Les goûts de luxe de Nicolas Sarkozy

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Lu dans la presse française, mais non sans erreurs ni aigreurs...
Adieu Corona et tête de veau, chères à Chirac. Le nouveau président se nourrit de yaourts et de chocolats. Mais se rattrape sur le shopping de luxe. Et dans les bureaux, Internet et écrans plats fleurissent.


La dernière fois que Nicolas Sarkozy a passé la porte de Hilditch & Key, sous les arcades de la rue de Rivoli, c'était deux jours avant son investiture. Il y a acheté une dizaine de chemises. A rayures rouges, imprimées de petits carreaux, bleu clair sans motif… Comme Karl Lagerfeld, Michel David-Weill et trois générations de Rothschild, le président apprécie le tissu souple, découpé à la main, et les boutons de nacre, vendus dans cette boutique anglaise. Prix à l'unité : 129 euros, à quoi il faut ajouter 30 euros, car le chef de l'Etat se toque de faire broder ses initiales sous la poche, à la manière des gens bien nés.

Le nouveau locataire de l'Elysée aime le luxe et ne s'en cache pas. Alors que son prédécesseur se complaisait sous les dorures du «château», appréciant la bonne chère, le service au cordeau et la tranquillité des jardins, le quinquagénaire tout juste divorcé préfère sa collection de Rolex et l'écran plat de 132 centimètres installé dans son bureau. Autre style de vie, autre ambiance. Depuis que Nicolas Sarkozy s'est installé rue du Faubourg-Saint-Honoré, le palais a pris des airs de start-up. Sa directrice de cabinet se déplace en trottinette électrique sous les lambris, ses conseillers sont vissés à leurs smartphones et les plateaux-repas ont remplacé les copieux déjeuners servis dans de la porcelaine de Sèvres.

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«Maintenant, le président paie les charges de son appartement de l'Elysée, sa garde-robe, ses vacances et ses sorties privées», jure Emmanuelle Mignon. Elle ne précise pas s'il règle Rubis sur l'ongle dentifrices anti-gingivite et brushings parfaits, réalisés deux fois par mois par Salima, sa coiffeuse depuis dix ans. Salariée chez Alexandre Zouari (qui compte Deneuve et Adjani dans sa clientèle), elle se déplace à l'Elysée pour 300 euros en semaine, 500 le week-end. Si le président paie vraiment avec sa carte Gold ou son chéquier, alors ce sera une nouveauté dans la maison. Ses prédécesseurs, eux, étaient plutôt adeptes du liquide.

Le renflouement de sa fiche de paie devrait permettre à notre homme d'assouvir son goût pour le shopping. Comme son ex-épouse, qui prisait les virées au Bon Marché, les robes Prada et la Crème de la mer à 500 euros les 100 ml, Nicolas apprécie les meilleurs couturiers. Il n'est pas rare que sa secrétaire personnelle appelle Dior, avenue Montaigne, pour «privatiser « la boutique sur les coups de 20-21 heures. C'est là qu'il choisit ses costumes à environ 1 500 euros pièce. Mais le chef de l'Etat n'est pas toujours fidèle à cette marque de LVMH puisqu'il se procure aussi des complets sur mesure auprès des frères Boglioli, tailleurs italiens distribués par les boutiques Victoire, très appréciés par Bill Clinton et Mick Jagger."Cet accro du footing est aussi très sensible à la qualité de sa tenue de sport. Les baskets ? Des Nike Air Requin, modèle dernier cri à 150 euros, qu'il doit changer quatre fois par an, s'il ne veut pas se tasser les vertèbres.
«Les Asics à 80 euros seraient bien mieux pour son dos», conseille un vendeur de Décathlon. Pour le reste : le sportif trotte en short Nike à 25 euros et chaussettes de la même marque. Il a également acheté un jogging blanc chez Ralph Lauren, mais aucun badaud ne l'a encore aperçu dans cet accoutrement du côté du bois de Boulogne.

"Avec son nouvel et bel argent, Nicolas Sarkozy pourra aussi continuer à collectionner les stylos Montblanc et les montres de luxe qu'il porte parfois, façon «racaille», par-dessus le tissu de sa chemise. Il en possède déjà de fort jolies : Rolex Day tona en acier sur fond noir à 6 300 euros, Breitling Navitimer à 3 640 euros, Réveil du tsar de Breguet à 28 000 euros…"

(...)Source : capital.fr
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