grâce aux créations façonnées par ses artisans spécialisés, la Maison œuvre avec constance à la célébration de toutes les formes du génie de l’esprit et de la main.

En 2023, la Red Carpet Collection imaginée par Caroline Scheufele avait pour thème « Art ». Architecture, sculpture, peinture, musique, littérature, danse et cinéma : les 7 arts de la classification moderne nourrissaient l’inspiration des 76 joyaux de cette collection annuelle. 

Giulia Bolcato wearing Chopard in the Knight with the Rose © Chopard
Giulia Bolcato porte du Chopard dans la pièce de théâtre "Le Chevalier à la rose"  © Chopard

A propos de l’œuvre

L’acteur viennois et star internationale du cinéma Christoph Waltz, bien connu pour ses rôles dans Inglorious Basterds et Django Unchained de Quentin Tarantino, a fait sa première incursion dans le monde lyrique avec cette production de Der Rosenkavalier en 2013 pour l’Opéra des Flandres. Les perruques poudrées et l’ambiance viennoise rococo de cette comédie dont Stefan Zweig disait qu’elle appartenait au « monde d’hier » sont des identifiants bien ancrés du Chevalier à la rose. La collaboration entre le poète et dramaturge Hugo von Hofmannsthal et un Richard Strauss revenu de l’époque des décompensations sonores et scéniques d’Elektra et de Salome a donné lieu à un livret d’une telle facture qu’il met cet opéra parmi les rares œuvres lyriques qu’on pourrait jouer sans la musique et s’en émouvoir tout autant. L’opéra compte quatre personnages principaux : l’aristocrate Maréchale ; son très jeune amant, le Comte Octavian Rofrano ; son cousin malotru, le Baron Ochs ; et la future fiancée d’Ochs, Sophie von Faninal, la fille d’un riche bourgeois. À la suggestion de la Maréchale, Octavian apporte à Sophie la proposition de mariage d’Ochs en lui offrant une rose d’argent. Les deux jeunes gens tombent amoureux sur-le-champ et imaginent bientôt une intrigue comique pour libérer Sophie de ses fiançailles. Ils y parviennent avec l’aide de la Maréchale, qui cède son amant à la jeune femme. Bien qu’il s’agisse d’une Komödie für Musik, l’œuvre aborde des thèmes très sérieux, en particulier à travers le prisme de la Maréchale, notamment l’infidélité, le vieillissement, la prédation sexuelle et l’altruisme en amour (ou son absence, l’amour pour la fortune).

Les attentions infinies que Strauss et Hofmannsthal ont porté à leur œuvre se traduisent en un foisonnement de didascalies souvent mises en scène de manière extrêmement pompeuse et dans un bain rococo surdécoré. C’est en revanche la précision psychologique de l’œuvre que Christoph Waltz passe au filtre de sa lecture épurée. Il met, comme on peut s’y attendre, une attention particulière à la direction d’acteur. En se gardant de présenter l’opéra « exactement comme cela se faisait du temps de Strauss et Hofmannsthal », Christoph Waltz met le doigt sur la résonance contemporaine très grave des ressorts comiques d’autrefois : le Baron Ochs surpris en mauvaise posture dans une auberge de la banlieue de Vienne renvoie à un certain scandale dans un Sofitel de New York en 2011 et à une cascade de mots-dièse qui n’ont pas fini de défier le pouvoir masculin. 

Christoph Waltz and Caroline Scheufele at the Cannes film Festival © Chopard
Christoph Waltz et Caroline Scheufele au Festival de Cannes © Chopard

La distribution rassemble, sous la baguette de Jonathan Nott, les plus belles voix straussiennes du moment, avec María Bengtsson, la rayonnante Suédoise, reprenant le rôle de la Maréchale qu’elle tint à Anvers, la Canadienne Michèle Losier en Octavian et la basse lyrique anglaise Matthew Rose, au nom prédestiné, qui campera le truculent Baron Ochs, avec une apparition du grand Bø Skovhus en Monsieur de Faninal.

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