Lorsque j’ai acheté une Speedmaster, je ne crois pas que les gens de la boutique Omega savaient réellement ce que je faisais jusqu’à ce que je plonge vraiment tout au fond de l’océan Atlantique. Et c’était la première fois que cela avait été fait. Alors Omega a commencé à réaliser que cela pouvait réellement se produire et c’est à ce moment-là que j’ai rencontré Stéphane de l’équipe de direction et ils ont dit que c’était une chose dont ils voulaient faire partie. Ils voulaient pousser l’innovation technologique dans une sorte de course accélérée.
Omega a développé une montre qui pouvait descendre jusqu’au fond de la fosse océanique à 11'000 mètres et pas seulement cela, ils l’ont aussi testée à 14'000 mètres. Donc les trois montres qu’Omega a produites en un temps record sont sorties du submersible. A ma connaissance, aucune montre n’avait jamais été testée à cette extraordinaire profondeur. Et puis évidemment, l’une des trois montres était attachée à un atterrisseur scientifique qui n’était pas attaché au sous-marin et, bien sûr, pendant l’une des plongées elle est restée coincée et est demeurée au fond de la fosse océanique pendant plus de deux jours…et elle fonctionnait parfaitement lorsqu’elle est revenue à la surface.
Je n’ai pas besoin de sponsoring pour faire ce que je fais, mais j’ai choisi de m’associer avec Omega parce que nous partageons beaucoup de valeurs, qui portent vraiment sur l’ingénierie de précision et le fait de repousser les limites de la technologie. J’ai plongé dans la fosse océanique 15 fois maintenant et la montre qui m’a accompagné à l’extérieur du sous-marin m’a gentiment été offerte par Omega, et maintenant elle est descendue 11 fois. Je ne connais pas d’autre montre qui soit descendue jusqu’au tréfonds de l’océan plus d’une fois.
J’ai eu une équipe incroyablement unie et compétente pour mon expédition, comme vous pouvez l’imaginer, c’était presque comme le film Ocean’s 11. Il s’agissait de recruter les meilleures personnes dans le monde pour tenir la station sonar, pour conduire le bateau, pour diriger l’expédition, pour s’occuper des statistiques, pour analyser les données scientifiques, etc. J’ai réussi à trouver les meilleurs du monde parce qu’il s’agissait d’un projet dont les gens voulaient faire partie. Et, naturellement, Omega en faisait partie également et ils ont créé 50 montres spéciales pour les membres de mon équipe, donc ils ont tous des Seamasters avec le logo Five Deeps au dos. Je sais que c’est une chose à laquelle ils attachent infiniment de valeur.
La plus récente production d’Omega est la Seamaster Planet Ocean 6000M Ultra Deep et le cadran est une carte en relief. Elle a en fait été générée par le système de sonar sur le bateau, le Pressure Drop, et c’est la carte la plus détaillée de la fosse atlantique jamais élaborée. Elle a été réalisée par mon extraordinaire opératrice de sonar, Cassie Bongiovanni, et ce sont ces millions de points de données sonar qui ont été remis à Omega : ils ont presque cassé leurs ordinateurs en essayant de les réduire à la taille d’un cadran de montre.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. J’ai vendu mon système de plongée profonde au milliardaire américain Gabe Newell, qui ne le destine maintenant à rien d’autre qu’à des plongées scientifiques autour du monde pour les 5 prochaines années ou plus. Et c’est vraiment ainsi que je voyais mon rôle de technologiste. Je ne suis pas un scientifique marin, mais mon travail à bien des égards est de pousser la technologie à se développer et à se perfectionner afin qu’elle puisse être utilisée de façon plus large comme le fait Omega avec ses montres.
Je ne m’arrête pas. Je suis actuellement dans une profonde discussion – désolé pour le jeu de mots – pour concevoir et développer le submersible de prochaine génération. Parfois les gens disent : « Qu’est-ce que vous pourriez faire de mieux ? ». Eh bien, on peut toujours faire mieux, on peut toujours pousser la technologie un peu plus loin, on peut toujours la rendre plus fiable, plus précise, plus performante, et c’est ce que nous allons faire avec la prochaine version du submersible… Et je sais qu’Omega ne va pas s’arrêter aves ses montres. Alors avec un peu de chance nous allons continuer cette relation, continuer à explorer le monde, continuer à faire de notre mieux pour la protection des océans, et continuer à développer la technologie parce que c’est ce que j’aime faire et il semble qu’Omega aussi.