Revue FH - 10 février 2010
Ne bénéficiant pas de la protection de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), bon nombre de raies et requins sont en voie de disparition, surexploités qu'ils sont par l'industrie du cuir qui les utilise pour faire des sacs, des bijoux ou encore des bracelets de montres. C'est notamment le cas, par exemple, du Pastenage plumeté, pêché en Asie du Sud-Est, parce que les jolies perles de son dos rendent son cuir encore plus noble.

La disparition de certaines espèces pourrait de plus survenir rapidement. Les raies et les requins grandissent en effet très lentement et n'ont que peu de descendants. L'aiguillat Squalus acanthias par exemple n'est adulte qu'à l'âge de dix ans et la femelle ne donne naissance qu'à deux jeunes après une période de gestation de presque deux ans.
Devant l'urgence du problème, la biologiste marine Monica Biondo a lancé une campagne pour la protection des raies et requins utilisés dans l'industrie du cuir. Elle exhorte dès lors les marques horlogères à ne plus proposer des modèles avec bracelet en galuchat. Son site Internet (www.galuchat.ch) publie par ailleurs la liste des entreprises qui ont renoncé à de tels cuirs, ou qui n'en ont jamais utilisé (Swatch Group, Corum, Breitling, Aerowatch, Delma, Delance, Louis Moinet, etc). Elle invite aussi les horlogers à rejoindre son combat et à s'inscrire sur sa liste.
