Revolution #6 - Décembre 2009Jack Forster
Les mouvements des montres mécaniques sont de délicats instruments de précision. Fort heureusement, des designers inventifs ont créé des armures perfectionnées pour les garde-temps contemporains qui, en comparaison, feraient paraître un tank anémique..
Les chocs, l'humidité et le magnétisme sont la triade meurtrière capable d'endommager sérieusement une montre ou, pire, d'en entraîner la triste fin bien avant l'heure. Presque tout au long de l'histoire de l'horlogerie, qui s'étend désormais sur un demi-millénaire, les propriétaires de ces fragiles mécanismes n'avaient d'autre choix que d'observer d'innombrables précautions. En effet, il suffisait parfois de laisser tomber une lourde montre de poche de quelques dizaines de centimètres sur une surface dure pour déformer les pivots du balancier. Une simple éclaboussure pouvait, de semblable manière, se solder par des conséquences si fâcheuses qu'au cours des premières décennies qui suivirent l'apparition des montres-bracelets, un gentleman prenait systématiquement la peine de retirer son garde-temps avant de se laver les mains. Et, de nos jours encore, le champ magnétique d'un téléphone portable peut exercer des effets délétères au point de requérir la consultation immédiate d'un horloger.
Par bonheur, les progrès n'ont cessé de se multiplier depuis l'époque où le maître en son art ne disposait d'autres ressources que d'enduire de cire d'abeille les pas des vis destinées à maintenir le fond de boîtier pour protéger le garde-temps d'un client. En premier lieu, l'utilisation d'une double boîte pour les montres de poche, puis la diffusion des dispositifs de protection afin de prévenir l'intrusion de la poussière dans le mouvement et le remplacement de la traditionnelle clé par une couronne de remontoir ainsi que l'adoption de plus en plus généralisée de calibres à remontage automatique ont considérablement réduit l'exposition du mouvement aux éléments extérieurs. Toutefois, ce n'est qu'au cours des premières décennies du XXe siècle que les boîtiers de montres ont réellement commencé à s'endurcir.
L'étanchéité
Deux des premières montres à opposer une boîte hermétique à l'élément liquide, la tank “ étanche ” de Cartier et la marine d'Omega, tentaient d'atteindre un objectif particulièrement délicat en s'efforçant de rendre étanche une construction rectangulaire. Les coins du boîtier constituent à cet égard un problème épineux car les angles sont un point naturel de vulnérabilité à la pénétration de l'eau (quand avez-vous vu pour la dernière fois un sous-marin de forme rectangulaire ?). C'est l'Oyster de Rolex qui a établi les principes fondamentaux utilisés par presque toutes les montres étanches depuis l'octroi d'un premier brevet relatif à l'étanchéité en 1926 : boîtier rond, couronne et fond vissés. Si le terme “Waterproof” qui désignait naguère une montre étanche n'apparaît plus de nos jours, en raison peut-être d'un défaut toujours possible dans l'intégrité du boîtier, indépendamment de la profondeur, il n'en demeure pas moins que, de nos jours, même les instruments qui ne sont pas conçus pour répondre aux exigences de la plongée assurent un degré de résistance à l'eau dont les horlogers pouvaient uniquement rêver il y a une centaine d'années. Cette observation peut sembler d'une banalité affligeante, mais il est incontestable que le développement des joints en caoutchouc, puis en matière synthétique, ainsi que l'apparition de lubrifiants en silicone hydrophobe ont probablement sauvé des millions de mouvements d'une mort prématurée sous les assauts de la corrosion.

L'Omega Marine originale lancée en 1932 était l'une des premières montres rectangulaires étanches © Revolution
Aussi, jusqu'à quel point les constructeurs horlogers sont-ils parvenus à résoudre la question de l'étanchéité ? Dans une très large mesure car tant que le propriétaire de la montre se souvient qu'il convient de remplacer périodiquement les joints et les garnitures pour conserver l'étanchéité de la montre, les risques qu'un garde-temps soit détruit par l'irruption d'eau à l'intérieur du mécanisme sont presque égaux à zéro. Et les personnes, peu nombreuses en fin de compte, qui désirent utiliser leur montre de plongée dans son objectif initial disposent désormais d'une vaste liberté de choix, même si leurs inclinations les conduisent vers la pratique de la plongée professionnelle extrême. Dans ce domaine, le record actuel de profondeur est détenu par une équipe de la COMEX dont les plongeurs ont atteint en 1988 la profondeur de 534 mètres.
Cependant, le record de plongée absolu pour une montre date de 1960. Il appartient à une rolex spécialement conçue à cet effet, la célèbre “Deep Sea Special”. Elle était fixée à l'extérieur du Bathyscaphe Trieste pendant sa plongée au point le plus bas de l'océan, Challenger Deep, à une profondeur de 10'915 mètres, dans la fosse des Mariannes, au large de l'île de Guam. Son caractère pratique n'était sans doute pas l'atout principal de ce garde-temps car, pour résister à une telle pression, il était doté d'un verre si gros qu'il ajoutait une hauteur considérable à une réalisation déjà très épaisse de nature. Mais l'exploit reste entier de nos jours car ce record ne sera jamais battu, sauf à considérer la découverte d'un endroit plus profond dans l'océan. Naturellement, une valeur aussi extrême peut difficilement être envisageable comme une nécessité - la limite pour la plongée de loisirs se situe entre 30 et 40 mètres et les normes internationales actuellement en vigueur pour les montres de plongée (iso 6425) exigent une étanchéité minimale à 100 mètres, même si la plupart des modèles sont aujourd'hui en mesure de résister à une profondeur de 200 mètres.

La Deep Sea Special' n°1, fabriquée par Rolex en 1953, une montre extrêmement rare © Revolution
La Rolex Submariner possède désormais une étanchéité à 300 mètres (rappelez-vous qu'elle est déjà dix fois supérieure à la profondeur maximale moyenne pour la plongée sportive) alors que celle de la Seamaster Planet Ocean d'Omega atteint 600 mètres. La montre de plongée extrême est devenue un genre à part entière. Alors qu'une étanchéité à 1'200 mètres est dorénavant indispensable pour entrer dans la cour des grands, les constructeurs rivalisent pour descendre plus profondément, et parfois même beaucoup plus profondément, sous le miroir des eaux. Tant Seiko que Citizen réalisent des montres de plongée professionnelle qui possèdent une étanchéité à 1'000 mètres - Seiko avec un mouvement automatique haut de gamme et Citizen avec son mouvement à quartz Eco-Drive approvisionné par l'énergie solaire. A 2'000 mètres sous la surface de l'eau, IWC a longuement fait la loi avec son Aquatimer 2000.

La Seamaster Planet Ocean d'Omega est étanche à 600 mètres © Revolution
A 3'000 mètres, Breitling propose l'Avenger Seawolf et Uts München sa Professional Diver. Enfin, à 3'900 mètres, une profondeur bien plus importante que celle qui provoquerait l'implosion instantanée de tout appareil conçu pour fonctionner dans des conditions habituelles, l'amateur de sensations extrêmes pourra encore jeter son dévolu sur la Sea-Dweller DeepSea de Rolex. Etonnamment, il existe une montre mécanique qui peut supporter la pression exercée par une colonne de 6' 000 mètres d'eau : la 20' 000 Feet de CX Swiss Military Watch, présentée lors de Baselworld 2009. Elle détient le record actuel de profondeur pour une montre mécanique de plongée et son étanchéité a été testée jusqu'à 7'500 mètres selon la norme iso 6425. Elle possède un boîtier en titane massif et un verre bombé de 10 millimètres d'épaisseur.

Avec une étanchéité garantie à 3'900 mètres, la Sea-Dweller DEEPSEA de Rolex peut accompagner les plongées professionnelles les plus profondes © Revolution
Mais le numéro un actuel au palmarès des grandes profondeurs est une montre Bell & Ross : l'Hydromax à quartz - garantie à la fabuleuse profondeur de 11'000 mètres - qui parvient grâce à une spécificité de sa conception à égaler la performance de la Deep Sea Special de Rolex lors de la mémorable plongée scientifique avec le Bathyscaphe Trieste : elle est remplie d'une huile minérale incompressible.

Présentée en 1989, l'Ingénieur d'IWC, référence 3508, détient le record de tous les temps de résistance au magnétisme : une stupéfiante valeur de 500'000 A/m © Revolution
Montres antimagnétiques
Même si les alliages auto compensateurs utilisés dans les spiraux modernes sont moins sujets à l'aimantation que leurs prédécesseurs en acier bleui, ils n'en sont pas pour autant insensibles aux effets du magnétisme - et la prolifération d'aimants puissants et de champs électromagnétiques dans presque tous les instruments de notre vie quotidienne, des téléphones portables aux haut-parleurs, démontre que ce problème ne concerne pas uniquement les techniciens qui utilisent les appareils à résonance magnétique. L'approche des constructeurs de mouvements pour rendre une montre antimagnétique consiste à utiliser des matériaux peu sensibles au magnétisme. Le dernier mot actuel dans ce domaine est naturellement le silicium - tout garde-temps doté d'un spiral en silicium ne sera affecté par les champs magnétiques, même s'ils sont très puissants, que dans la mesure où certains de ses autres composants (à l'instar de la fourchette d'ancre) sont en acier, de sorte qu'une montre munie d'un spiral, d'une roue d'échappement et d'une fourchette d'ancre en silicium sera très largement préservée des effets exercés par les champs magnétiques.
Composé de niobium et de zirconium, le spiral parachrom de Rolex, qui présente également une large insensibilité aux champs magnétiques, contribue pour une part non négligeable aux prouesses affichées dans ce domaine par la célèbre Milgauss de Rolex. Les designers des boîtiers possèdent une approche quelque peu différente. Afin d'assurer une protection suffisante pour avoir le droit d'arborer la mention “antimagnétique” (là aussi, il s'agit d'un standard international : 4'800 A/m - Ampères par mètre -, selon les spécifications de la norme iso 764), une montre doit former ce qu'il est convenu d'appeler une “cage de Faraday” autour du mouvement. Une cage de Faraday (elle porte le nom de son inventeur, Michael Faraday, qui fut le premier à en démontrer le principe en 1836) est fondamentalement un conducteur creux qui protège les objets situés à l'intérieur de la construction en déviant les champs électromagnétiques vers l'extérieur de la cage.
La méthode classique pour créer une montre antimagnétique consiste à utiliser une boîte interne en fer tendre. Cependant, pour atteindre des résistances élevées, il est également indispensable de recourir à des composants antimagnétiques. La montre qui détient le record de tous les temps en ce domaine est l'Ingenieur d'IWC - et plus particulièrement, la version présentée en 1989, la référence 3508, avec le boîtier Ingenieur “SL” (steel line) dessiné par Gérald Genta, qui peut résister à un champ de 500'000 A/m. La version courante de l'Ingenieur est garantie à 80'000 A/m, une valeur également affichée par le modèle actuel de la Milgauss de Rolex, produite entre 1954 et 1988, avant d'être brillamment réintroduite sous les acclamations unanimes en 2007. Alors que les risques que les champs magnétiques font courir aux garde-temps n'ont cessé de s'accroître au cours du dernier demi-siècle, les montres qui offrent une protection contre le magnétisme demeurent paradoxalement peu nombreuses.
Parmi les rares modèles à posséder un bouclier intérieur figurent la Royal Oak Offshore d'Audemars Piguet et les modèles Overseas de Vacheron Constantin. A ce propos, la marque Genevoise est l'un des pionniers de la recherche sur les matériaux antimagnétiques dans l'industrie horlogère car les premières expérimentations de la manufacture avec des métaux non ferreux pour le balancier et le spiral remontent à la lointaine année 1846. La fascinante épopée des techniques déployées par les horlogers pour contre carrer les effets du magnétisme demeure cependant peu connue, en raison peut-être de la nature invisible de la menace comme de la solution. Néanmoins, les mutations progressives enregistrées par les boîtiers de montres pour résister à la plus grave et la plus insidieuse menace exercée par la civilisation sur la stabilité de marche d'un garde-temps constitue toujours un prodigieux sujet d'intérêt pour le connaisseur.
Plaies et Bosses
Il est un comportement habituel aux amateurs d'horlogerie qui fait naître un sourire sur les lèvres de l'observateur : un aficionado achète une montre de sport, admettons, en acier inoxydable. Jour après jour, il la contemple avec une inquiétude croissante, anxieux de découvrir l'inévitable première rayure. De nos jours, l'industrie horlogère disparaîtrait si elle ne parvenait pas à prendre en considération les attentes, même irrationnelles, de ses adeptes. Aussi est-elle contrainte de trouver un juste équilibre entre un matériel suffisamment solide pour résister aux rayures lors d'un usage normal et un matériau qui ne présente pas une dureté excessive au point d'en compromettre l'usinage. Cependant, malgré ou peut-être en raison des contraintes imposées par les matériaux super endurants, certains des boîtiers de montres les plus résistants aux rayures et les plus robustes sont aussi les plus beaux.
Un juste équilibre doit être touvé en un matériel suffisamment solide un matériau qui ne présente pas une dureté excessive au point d'en compromettre l'usinage.
A ce point, il est impossible de parler de robustesse sans évoquer la G-Shock de Casio. Conçus par l'ingénieur Kikuo Ibe, les premiers prototypes de G-Shock ne faisaient pas partie d'un projet officiel de développement de Casio. De ce fait, son inventeur n'était donc pas habilité à utiliser les ressources habituelles pour tester sa nouvelle création. Selon la légende, il aurait donc vérifié la solidité de la construction en laissant tomber les modèles depuis la fenêtre des lavabos pour hommes - une chute d'environ 10 mètres. Et ce seraient ses fréquents allers et retours qui auraient attiré l'attention de son collègue Yuichi Masuda et éveillé le soupçon qu'il travaillait sur une réalisation hors du commun.
Il a fallu deux années à Kikuoibe pour mettre au point un prototype satisfaisant, sans qu'il ne parvienne à imaginer un seul instant que la G-Shock devienne un jour la montre Casio la plus connue de tous les temps. En effet, ce thymne à la fonctionnalité a donné naissance à une communauté de collectionneurs dans le monde entier, aussi fanatique et enthousiaste que tout autre cercle d'amateurs dans le royaume de l'horlogerie mécanique. L'utilisation d'acier inoxydable pour confectionner les boîtiers de montres est l'un des événements majeurs de l'histoire de l'horlogerie et, en l'absence de cette conquête sans précédent, la montre de sport moderne n'aurait tout simplement jamais vu le jour.
Toutefois, l'acier inoxydable 316l, l'alliage le plus communément utilisé, peut être facilement rayé ou déformé par un impact car ce matériau possède dans le meilleur des cas une dureté maximale de 225 sur l'échelle de Vickers. Les constructeurs de montres de sport se sont intéressés au cours des dernières années à la fabrication d'aciers qui offrent une résistance nettement plus élevée aux rayures et aux bosses. Damasko, Sinn et Bremont sont trois marques qui ont investi de grands efforts dans la production de boîtiers dans des aciers notablement plus endurants que l'habituel 316l. Le boîtier en trois parties de la Trip-Tick de Bremont possède une dureté de 2'000 Vickers alors que le système tégumentaire de Sinn permet de produire un boîtier d'une dureté de 1'200 Vickers.
Pour sa part, Damasko possède dans son assortiment des montres de pilotes qui présentent une dureté de 710 Vickers (les nouveaux modèles destinés à sortir prochainement afficheront 1'600 Vickers) et sont protégées contre le magnétisme jusqu'à 80'000 A/m. La haute horlogerie n'échappe pas à la séduction des matériaux anti rayures high-tech et ses adeptes apprécient que ces matières innovantes permettent la préservation de l'apparence originale de la montre tout en favorisant l'apparition d'effets esthétiques inédits.

L'Aero Bang Morgan de Hublot possède un boîtier en céramique noire et une lunette en tungstène au fini satiné © Revolution
Les boîtiers de montres en céramique, à l'image de ceux lancés par IWC et utilisés aujourd'hui par Hublot notamment, ainsi que d'autres matériaux innovants tels que le tantale et le carbure de tungstène (ce dernier utilisé par Movado pour sa montre Fiero) n'ont cessé de gagner en popularité au cours des dernières années. Des revêtements high-tech tels que le DLC (diamond-like carbon), qui peut garantir une dureté allant de 1'000 à 5'000 Vickers sont utilisés par des marques telles que Panerai. Pour sa part, Linde Werdelin, qui proclame avoir découvert la technologie DLC utilisée sur sa montre Hard Black DLC II, offre le revêtement DLC le plus dur de l'industrie à 5'000 Vickers. Les montres project Z de Harry Winston utilisent le zalium, un alliage d'aluminium et de zirconium, qui présente la même résistance à la corrosion que le titane, tout en étant beaucoup plus dur. Un revêtement de nitrure de titane et d'aluminium - TiAlN - est utilité par UrWerK sur l'Ur103.08tiAlN et lui confère une dureté de 3'500 Vickers.

L'UR103.08 TiAlN d'Urwerk présente une dureté de 3'500 Vickers grâce à un revêtement en nitrure de titane et d'aluminium © Revolution
Même s'il n'est pas particulièrement résistant aux rayures, le carbone forgé utilisé par Audemars Piguet pour certains de ses modèles offshore, qui ont fait leurs débuts dans l'Alinghi Team Limited Edition en 2007, possède une robustesse extrême sous plusieurs de ses autres aspects. Le carbone forgé présente en effet une exceptionnelle résistance à la traction et un poids d'une incomparable légèreté. Mais la montre la plus dure au monde - à tout le moins en termes de résistance pure aux rayures - fait partie de l'assortiment d'une marque dont le nom est devenu synonyme du concept même de montre inrayable : Rado. la réalisation la plus emblématique du constructeur est la Diastar, qui a été lancée en 1962 et figure toujours dans la collection sous le nom “The Original”. Avec sa lunette en carbure de tungstène fritté, la Diastar est assurément une réalisation pionnière avec un matériau de boîtier ultra résistant aux rayures.
Aujourd'hui, la V10K, reine incontestée des montres inrayables, porte toujours la signature de Rado. Cette création horlogère à la forte expressivité et d'une beauté parfaitement épurée avec ses deux aiguilles qui se détachent sur un fond noir est dotée d'un boîtier revêtu de diamant nano cristallin - les diamants sont formés directement sur le substrat métallique du boîtier à une température de 800 degrés Celsius, au cours d'une période de deux semaines, dans une chambre spéciale remplie d'une atmosphère composée d'hydrogène et de méthane. Ce processus donne naissance à une montre avec une exceptionnelle résistance aux rayures de 10'000 Vickers. Tant qu'une nouvelle matière ne viendra pas supplanter le diamant, la V10K proclamera sa renommée de montre la plus dure au monde et son statut demeurera aussi inaltérable que son boîtier.