Philippe Léopold-Metzger, le CEO de la filiale de Richemont, estime que la reprise sera alimentée en premier lieu par les pays émergents.
8 juillet 2009
L'Agefi - Bastien BussLe marasme, pour ne pas dire la période de sclérose, que traverse l'horlogerie suisse ne semble pas affecter outre mesure la sérénité de Philippe Léopold-Metzger, CEO de Piaget, entreprise active dans l'horlogerie et la joaillerie de luxe. Bien sûr, l'année sera difficile, admet-il sans ambages, mais il est convaincu que la société peut tirer son épingle du jeu. «Il semble que le creux de la vague soit désormais derrière nous. La grande chance aujourd'hui de Piaget est de réaliser quelque 60% de son chiffre d'affaires sur des marchés qui ne se trouvent pas en récession. L'Asie, hors Japon, génère plus de 50% de l'ensemble de nos ventes. Nous sommes en train de récolter les fruits de ce positionnement géographique. Je veux dire au niveau du sell-out. C'est le seul aspect qui compte en ce moment », a-t-il confié à l'Agefi.
Perte d'appétence du consommateurAvec les différents points de vente, le total des employés atteint 800 personnes. Selon Piaget, la croissance fera bientôt son retour. «Même actuellement, c'est moins un problème d'argent, car il y en a encore beaucoup, que de la perte d'appétence du consommateur.» Cette crise n'occasionnera pas de changement fondamental de paradigme pour le luxe et la consommation reprendra de plus belle dans quelques temps, avec des taux de progression de l'ordre de 5%, selon le CEO. Notamment en Asie où les richesses continuent de se créer et les personnes qui réussissent souhaitent le montrer. Ce qui passe souvent par l'achat d'un garde-temps. La reprise sera alimentée en premier lieu par les pays émergents. Aux Etats-Unis, la remise en question risque de durer un peu plus longtemps, mais, au final, les personnes aisées vont reprendre goût aux beaux objets. De manière structurelle, ce secteur est d'ailleurs condamné à croître, selon Philippe Léopold-Metzger. «Il suffit de considérer l'aspect démographique. D'abord avec une augmentation continuelle de la population et, donc, un élargissement du nombre de clients potentiels. Puis, une clientèle qui consomme de plus en plus tôt, dès 25 ans, mais aussi plus longtemps grâce au prolongement de la durée de vie. Nous avons des clients centenaires. Enfin, le gain d'indépendance des femmes, travaillant toujours plus, avec un pouvoir d'achat en hausse et sont donc encore davantage susceptibles d'acheter un produit Piaget.» Ces éléments prometteurs confortent la sérénité de la marque. Après la récession, s'entend.
L'Agefi - Bastien BussLe marasme, pour ne pas dire la période de sclérose, que traverse l'horlogerie suisse ne semble pas affecter outre mesure la sérénité de Philippe Léopold-Metzger, CEO de Piaget, entreprise active dans l'horlogerie et la joaillerie de luxe. Bien sûr, l'année sera difficile, admet-il sans ambages, mais il est convaincu que la société peut tirer son épingle du jeu. «Il semble que le creux de la vague soit désormais derrière nous. La grande chance aujourd'hui de Piaget est de réaliser quelque 60% de son chiffre d'affaires sur des marchés qui ne se trouvent pas en récession. L'Asie, hors Japon, génère plus de 50% de l'ensemble de nos ventes. Nous sommes en train de récolter les fruits de ce positionnement géographique. Je veux dire au niveau du sell-out. C'est le seul aspect qui compte en ce moment », a-t-il confié à l'Agefi.

Selon Philippe Léopold-Metzger, CEO de Piaget, la croissance fera bientôt son retour et viendra des pays émergents, principalement d'Asie © L'Agefi
Perte d'appétence du consommateurAvec les différents points de vente, le total des employés atteint 800 personnes. Selon Piaget, la croissance fera bientôt son retour. «Même actuellement, c'est moins un problème d'argent, car il y en a encore beaucoup, que de la perte d'appétence du consommateur.» Cette crise n'occasionnera pas de changement fondamental de paradigme pour le luxe et la consommation reprendra de plus belle dans quelques temps, avec des taux de progression de l'ordre de 5%, selon le CEO. Notamment en Asie où les richesses continuent de se créer et les personnes qui réussissent souhaitent le montrer. Ce qui passe souvent par l'achat d'un garde-temps. La reprise sera alimentée en premier lieu par les pays émergents. Aux Etats-Unis, la remise en question risque de durer un peu plus longtemps, mais, au final, les personnes aisées vont reprendre goût aux beaux objets. De manière structurelle, ce secteur est d'ailleurs condamné à croître, selon Philippe Léopold-Metzger. «Il suffit de considérer l'aspect démographique. D'abord avec une augmentation continuelle de la population et, donc, un élargissement du nombre de clients potentiels. Puis, une clientèle qui consomme de plus en plus tôt, dès 25 ans, mais aussi plus longtemps grâce au prolongement de la durée de vie. Nous avons des clients centenaires. Enfin, le gain d'indépendance des femmes, travaillant toujours plus, avec un pouvoir d'achat en hausse et sont donc encore davantage susceptibles d'acheter un produit Piaget.» Ces éléments prometteurs confortent la sérénité de la marque. Après la récession, s'entend.
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