Hier soir s’est déroulée la troisième édition du Salon WorldTempus au restaurant Chez Calvin, aux Eaux-Vives. À cette occasion, le rédacteur en chef adjoint, Anders Modig Davin, a dialogué avec la maître horlogère de TAG Heuer, Carole Forestier-Kasapi, aujourd’hui Directrice de la stratégie Haute Horlogerie Montres & Mouvements. Leur échange, centré sur l’innovation, la sensibilité et les complications, et enrichi par de nombreuses questions du public, a permis d’aborder à la fois des créations récentes et la dimension émotionnelle de l’horlogerie.
Innovation, sensibilité et complications. Ces trois notions sont intimement liées. Pour qu’une innovation complexe voie le jour, elle doit être porteuse de sens et requiert une certaine sensibilité, ainsi qu’une forme de génie, pour envisager comment l’innovation peut contribuer à améliorer le monde.
Dans une récente tribune publiée sur WorldTempus, Mme Forestier-Kasapi a défendu l’idée de classifier les complications horlogères : « À mon sens, elles devraient être structurées autour de sept piliers. Cela permettrait aux consommateurs de mieux comprendre ce qu’ils acquièrent. Car il y aura toujours des spécialistes du marketing pour présenter comme complexes des éléments qui ne le sont pas. Ce phénomène existe dans tous les secteurs, pas uniquement en horlogerie. Pourquoi ne pas faire preuve de davantage de transparence ? » a-t-elle souligné. Publié le 1er mai, l’article propose une hiérarchisation de ces catégories selon un degré de complexité croissant, allant des fonctions d’affichage jusqu’aux mécanismes de sonnerie.
Environ 35 participants venus de Genève, de la Vallée de Joux, de Berne et de la France voisine ont assisté à l’événement. L’équipe de Chez Calvin y a servi un généreux apéritif dînatoire, accompagné de vins de qualité, de bières artisanales et d’alternatives sans alcool plus saines. Malgré la pluie de ce mardi, l’atmosphère était résolument estivale, le restaurant ayant récemment adopté une nouvelle identité saisonnière intitulée « Chez Calvin by the sea ».
George Yoconto, coach mental et collectionneur d’art et de mobilier, qui a traversé la Suisse pour participer une seconde fois au Salon WorldTempus, a confié : « Cet événement apporte une nouvelle dynamique à Genève, que l’on appartienne ou non au secteur horloger. Nous avons besoin de davantage de rendez-vous informels comme celui-ci, favorisant des échanges authentiques et le partage d’émotions. Un salon de ce type crée une nouvelle “matisse”, mêlant harmonieusement les générations, les palettes de couleurs et les styles. »