A la rue du Rhône, la politesse vaut de l'or

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Le long de cette artère commerçante, les enseignes les plus prestigieuses s'alignent sur quelques centaines de mètres.


Tribune de Genève - 11 novembre 2010

Gabriel Tortella - "Les propos de Gabriel"




La rue du Rhône, à Genève, abrite les enseignes les plus prestigieuses, que ce soit en horlogerie, en joaillerie ou en mode. On en compte une bonne centaine au total, ce qui est un record. Et toutes se préparent déjà à montrer à leurs clients les dernières nouveautés, car les fêtes de fin d'année approchent à grands pas et il faut se partager la part du gâteau. J'espère que cette année, il sera très bon et qu'il y en aura pour tout le monde. L'an passé, d'ailleurs, ce n'était pas mal du tout. Mais je me permets de donner un conseil aux directeurs de boutique. Recevez donc bien vos clients, car ils sont très sensibles à l'accueil. Il faut les soigner même s'ils ne sont pas désireux d'acheter dans un premier temps. N'hésitez pas à leur offrir un bon café.

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Beaucoup d'enseignes s'en sortent plutôt bien et savent recevoir dans les règles de l'art. Ce qui constitue, à la longue, une stratégie gagnante. Patrick Cremers, de Patek Philippe, fait les choses dans les règles de l'art. Il est toujours attentif à tout ce qui se passe dans sa boutique, que ce soit à droite ou à gauche. Il ne faut pas se lasser de donner toutes les explications possibles et imaginables car, finalement, on vend du rêve. Et la politesse ne coûte pas cher,mais elle peut valoir de l'or. Van Cleef & Arpels sait comme personne nous apporter du rêve. A l'instar de François-Paul Journe d'ailleurs, qui sait si bien expliquer à ses clients tous les ressorts de ses montres ultracompliquées.

Quant à Cartier, c'est, bien sûr, comme toujours le summum. Graff également,même si l'entrée est un peu dissuasive mais une fois franchie, on se croit au paradis. Je fais une incursion sur la Rive droite pour vous signaler que chez Audemars Piguet, à l'Hôtel Kempinski, grâce à Elio Calandra, c'est parfait, comme toujours avec cette grande maison. En revanche, jeme permets de dire que certaines boutiques sont très «froides». Je pense, par exemple, à Gübelin, chez qui on ne se sent pas à l'aise. Chez Bulgari, je suis désolé, ce n'est plus comme avant. Aussi, messieurs, faites un effort, vous n'aurez pas à le regretter.

 

Confidentiel



Coup de théâtre dans le monde horloger. Patrick Frischknecht, CEO de Les Ambassadeurs, quitte la maison à la fin de mars, lui qui l'a toujours défendue ces quatorze dernières années, cherchant à faire au mieux de ses capacités. Mais le propriétaire en a décidé autrement. Peut-être Patrick est-il aussi dépassé.

Je viens de l'apprendre, car cela s'est fait sans tambour ni trompette. Le patron de Francesco Smalto, Daniel Abikzer, a ouvert, en juin dernier, à l'Hôtel Kempinski, une boutique Poiray, au nom de l'horloger bijoutier parisien dont le siège est à la place Vendôme. Bravo, c'est bien d'aller ainsi de l'avant! 

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