Jaeger-LeCoultre présente sa nouvelle collaboration dans le cadre du programme « Made of Makers » : une série d’œuvres réalisées par Roy Wang, spécialiste chinois du light-painting (processus de captation de lumière) de rue. Ces quatre pièces – trois photographies en light-painting et une vidéo en stop-motion (animation en volume) – forment un hommage à la quête de précision qui anime la Grande Maison depuis sa fondation il y a près de 200 ans. Elles seront dévoilées au public à l’occasion de l’exposition « The Precision Pioneer », qui fera escale à Dubaï du 7 au 19 mai.
Ouvrir le dialogue entre l’horlogerie et les arts
Par le biais de collaborations avec des artistes, designers et artisans de différentes disciplines, « Made of Makers » ouvre et approfondit le dialogue qui s’instaure naturellement entre l’horlogerie et l’art. Ce programme vise des créateurs et créatrices partageant les valeurs d’inventivité, d’expertise et de précision qui animent Jaeger-LeCoultre. Il explore de nouvelles formes d’expression à travers des matériaux et supports souvent inattendus. Comme les horlogers de la Grande Maison, ces artistes et pionniers éprouvent un profond respect pour le passé, à la fois socle de leur créativité et tremplin de leurs œuvres avant-gardistes.
La communauté « Made of Makers » a déjà exploré l’univers de l’art contemporain, de la gastronomie et de la musique avec des artistes comme Zimoun (Suisse), Michael Murphy (États-Unis) et Guillaume Marmin (France), le graphiste Alex Trochut (Espagne / États-Unis), la cheffe pâtissière Nina Métayer (France), le chef mixologue Matthias Giroud (France), l’artiste digitale Yiyun Kang (Corée du Sud), le musicien Tøkio Myers (Royaume-Uni), l’artiste multimédia Brendi Wedinger (États-Unis) et, en 2024, le chef cuisinier Himanshu Saini (Inde) ainsi que Roy Wang (Chine).
Light-painting de rue : des moments éphémères capturés pour l’éternité
Auteur d’œuvres dynamiques et visuellement captivantes qui lui valent une renommée grandissante sur la scène internationale, Roy Wang révolutionne la photographie grâce à une utilisation novatrice de la lumière et du mouvement. Né à Pékin, sa carrière atypique lui a permis de vivre des expériences qui influencent aujourd’hui encore son travail. Diplômé de l’université en 2009, il quitte la Chine pour devenir joueur de rugby professionnel au Japon. Il se lance alors dans l’exploration de son pays d’accueil, emportant partout avec lui son appareil photo. Petit à petit, à force de pratique, il apprend en autodidacte les techniques de la photographie.
Un jour, il tombe par hasard sur un cliché en noir et blanc de 1949 tiré d’une collaboration entre Pablo Picasso et Gjon Mili, photographe pionnier du magazine Life. On y voit Picasso réaliser un dessin lumineux à l’aide d’une petite lampe de poche, capturé par Mili en ralentissant la vitesse d’obturation de son appareil. L’image a profondément marqué Roy Wang. Le soir même, il sort armé d’une lampe torche et s’essaye pour la première fois au light-painting.
Contrairement à la photographie traditionnelle et à l’art figuratif, dans lesquels l’artiste cherche à capturer l’effet de la lumière sur un sujet, pour Roy Wang, la lumière est l’outil qui permet de créer le sujet sur la toile de fond de l’obscurité. Souvent mis en scène dans des décors urbains, ses clichés de light-painting associent des références à la tradition et à la mythologie chinoises, iconographie de la pop culture et éléments inspirés de la calligraphie.
La quête de l’inconnu, à la croisée de la technologie et de l’art
Depuis la nuit des temps, l’homme est fasciné par le contraste de la lumière sur la voûte céleste nocturne, s’aidant de flambeaux rougeoyants pour dessiner des motifs sur cette toile obscure. Toutefois, ce n’est qu’avec l’avènement de la photographie qu’il est devenu possible de rendre ces œuvres d’art pérennes. En substance, le light-painting est l’art de « dessiner » en déplaçant une source lumineuse à la manière d’un crayon et de capturer l’opération sur pellicule grâce à une pose longue, généralement d’au moins une minute.
Travaillant de nuit, Roy Wang utilise l’obscurité comme support et la lumière comme pinceau. Face caméra, il esquisse un motif sans aucun soutien visuel et ne voit le résultat qu’une fois la photographie prise. Il doit donc s’appuyer sur sa perception de l’espace, sa mémoire musculaire et son imagination. Ancien sportif professionnel, il a développé un sens aigu du contrôle de ses muscles qui participe grandement, selon lui, à la précision de ses gestes. Habillé en noir, l’artiste se confond avec l’obscurité environnante et devient invisible sur l’image finale.
« Je considère mon art comme une quête de l’inconnu. Je travaille à l’aveugle, sur une œuvre qui n’existe que dans mon imagination jusqu’à ce qu’elle soit capturée par l’appareil photo, » analyse Roy Wang. « La prise de vue est très rapide – une ou deux minutes, tout au plus – mais la préparation est très longue. Je dois visualiser l’image, les gestes exacts que je devrai effectuer pour la "peindre", le "cadre" invisible dans lequel les exécuter, et le positionnement idéal de mon corps et de la source lumineuse en fonction de ce cadre et de l’appareil. La magie du light-painting vient en partie du fait que les effets lumineux disparaissent au moment même de leur création, mais sont immortalisés par la photographie. »
Quatre œuvres hypnotiques : la précision de la Haute Horlogerie mise en lumière
Les quatre œuvres d’art créées par Roy Wang pour Jaeger-LeCoultre – une vidéo en stop-motion et trois photographies expérimentales – ont présenté des défis encore plus grands. Pour se conformer aux dimensions microscopiques de l’horlogerie, Roy Wang a dû entièrement revoir ses techniques. Tout d’abord, pour obtenir des motifs de la finesse voulue, il a développé de nouveaux outils lumineux miniaturisés, dont la plupart sont de la taille d’un composant horloger.
Il a aussi imaginé une gestuelle inédite : au lieu des grandes chorégraphies qui mobilisent habituellement ses bras, voire l’ensemble de son corps, l’artiste a dû apprendre à maîtriser des mouvements extrêmement minutieux de la main et du poignet, semblables à ceux des horlogers, dont chacun devait être parfaitement exécuté et précisément contrôlé. Outre une préparation méticuleuse, ce projet a exigé un entraînement rigoureux pour faire de ces nouveaux gestes une seconde nature. Par bien des aspects, ce processus artistique reflète la conception, l’exactitude, les savoir-faire techniques et la sensibilité artistique indissociables des montres Jaeger-LeCoultre.
Pour ses trois clichés et sa vidéo en stop-motion, Roy Wang s’est appuyé sur des éléments puisés dans la tradition chinoise et sur sa visite de la Manufacture de la Vallée de Joux qui lui a permis de découvrir l’horlogerie en détails, en particulier les différents aspects de la précision. Avec son style emblématique, il joue avec les formes, la couleur et les lignes dynamiques pour créer des œuvres uniques et visuellement captivantes.
龘 (dá – Le dragon volant) : un hommage à l’emblématique Reverso
叒 (ruò – Tous mes vœux) : une célébration de la sophistication du calibre Duometre
燚 (yì – Flamme brûlante) : un clin d’œil à une montre de poche Jaeger-LeCoultre du XIXe siècle
Pour sa vidéo en stop-motion intitulée Le Dragon du temps ( 时光绘龙 ), l’artiste a associé l’art du light- painting à celui de l’animation en stop-motion, une technique dans laquelle le sujet est manipulé entre chaque prise de vue, qui sont ensuite mises bout à bout à raison de plusieurs dizaines par seconde pour donner l’illusion du mouvement. Le Dragon du temps reprend l’un des motifs signature de Roy Wang, le dragon, pour entraîner les spectateurs dans un voyage fantastique à travers la Manufacture Jaeger-LeCoultre de la Vallée de Joux.
« Grâce à ses œuvres en light-painting, Roy Wang apporte une nouvelle dimension originale et fascinante à notre programme "Made of Makers", » s’enthousiasme Catherine Rénier, PDG de Jaeger- LeCoultre. « Basé sur la convergence de l’artisanat au carrefour de différentes disciplines et cultures, "Made of Makers" célèbre l’affinité profonde qui existe entre le monde artistique et notre Maison. Collaborer avec un artiste comme Roy Wang, qui repousse constamment les limites de sa vision artistique, nous permet d’explorer des territoires vierges, à la croisée de la précision, de la créativité et de la passion. »