Né à Brügg en 1840 dans le canton de Berne et fils de cordonniers, Edouard Heuer ne semblait pas destiné à fabriquer des montres. Pourtant il apprend le métier à Saint-Imier et, en 1860, à tout juste 20 ans, il se met à son compte à l'enseigne «Edouard Heuer, Fabrique d'Horlogerie». C'est dire si le dynamisme de la marque ne date pas d'aujourd'hui.Inventeur, Edouard Heuer déposa de nombreux brevets, dont celui du remontage par le pendant, de la roue à colonne, du chronographe de poche avec fonction rattrapante et du pignon oscillant. Trois générations plus tard, en 1969, son arrière-petit-fils Jack inventa le Chronomatic calibre 11, c'est-à-dire le premier chronographe automatique de poignet. Mais surtout, il était un commerçant hors pairs qui, parallèlement à la fabrication des montres, s'est lancé dans l'importation en gros de rubis des Indes Anglaises, indispensables à l'horlogerie.
Innovations TAG Heuer
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1887 |
Brevet du pignon oscillant. |
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1916 |
1er Micrograph au 1/100e de seconde Jeux Olympiques d'Anvers 1920. |
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1933 |
1er Compteur de bord Autavia Rallyes automobiles des années 1930-1950. |
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1950 |
1er Mareograph indicateur des marées Voiles - Coupe de l'America 1967. |
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1966 |
1er Microtimer au 1/1000e de seconde Chronométrage pour Ferrari 1971-1979. |
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1969 |
1er mouvement chronographe automatique Chronomatic calibre 11 avec microrotor. |
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1975 |
1er Chronosplit Manhattan au 1/100e. |
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1995 |
1er mouvement Regatta (voile) Louis Vuitton Cup 1995-2003. |
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2002 |
1er instrument de chronométrage de poignet F1 Micrograph.
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INVENTEUR DU 1/100E DE SECONDE POUR CHRONOMÉTRER LES LÉVRIERS ANGLAIS
En 1876, grâce à la notoriété de Heuer dans le chronométrage, il réussit à ouvrir une filiale à Londres. Marché qui permit à la marque de se spécialiser dans les chronographes et compteurs de sport.
(1887).
L'Angleterre fascina d'ailleurs les descendants d'Edouard Heuer puisque, en 1916, son fils, Charles Heuer invente le compteur de sport au 1/100e de seconde permettant de chronométrer plus précisément les courses de lévriers. Un développement qui permit de surmonter la chute des importations de rubis des Indes Anglaises à cause de l'invention du rubis artificiel. D'autant plus qu'en 1920, Heuer crée les chronomètres de poches à rattrapante: pièces officielles des Jeux Olympiques d'Anvers (1920), de Paris (1924) et d'Amsterdam (1928).
PARTENAIRE SPORTIF DÈS 1928

Dès 1928, Heuer engage son premier employé dédié au chronométrage, ce qui lui permet de se lancer dans une toute première forme de sponsoring. «Nous le prêtions, avec ses appareils, aux compétitions de ski, de bob et d'équitation, ce qui était une manière de promouvoir la marque», rappelle Jack Heuer, dirigeant de Heuer jusqu'en 1982. «Nous avions même développé, le «ski set»; un système de chronométrage avec un portillon et un fil tendu à travers la ligne d'arrivée: méthode d'ultime précision pour l'époque».


SUCCESSION D'INVENTIONS
Les inventions dans le domaine du chronométrage se succèdent ensuite à un rythme rapide, ce qui permet à Heuer d'être toujours plus précis et plus fiable. En 1931, Auguste Piccard emmène des chronographes de poche Heuer avec bulletin d'observatoire lors de son vol dans la stratosphère. En 1933, l'«Autavia», premier compteur de bord pour voitures de courses, voit le jour; en 1939, Heuer développe un chronographe-bracelet étanche; en 1948 naît l'«Autographe» avec échelle tachymétrique et aiguille de repère réglable manuellement; en 1949, c'est la «Solunar», première montre avec indicateur des marées; en 1957 est lancé le «Ring Master», premier compteur de sport avec un anneau interchangeable des échelles pour diverses disciplines sportives; en 1964 naissance de la ligne de chronographes «Carrera»; en 1969, sortie du modèle «Monaco», premier chronographe au monde doté d'un boîtier carré étanche; en 1975, présentation du «Chronosplit», premier chronographe bracelet à quartz au monde...
LEADER MONDIAL DES COMPTEURS DE SPORT
C'est dans les années 1960-1961 que Jack Heuer, alors directeur général, décida de se concentrer sur les compteurs de sport dont il devient rapidement le leader mondial, d'autant plus que, en 1964, il racheta son principal concurrent, la marque Leonidas. Puis, en 1977- 1978, il créa une gamme de montres de plongée superétanches, qui lui permit de conquérir le segment de la pêche sous-marine. Parallèlement, il développa toute une gamme de compteurs électroniques toujours plus précis. Heuer fait alors partie de «Swiss Timing», à l‘époque organisé par le Fédération Horlogère avec Omega et Longines, afin de calculer et de classifier les résultats des temps de chronométrage par imprimante, faisant progresser le chronométrage aussi bien du ski que de la Formule 1.
2003: Implication dans le développement des nouveaux produits
Inventeur à la pointe de l'avant-garde et de la technologie, Jack Heuer est actuellement le seul descendant d'une famille horlogère portant le nom de famille du membre fondateur à être véritablement impliqué dans le développement des nouveaux produits. En effet, aujourd'hui, il participe, aux côtés des équipes de Recherche et de Développement de TAG Heuer, à la création des nouveaux modèles, apportant à la fois son «œil horloger» et ses connaissances en matière de précision issues de l'héritage sportif de la marque.
«J'essaie toujours de rappeler les valeurs essentielles de la marque», insiste-t-il, «car je crois fondamental de conserver l'esprit unique dont notre histoire atteste depuis sa fondation. Cet esprit doit irriguer le TAG Heuer du XXIe siècle. Il y a comme un fil rouge qui traverse les cinq générations, et qui constitue un patrimoine vivant; le patrimoine de l'innovation», explique Jack Heuer.
C'est dans cet esprit que Jack Heuer a travaillé à la création de la nouvelle Autavia: modèle qu'il avait lui-même créé en 1963 et que TAG Heuer présente en 2003 à Bâle dans une version totalement remastérisée associant avant-garde au niveau du design et haute technologie.
TAG HEUER ET LE MUSÉE DE L'HORLOGERIE DE GENÈVE

Instruments de bord «Rally Master» brevetés en 1958 avec compteur «Sebring» à rattrapante (à gauche) et compteur «Monte Carlo» avec affichage numérique de 12 heures (à droite).
«230 montres et objets de bijouterie, d'une valeur de plusieurs millions de francs ont disparu du Musée de l'Horlogerie de Genève, dimanche 24 novembre 2002, au petit matin... La Winterthur Assurances et la Lloyd's Assurances promettent une «forte récompense» aux personnes qui permettront, grâce à leurs renseignements, l'arrestation des auteurs du casse ainsi que la récupération des montres...»
Malgré les appels dans la presse, le Musée de l'Horlogerie de Genève est toujours vide. De nombreuses grandes marques horlogères ont alors exprimé leur solidarité avec Genève en offrant des pièces historiques afin que son musée puisse rapidement rouvrir ses portes. Pour sa part, TAG Heuer a fait don à la ville d'une vingtaine de montres rares, témoins de l'histoire de l'horlogerie, qui faisaient partie de son musée privé.
En voici quelques exemples que l'on peut ainsi admirer en photo en attendant que la sécurité renforcée du musée permette de les admirer dans de nouvelles vitrines.
1940: Compteur de poche avec mouvement mécanique, précision de 1/5e de seconde, compteur de 60 minutes. Boîte en chrome.

1955: Compteur de poche avec mouvement mécanique, précision de 1/5e de seconde, compteur de 30 minutes. Boîte en chrome.

HCV 125 (1985): Chronographe de poche en or créé pour marquer le 125e anniversaire de TAG Heuer. Ce chronographe mécanique a une précision de 1/5e de seconde, des compteurs de 30 minutes et 12 heures avec indicateur de dates/jour/mois et de phases de lune.

Calculator (1972): Chronographe automatique avec une précision de 1/5e de seconde. Compteur de 30 minutes et date à 6 heures. Le Calculator a été lancé avant l'utilisation des machines à calculer de poche.

Executive (1980): Montre quartz avec lunette tournante.

Carrera (1968): Chronographe mécanique avec une précision de 1/5e de seconde, compteur de 30 minutes et date. Lancé en 1964, la Carrera intègre un nouveau système pour améliorer la lisibilité en gravant d'une échelle au cinquième de seconde un rehaut placé sous la glace. Le cadran semble gagner près de deux millimètres. Ce modèle à été nommé «Carrera» en honneur de la fameuse course «Carrera Panamericana» courue au Mexique.

Link: Chronographe automatique certifié chronomètre par le COSC. Le bracelet emblématique de la Link est un aboutissement et une référence en matière de fluidité, de confort et d'ergonomie: un design pour défier le temps.