Le SIAR fête son 20e anniversaire. Où, quand et comment ?
Fondé en 2007 à Mexico, le SIAR célèbre cette année sa vingtième édition. Il se déroulera du 20 au 22 octobre 2026 dans notre lieu habituel, le St. Regis Mexico City.
S’inscrire durant deux décennies dans un paysage horloger en constante évolution n’a rien d’anodin. Cette longévité mérite une édition à sa mesure. Car le SIAR, c’est avant tout une somme d’énergies : ses maisons participantes, son public fidèle, la presse et ses partenaires. L’ambition est claire : réunir tous les acteurs qui ont façonné cette histoire afin de célébrer ensemble ce cap symbolique — comme une communauté qui a grandi, évolué et prospéré au fil des années.
Cette 20e édition s’annonce ainsi comme une célébration au sens le plus authentique du terme, portée par un souffle nouveau et des idées inédites. Un défi enthousiasmant, sans aucun doute.
Quel est l’ADN du SIAR ?
Le Salon Internacional Alta Relojería est né d’une ambition claire : rapprocher la haute horlogerie des collectionneurs et des passionnés d’Amérique latine, de manière directe et personnelle. À l’époque, des rendez-vous comme Baselworld ou le SIHH (Salon International de la Haute Horlogerie) étaient strictement réservés aux professionnels.
Nous avons fait un choix différent : celui d’un événement pensé dès l’origine pour les consommateurs. Aujourd’hui, le SIAR accueille près de 250 journalistes, environ 3 500 passionnés soigneusement sélectionnés ainsi que l’ensemble de la communauté de la distribution nationale.
Au fil des ans, il est devenu le grand rendez-vous annuel de l’horlogerie au Mexique, attirant également des acteurs venus de toute l’Amérique latine. Cette position singulière en a fait un ambassadeur précieux pour l’image du Mexique, un marché longtemps perçu comme secondaire, auprès de la Suisse et de l’industrie internationale.
Pourquoi un tel succès, auprès des visiteurs comme des exposants ?
Parce que ce pays montre une réelle maturité et une véritable évolution dans la haute horlogerie depuis le début du siècle, et e Salon en est le miroir. Les Mexicains entretiennent une relation particulière avec la montre de luxe, remontant au XIXᵉ siècle. Pour les exposants, le SIAR offre un accès direct à un public à fort pouvoir d’achat qui est véritablement passionné et prêt à prendre rapidement des décisions d’achat importantes. Nous sommes à la fois la porte d’entrée et le laboratoire idéal pour un marché en pleine croissance, tout en représentant une étape naturelle vers le reste de l’Amérique latine. Pour les visiteurs, c’est l'unique endroit de la région où l’on peut découvrir des centaines de nouveautés et d’éditions spéciales sous un même toit, y compris des marques indépendantes souvent dépourvues de distribution locale.
Quelle est la différence entre les éditions de juin et d’octobre? Quand sont-elles apparues ?
L'édition d'octobre est l’édition originale, celle que nous avons fondée en 2007. Elle conserve un format classique, avec une sélection de marques soigneusement choisies, allant des grands groupes aux maisons indépendantes les plus établies. L’édition de juin, que nous avons lancée en 2021 dans le contexte des perturbations liées à la pandémie, a été conçue dans un esprit différent : plus agile, plus axée sur les créateurs indépendants et les micro-marques qui comptent sur un contact fréquent et personnel avec les collectionneurs. De nombreuses marques participent désormais aux deux rendez-vous.
Comment l’idée du SIAR est-elle née ?
Tout a commencé en 2001. En tant qu’éditeurs de Tiempo de Relojes, nous organisions des événements privés avec des marques: des dîners intimes où nous réunissions nos lecteurs collectionneurs afin qu’ils puissent découvrir des pièces exceptionnelles en avant-première. Le premier évènement a eu lieu avec Severin Wunderman et Corum, ainsi que Rick de la Croix et Berger Joyeros. Une douzaine de pièces uniques furent présentées au Mexique et toutes vendues le soir même.. Nous avons ensuite organisé des événements, tout aussi réussis, avec Michel Parmigiani, Emmanuel Breguet et d’autres, suscitant à chaque fois un enthousiasme remarquable. Face à la demande croissante des marques, nous avons pris la décision de réunir tous ces acteurs sous un même toit. C’est ainsi qu’est né le SIAR. Le soutien initial de Rolex, première maison à confirmer sa participation à l’édition inaugurale, a joué un rôle déterminant. Dès l’annonce faite, trente-cinq marques s’inscrivaient dans la foulée.
Que pensez-vous de l'émergence de nouveaux salons régionaux ?
Je vois cela comme le reflet d’une industrie en pleine mutation, portée par la mondialisation numérique. Des centaines de nouvelles micro-marques et de créateurs indépendants ont besoin des plateformes leur permettant d’atteindre directement leurs clients, sans les investissements considérables qu’exigeait autrefois le lancement d’une marque. Les salons régionaux répondent à ce besoin. Le fait que certains s’inspirent désormais du modèle du SIAR constitue, d’une certaine manière, une reconnaissance du travail accompli depuis près de vingt ans. Cela dit, tous les événements ne se ressemblent pas. Créer un salon est une chose ; l’inscrire dans la durée en est une autre. Tout évolue très vite. Le SIAR a toujours défendu les marques qui privilégient le fond à la forme et qui pensent sur le long terme, tout en offrant également une plateforme à des créateurs porteurs d’une véritable vision. Aux côtés des grands groupes comme Richemont, LVMH et Swatch Group, nous avons contribué à faire découvrir à l’Amérique latine des maisons telles que Richard Mille, F.P. Journe, Akrivia, MB&F, Urwerk, Greubel Forsey, Parmigiani, De Bethune ou encore Laurent Ferrier, soit près de 150 marques au total.