WORLDTEMPUS - 19 janvier 2010
Propos recueillis par Fabrice Eschmann

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« Une image vaut mille mots ! » Emmanuel Schneider, responsable de projet à la Fondation de la Haute Horlogerie, prononcera cette phrase encore quelques centaines de fois d'ici à la fin de la semaine. Entre ses mains, le Watchtablet, un écran plat tactile dévoilé il y a une année mais présenté « en chair et en os » au SIHH. Développé comme un outil d'aide à la vente, le Watchtablet propose par exemple un lexique illustré de 350 termes, 86 biographies d'horlogers célèbres, une vingtaine de complications expliquées et illustrées, des dizaines de films et animations. De quoi séduire les détaillants, parfois coincés par les questions très précises des clients. Ils étaient déjà plus d'une cinquantaine à l'avoir acheté avant le salon, et dans la seule journée de lundi, une vingtaine de plus avait signé un contrat. Croisé par hasard dans les allées du SIHH, Denis Asch, propriétaire de la boutique L'Heure Asch à Genève, a accepté au pied levé de tester le Watch@Tablet® pour Worldtempus.com.

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Fabrice Eschmann: Quels sont vos premières impressions, à chaud ?
Denis Asch: La charte graphique est vraiment élégante. La présentation est ludique, didactique, pratique. L'écran est de plus ergonomique et s'emporte facilement. Ça me serait utile lors de rendez-vous à l'extérieur, dans des hôtels, avec de gros clients.
Voyez-vous quelque chose à améliorer ?
Pour un vendeur comme moi, qui prétend s'y connaître un peu en horlogerie mais qui n'est pas très pédagogue, les croquis sont vraiment magiques. Il en faudrait plus, comme celui de l'antichoc par exemple. Les textes, pour le client, c'est beaucoup trop long.
Des fonctionnalités à ajouter ?
Ça serait super de pouvoir envoyer des pages du Watch@Tablet® sur l'adresse e-mail du client, pour qu'il ait chez lui les informations dont il a besoin pour réfléchir à un achat. Et puis un moteur de recherche serait pratique, en tapant simplement un mot clé pour trouver une information.
Pensez-vous que le Watchtablet puisse aider le client à se décider, donc faciliter une vente ?
C'est pas ça qui fera vendre. Mais toutes les histoires que l'on peut raconter avec cet outil créé une ambiance propice. Je sais que beaucoup de jeunes clients sont friands de nouveautés comme celle-ci. Cependant, il faut être parfaitement sûr de soi dans la manipulation : il ne faut pas perdre de temps en se trompant, en revenant en arrière. Car pendant ce temps, le client s'ennuie, et il suffit souvent d'un rien pour lui faire tourner les talons. Le vendeur doit être au point à 200% ! C'est ce qui m'inquiète un peu.
Sur les treize marques que vous vendez, seules deux sont membres de la FHH : Richard Mille et Greubel Forsey. Ces deux-là seulement figureraient donc sur la Watch Tablet. Trouvez-vous cela dommage ?
Oui ! Parce que lorsque j'explique un épisode de l'histoire horlogère, il m'arrive de prendre en exemple des marques que je ne vends pas ! Avoir les illustrations correspondantes me serait utile. Et puis il y a des marques membres de la FHH qui ne sont, selon moi, pas des marques de haute horlogerie, alors que d'autres, que je vends – comme Vulcain ou H. Moser & Cie – qui devraient en être.
