L'Agefi - 1er décembre 2010
Stéphane Gachet
Le groupe Richemont a publié le détail de ses résultats semestriels hier. Les chiffres étant connus depuis mi-novembre, le titre n'en a pas profité. Au contraire, le cours a légèrement corrigé, après avoir atteint son plus haut historique à plus de 57 francs, hier. La valeur reste quoi qu'il en soit extrêmement sollicitée. Le groupe a fait l'objet de 16 relèvements d'objectif de cours, dont Citigroup, Morgan Stanley, JP Morgan, Goldman Sachs, HSBC, BNP. En Suisse, tous les principaux brokers ont également rehaussé leurs attentes (Credit Suisse, UBS, Helvea, même Vontobel, qui est passé de l'achat à neutre).

Le rapport intermédiaire de l'année fiscale 2011, reprend les grandes lignes d'un redressement mémorable. Le président, du conseil et de l'exécutif, Johann Rupert, note que les attentes sur la seconde partie de l'exercice sont moins fortes que sur les six premiers mois. Notamment en raison d'une base de comparaison plus élevée, également en raison des effets de change.
Pour rappel, les ventes sur six mois (à fin septembre) se sont améliorées de 37%, au taux de change actuel. A taux de change constant, hors l'apport de l'acquisition Net-a-porter.com, les ventes ont augmenté de 22%. Un effet, est-il stipulé, qui profite d'une base de comparaison flatteuse, le chiffre d'affaires à la même période de 2009 ayant reculé de 15%. La marge brute s'est aussi renforcée à 64,8% des ventes. Un renforcement qui résulte d'une meilleure utilisation des capacités de production. La hausse de la demande due à l'affaiblissement de l'euro a partiellement gommé le handicap du franc lourd. Au final, le bénéfice brut se monte à 44%. La marge opérationnelle s'inscrit à 22,3%. Le cash flow généré sur la période se monte à 598 millions d'euros.
Au niveau des opérations, Cartier a confirmé sa position centrale, contribuant largement à la croissance des ventes (+32%). La maison a aussi contribué à l'essor des spécialités horlogères, qui affichent globalement un renforcement plus soutenu que prévu. La division «Autres», qui inclut la production de composants horlogers a réduit la perte à 19 millions d'euros. Les activités textiles et accessoires se sont reprises très fortement, d'une perte de 9 millions à un bénéfice de 7 millions.
