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L'horlogerie suisse va s'exposer à Paris

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4e édition du salon Belles Montres à Paris, du 26 au 28 novembre 2010

Tribune des Arts - Juillet 2010

Anna Vaucher

 

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Grâce à un nouveau partenariat, la 4e édition du salon Belles Montres à Paris accueillera, du 26 au 28 novembre 2010, les montres gagnantes ainsi que les dauphines du Grand Prix d'Horlogerie de Genève. Une manière d'internationaliser le prix helvète et de faire découvrir à un nouveau public la fine f leur de la manufacture horlogère suisse. Interview avec Alain Faust, fondateur du salon français.

Comment s'est construit le partenariat entre le Grand Prix d'Horlogerie de Genève (GPHG) et votre salon Belles Montres à Paris?


L'idée d'exposer à Belles Montres Paris les pièces gagnantes et les dauphines du Grand Prix d'Horlogerie de Genève m'est venue l'an dernier, en assistant à l'événement. Ce partenariat fera découvrir au public du salon – nous avons eu plus de 11 000 visiteurs l'an dernier – la fine f leur de la manufacture horlogère suisse, ses dernières innovations et les tendances qui s'opèrent dans le berceau de l'horlogerie. Quant au Grand Prix, cela lui permettra notamment d'internationaliser l'événement.

Belles Montres aussi se tourne vers l'international: avant le rendez-vous parisien, le salon ouvrira ses portes du 22 au 24 octobre, pour la première fois, à Sao Paulo…


Oui, le Brésil est en pleine expansion. C'est l'un des rares pays à ne pas avoir subi la crise. Les Brésiliens sont devenus de grands consommateurs de montres et nous souhaitons donc aller à leur rencontre. Nous poursuivrons sur cette voix pour être présent en 2011 à Shanghai. C'est une destination importante, notamment parce qu'il y a une véritable demande en ce sens de la part de petites marques que nous exposons, qui n'ont pas la force de frappe pour se faire connaître là-bas.

Vous accordez de l'importance aux marques indépendantes?


Absolument. Bien que les grandes maisons soient les gardiennes du temple, je juge essentiel d'exposer à leurs côtés ce que j'appelle “les petits suisses”, ces créateurs un peu fous, qui travaillent comme des dingues dans leurs ateliers, mais qui ne sont pas en mesure de louer de grands stands. Notre structure n'existe que depuis quatre ans, mais nous sommes les précurseurs de cette manière de procéder, puisque jusqu'à présent, on séparait les “petits” des “grands”. Les marques établies savent que ce côté débridé, éclectique, attire des visiteurs. D'ailleurs, sur les stands, il y a autant de monde chez Jaeger-LeCoultre que chez Philippe Dufour. Nous respectons un quota d'une dizaine d'indépendants pour environ soixante exposants. La force du salon, c'est aussi de pouvoir toucher, porter ces montres, même si elles coûtent 300 000 euros.

Les visiteurs osent-ils vraiment demander à les essayer?


Oui, car Belles Montres est véritablement destiné au public et n'est pas un lieu de business, contrairement aux autres salons de cette ampleur. En théorie, on ne peut pas y acheter de montres car mon but est de faire disparaître toute pression qui serait due à l'acte d'achat. Aujourd'hui, si vous entrez dans une bijouterie, vous devez traverser le sas, passer devant le vigile, avant de tomber sur une vendeuse qui perd déjà patience après dix minutes. Au contraire, les gens qui viennent chez nous vont pouvoir toucher les pièces, poser des questions: tout le monde est à égalité. Quant aux marques, le salon leur offre un accès direct aux potentiels clients, puisque les patrons de filiale y sont présents. Ils rencontrent les visiteurs, écoutent leurs griefs, entendent leurs compliments, sans passer par des concessionnaires. C'est extrêmement important pour eux d'accéder au discours “brut” des amateurs d'horlogerie et d'obtenir des feedbacks qu'ils ne pourraient recueillir autrement.

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