Double tourbillon 30° technique

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Certes le modèle a été lancé en 2009, mais il a remporté le Concours de chronométrie cette année. Plus qu'un trophée, ce résultat illustre aussi l'impact qu'une compétition, ou une certification, a sur les processus de production internes.


WORLDTEMPUS – 8 décembre 2011

Louis Nardin

«On apprend beaucoup avec un tel concours», confessait Robert Greubel alors que lui et Steven Forsey recevaient le premier prix du Concours de chronométrie 2011 le 20 octobre dernier au Locle.
Si la réflexion paraît simple, elle mérite pourtant qu'on s'y arrête. Car, certes la distinction attire son lot de prestige et récompense une réussite incontestable – la batterie de test s'avère impitoyable, et le règlement sera même assoupli pour la prochaine édition. Mais elle a surtout obligé la marque à étudier son propre fonctionnement interne, à challenger ses méthodes de production, d'organisation et de tests pour atteindre ce but.

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Valider la théorie

En soi, cette victoire valide d'abord le concept théorique élaboré après d'intenses recherches par les deux horlogers sur l'efficacité du tourbillon en termes de performances. Leur conclusion se traduisait par une construction particulière où l'échappement est par défaut incliné par rapport à la platine, et pris dans  une seconde cage, elle aussi en rotation. But de l'opération: que le balancier soit toujours en mouvement de façon tridimensionnelle.

«Ce résultat a validé de façon scientifique et objective notre approche, dit Steven Forsey. Mais nous avons aussi beaucoup appris sur nous-mêmes, en particulier en ce qui concerne nos méthodes de mesure. Nous ne sommes toutefois par certains de répéter l'expérience dans l'immédiat. La mise au point de la pièce de concours a en effet coûté six mois d'efforts et de stress, mobilisé plusieurs collaborateurs et bloqué une pièce, soit 1% de notre production, durant une année. Une petite marque comme la nôtre ne peut se permettre souvent ce genre d'exercice.»

Co-président de Chopard, Karl-Friedrich Scheufele faisait récemment le même constat suite à une pièce trois fois labelisée – COSC, Poinçon de Genève et label Qualité Fleurier - et présentée en septembre, la L.U.C Triple certification tourbillon.


Efficience accrue

Cet impact direct mais caché des concours sert donc aux marques qui y participent. Il impose de s'interroger, de tester les acquis et de changer les habitudes. La récompense ne se traduit donc peut-être pas par une médaille, mais par une efficience accrue. De quoi y trouver quelque intérêt, alimenter la compétition et faire progresser cette science particulière qu'est l'horlogerie.

 

LA SÉLECTION 2011

 

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