L'élégance est très tendance

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L'élégance est très tendance - Baselworld
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Boîtiers fins, cadrans travaillés, détails soignés, les montres élégantes sont distinguées sans être voyantes, le signe d'une authentique richesse intérieure.

L'élégance a toujours été à la mode. Cette valeur traverse le temps, imperturbable, solide, signe des hommes de goût. Elle prend des formes nouvelles, jamais révolutionnaires, jamais vulgaires. Car le chic est un esprit plutôt qu'un genre. Il est parfois classique, mais il se nourrit d'audaces discrètes et de clins d'œil. Il peut être vintage, mais il sait intégrer les codes modernes. C'est certainement la raison pour laquelle il refait surface au sein des collections de l'année 2011 : il est à la croisée des chemins de technique et de retour à la simplicité dont cette année est faite.

Simplicité des codes

Habillées, les montres élégantes ne sont pas à l'aise avec le registre sport. Elles préfèrent les costumes en cachemire et soie, le Super 150 et le coton double retors. Ces montres de gentlemen se gardent de toute emphase. Leur diamètre est raisonnable, entre 39 et 43 mm, rarement en dehors de cette fourchette. Elles restent fines, discrétion et manches de chemise oblige. Car qui porte une telle pièce ne le crie pas sur les toits. C'est un plaisir intérieur, celui de posséder un objet technique et de goût, dont les détails esthétiques et mécaniques doivent être irréprochables. Un calibre de manufacture est donc la motorisation de choix de ces beautés presque sages.

Forme et fonction

Dans la forme et sur le fond, leur sobriété peut cependant être trompeuse. La montre élégante s'accompagne volontiers de détails pratiques. La contrainte et la bienfacture vont rarement de paire. Un soulier sur mesure qui serre les pieds est un non-sens. Un costume au tissu trop lourd n'est plus de mise. C'est pourquoi une montre d'homme de goût intègre facilement des moyennes ou grandes complications. Pour le côté pratique, on peut difficilement faire mieux qu'un réveil mécanique, sûreté parmi les sûretés, comme en propose Vulcain dans sa 50s Presidents' Watch. Un des incontournables du genre est une réserve de marche qui permet de passer le week end. Soixante heures d'autonomie sont donc grandement appréciables, comme l'a compris Chopard. Sa L.U.C 1937 est équipée du calibre automatique 1.010, intelligent et endurant.

Faites pour durer

L'idéal est quand l'on peut se permettre de partir en vacances et de retrouver sa montre à l'heure. Une H. Moser Perpetual Golden Edition à sept jours de réserve de marche a cette intelligence pratique, la richesse intérieure d'un mouvement construit en or et la discrétion d'un calendrier perpétuel presque indétectable. Car les quantièmes sont fondamentaux, qu'ils soient simples comme sur la Jaquet Droz Grande Seconde Quantième, ou perpétuels comme celui de la Glashütte Original Senator. L'idéal est la praticité du quantième annuel de la Blancpain Villeret Quantième annuel GMT, très lisible dans ses guichets en ligne et utile aux grands voyageurs grâce à son second fuseau horaire. Le tout est que le cadran soit travaillé dans le sens de la maîtrise artisanale ou d'une épure intemporelle.

Pas un luxe

La bonne nouvelle est que l'élégance n'est pas toujours inabordable. Certes, il faut parfois sacrifier un peu d'âme, de qualité de finitions ou d'exclusivité en ce qui concerne le mouvement. Ainsi, la Raymond Weil Maestro Phases de Lune a les qualités de sobriété qui conviennent à une soirée « Black Tie ». Et une Hamilton Thin-o-Matic s'accorde à un trois pièces Prince de Galles tout en restant sous la barre des 900 francs. L'élégance n'est donc pas qu'une question de moyens. C'est une démarche. Et elle vit aujourd'hui un de ses grands moments.